Éclaircissement sur les sacrifices

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Joseph de Maistre nous livre dans son texte « éclaircissement sur les sacrifices » les clés pour comprendre l’histoire de l’humanité. Citons ici quelques points essentiels de son essai indispensable au salut humain. Il rappelle des vérités historiques sur les horreurs commises par les ennemis du Christianisme : la barbarie, la cruauté, l’idolâtrie et la soumission de la femme. Son texte devrait être lu en ce XXIe siècle, car, il semble évident, à un homme éclairé, que les barbares tentent de corrompre le noyau dur du Christianisme pour revenir à une cruauté ancestrale !

Les foules endormies ne s’aperçoivent pas que le mal est en train de tout arracher. Décidément, l’humanité ne sait pas ce qu’elle est en train de faire. Est-elle juste bonne à paître sur une colline dévastée par les hérésies ? Cette question est cruciale même si la majorité s’en moque comme de l’an quarante…

Extraits de « éclaircissement sur les sacrifices » par Joseph de Maistre

« Pascal avait en vue sans doute les idées de Platon, lorsqu’il disait :

Cette duplicité de l’homme est si visible, qu’il y en a qui ont pensé que nous avons deux âmes, un sujet simple leur paraissant incapable de telles et si soudaines variétés

Mais avec tous les égards dus à un tel écrivain, on peut cependant convenir qu’il ne semble pas avoir vu la chose tout à fait à fond, car il ne s’agit pas seulement de savoir comment un sujet simple est capable de telles et si soudaines variétés, mais bien d’expliquer comment un sujet simple peut réunir des oppositions simultanées ; comment il peut aimer à la fois le bien et le mal ; aimer et haïr le même objet ; vouloir et ne vouloir pas, etc. ; comment un corps peut se mouvoir actuellement vers deux points opposés ; en un mot, pour tout dire, comment un sujet simple peut n’être pas simple.

/…

Qu’est-ce en effet que cette puissance qui contrarie l’homme, ou, pour mieux dire, sa conscience ? Qu’est-ce que cette puissance qui n’est pas lui, ou tout lui ? Est-elle matérielle comme la pierre ou le bois ? Dans ce cas, elle ne pense ni ne sent, et, par conséquent, elle ne peut avoir la puissance de troubler l’esprit dans ses opérations. J’écoute avec respect et terreur toutes les menaces faites à la chair ; mais je demande ce que c’est.

/…

On voit ici pourquoi le mot de sacré (SACER) était pris dans la langue latine en bonne et en mauvaise part, pourquoi le même mot dans la langue grecque (OSIOS) signifie également ce qui est saint et ce qui est profane ; pourquoi le mot anathème signifiait de même tout à la fois ce qui est offert à Dieu à titre de don, et ce qui est livré à sa vengeance ; pourquoi enfin on dit en grec comme en latin qu’un homme ou une chose ont été dé-sacrés (expiés), pour exprimer qu’on les a lavés d’une souillure qu’ils avaient contractée. Ce mot de dé-sacrer (aphosioun, expiare) semble contraire à l’analogie : l’oreille non instruite demanderait ré-sacrer ou ré-sanctifier, mais l’erreur n’est qu’apparente, et l’expression est très exacte. Sacré signifie, dans les langues anciennes, ce qui est livré à la Divinité, n’importe à quel titre, et qui se trouve ainsi lié ; de manière que le supplice dé-sacre, ex-pie, ou dé-lie, tout comme l’ab-solution religieuse.

Lorsque les lois des XII tables prononcent la mort, elles disent : SACRE ESTO (qu’il soit sacré) ! C’est-à-dire dévoué ; ou, pour s’exprimer plus correctement, voué ; car le coupable n’était, rigoureusement parlant, dé-voué que par l’exécution.

Et lorsque l’Église prie pour les femmes dévouées (pro devoto femineo sexu), c’est-à-dire pour les religieuses qui sont réellement dévouées dans un sens très juste, c’est toujours la même idée. D’un côté est le crime, et de l’autre l’innocence ; mais l’un et l’autre sont SACRÉS.

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Tout Gaulois attaqué d’une maladie grave, ou soumis aux dangers de la guerre, immolait des hommes ou promettait d’en immoler, ne croyant pas que les dieux puissent être apaisés, ni que la vie d’un homme pût être rachetée autrement que par celle d’un autre. Ces sacrifices, exécutés par la main des Druides, s’étaient tournés en institutions publiques et légales ; et lorsque les coupables manquaient, on en venait au supplice des innocents. Quelques-uns remplissaient d’hommes vivants certaines statues colossales de leurs dieux : ils les couvraient de branches flexibles, ils y mettaient le feu, et les hommes périssaient ainsi environnés de flammes. » Ces sacrifices subsistèrent dans les Gaules, comme ailleurs, jusqu’au moment où le Christianisme s’y établit : car nulle part ils ne cessèrent sans lui, et jamais ils ne tinrent devant lui.

/…

Est-il nécessaire de citer les Tyriens, les Phéniciens, les Carthaginois, les Chananéens ? Faut-il rappeler qu’Athènes, dans ses plus beaux jours, pratiquait ces sacrifices tous les ans ? que Rome, dans les dangers pressants, immolait des Gaulois ? Qui donc pourrait ignorer ces choses ? il ne serait pas moins inutile de rappeler l’usage d’immoler des ennemis, et même des officiers et des domestiques sur la tombe des rois et des grands capitaines.

Lorsque nous arrivâmes en Amérique, à la fin du XVe siècle, nous y trouvâmes cette même croyance, mais bien autrement féroce. Il fallait amener aux prêtres mexicains jusqu’à vingt mille victimes humaines par an ; et, pour se les procurer, il fallait déclarer la guerre à quelque peuple : mais au besoin les Mexicains sacrifiaient leurs propres enfants. Le sacrificateur ouvrait la poitrine des victimes, et se hâtait d’en arracher le cœur tout vivant. Le grand prêtre en exprimait le sang qu’il faisait couler sur la bouche de l’idole, et tous les prêtres mangeaient de la chair des victimes !

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Dans cette Inde si vantée, « la loi permet au fils de jeter à l’eau son père vieux et incapable de travailler pour se procurer sa subsistance. La jeune veuve est obligée de se brûler sur le bûcher de son mari ; on offre des sacrifices humains pour apaiser le génie de la destruction, et la femme qui a été stérile pendant longtemps offre à son dieu l’enfant qu’elle vient de mettre au monde, en l’exposant aux oiseaux de proie ou aux bêtes féroces, ou en le laissant entraîner par les eaux du Gange. La plupart de ces cruautés furent encore commises solennellement, en présence des Européens, à la dernière fête indostane donnée dans l’île de Sangor, au mois de décembre 1801. »

/…

Toutes les législations en un mot ont pris des précautions plus ou moins sévères contre les femmes ; de nos jours encore elles sont esclaves sous l’Alcoran, et bêtes de somme chez le sauvage : l’Évangile seul a pu les élever au niveau de l’homme en les rendant meilleures ; lui seul a pu proclamer les droits de la femme après les avoir fait naître, et les faire naître en s’établissant dans le cœur de la femme, instrument le plus actif et le plus puissant pour le bien comme pour le mal. Éteignez, affaiblissez seulement jusqu’à un certain point, dans un pays chrétien, l’influence de la loi divine, en laissant subsister la liberté qui en était la suite pour les femmes, bientôt vous verrez cette noble et touchante liberté dégénérer en une licence honteuse. Elles deviendront les instruments funestes d’une corruption universelle qui atteindra en peu de temps les parties vitales de l’état. Il tombera en pourriture, et sa gangreneuse décrépitude fera à la fois honte et horreur.

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Enfin aucun législateur ne doit oublier cette maxime : Avant d’effacer l’Évangile, il faut enfermer les femmes, ou les accabler par des lois épouvantables, telles que celles de l’Inde. On a souvent célébré la douceur des Indous ; mais qu’on ne s’y trompe pas : hors de la loi qui a dit, BEATI MITES ! il n’y a point d’hommes doux. Ils pourront être faibles, timides, poltrons, jamais doux. Le poltron peut être cruel ; il l’est même assez souvent :

l’homme doux ne l’est jamais. L’inde en fournit un bel exemple. Sans parler des atrocités superstitieuses que je viens de citer, quelle terre sur le globe a vu plus de cruautés ?

Mais nous, qui pâlissons d’horreur à la seule idée des sacrifices humains et de l’anthropophagie, comment pourrions-nous être tout à la fois assez aveugles et assez ingrats pour ne pas reconnaître que nous ne devons ces sentiments qu’à la loi d’amour qui a veillé sur notre berceau ? Une illustre nation, parvenue au dernier degré de la civilisation et de l’urbanité, osa naguère, dans un accès de délire dont l’histoire ne présente pas un autre exemple, suspendre formellement cette loi : que vîmes-nous ? en un clin d’œil, les mœurs des Iroquois et des Algonquins ; les saintes lois de l’humanité foulées aux pieds ; le sang innocent couvrant les échafauds qui couvraient la France ; des hommes frisant et poudrant des têtes sanglantes, et la bouche même des femmes souillées de sang humain.

/…

Voltaire sans doute n’avait jamais mis le pied dans un temple antique ; …/…

Le morceau sur l’inquisition, qui termine la note, semble écrit dans un accès de délire. Quoi donc ! l’exécution légale d’un petit nombre d’hommes, ordonnée par un tribunal légitime, en vertu d’une loi antérieure solennellement promulguée, et dont chaque victime était parfaitement libre d’éviter les dispositions, cette exécution, dis-je, est cent fois plus abominable que le forfait horrible d’un père et d’une mère qui portaient leur enfant sur les bras enflammés de Moloch ! Quel atroce délire ! quel oubli de toute raison, de toute justice, de toute pudeur ! La rage anti-religieuse le transporte au point qu’à la fin de cette belle tirade il ne sait exactement plus ce qu’il dit. Nous avons, dit-il, substitué les bourreaux aux bouchers. Il croyait donc n’avoir parlé que des sacrifices d’animaux, et il oubliait la phrase qu’il venait d’écrire sur les sacrifices d’hommes : autrement, que signifie cette opposition des bouchers aux bourreaux ? Les prêtres de l’antiquité, qui égorgeaient leurs semblables avec un fer sacré, étaient-ils donc moins bourreaux que les juges modernes qui les envoient à la mort en vertu d’une loi ?

/…

Lorsque les féroces geôliers de Louis XVI, prisonnier au Temple, lui refusèrent un rasoir, le fidèle serviteur qui nous a transmis l’histoire intéressante de cette longue et affreuse captivité lui dit : Sire, présentez-vous à la Convention nationale avec cette longue barbe, afin que le peuple voie comment vous êtes traité. Le roi répondit : JE NE DOIS POINT CHERCHER À L’INTÉRESSER SUR MON SORT.

Qu’est-ce donc qui se passait dans ce cœur si pur, si soumis, si préparé ? L’auguste martyr semble craindre d’échapper au sacrifice, ou de rendre la victime moins parfaite : quelle acceptation ! et que n’aura-t-elle pas mérité !

/…

Origène surtout doit être entendu sur ce sujet intéressant, qu’il avait beaucoup médité. C’était son opinion bien connue : « Que le sang répandu au Calvaire n’avait pas été seulement utile aux hommes, mais aux anges, aux astres, et à tous les êtres créés ; ce qui ne paraîtra pas surprenant à celui qui se rappellera ce que saint Paul a dit : Qu’il a plu à Dieu de réconcilier toutes choses par celui qui est le principe de la vie, et le premier-né entre les morts, ayant pacifié par le sang qu’il a répandu sur la croix, tant ce qui est en la terre que ce qui est au ciel. » Et si toutes les créatures gémissent, suivant la profonde doctrine du même apôtre, pourquoi ne devaient-elles pas êtres toutes consolées ? Le grand et saint adversaire d’Origène nous atteste qu’au commencement du Ve siècle de l’Église, c’était encore une opinion reçue que la rédemption appartenait au ciel autant qu’à la terre, et saint Chrysostome ne doutait pas que le même sacrifice, continué jusqu’à la fin des temps, et célébré chaque jour par les ministres légitimes, n’opérât de même pour tout l’univers. »

Lien vers le fichier PDF : https://saintmichelarchange.files.wordpress.com/2017/08/eclaircissement_sur_les_sacrifices.pdf

 

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4 commentaires pour Éclaircissement sur les sacrifices

  1. Ping : Guide de lecture | Saint Michel Archange

  2. Samuel dit :

    Bonjour, St Michel l’Archange.

    Je ne sais si cela pourrait venir à propos, compte tenu de tout ce que nous pouvons voir et entendre. Par exemple, il m’arrive de vouloir moins dire du mal des assistantes sociales qui se sacrifient beaucoup pour autrui, elles font quand même moins de dégâts que plusieurs dans des communautés. Le défi que nous pourrions nous lancer, serait d’essayer de moins dire du mal des assistantes sociales, comme pour tous ceux qui ont encore le souci du prochain dans les hôpitaux. Car voyez-vous, si vous vous sacrifiez pour laisser passer certaines choses, ce n’est pas pour que d’autres les piétinent. Jésus jetterait-il aussi la pierre à l’égard des nombreuses assistances sociales ? Non je ne crois pas, il rechercherait plutôt à moins leur jeter la pierre comme plusieurs ! Qu’est-ce donc que cette mode actuelle ? Car même avant le 16 ou 17 de chaque mois, les gens médisants se conduisent souvent comme ça, des fois cela leur prend même le 11, en tous les cas Dieu merci, nous ne fonctionnons pas tous comme eux. Il est vrai qu’à entendre certains, tant que les gens n’auront pas adopté leur même comportement, nous ne pourrions abandonner le matérialisme des gens. Non pas que cela soit si courant, c’est pourquoi, plusieurs sont quand même loin de tout ce que vous pouvez nous faire partager. Quelle doit être la tristesse de Jésus dans ces moments-là. C’est pourquoi je ne voudrais pas plus inciter notre prochain à s’en rendre compte. Certains disent encore, que leurs écrits génèrent plus de charité ou d’amour, mais à mon avis, ils veulent surtout davantage jouer à je ne sais quoi de pas moins méchant, comme quoi ils sauvent pas plus leur âme en fonctionnant ainsi. Encore une fois, si vous saviez comme cela me pèse de devoir vous en témoigner, j’ai parfois l’impression qu’ils se servent du bouclier de la foi, pour pas moins nuire à la cause de la vérité, mais peut-être qu’un jour cela deviendra si vérifiable qu’ils n’auront plus autant de public. J’espère néanmoins que vous me pardonnerez, s’il m’arrive de manquer de discernement sur diverses choses pas moins courante. Pour résumer mon propos, je vous partage cela, car une partie de votre texte me parle. En effet, je me demande à tort ou à raison si la violence ne viendrait pas plutôt des nôtres, comme quoi l’ennemi en a pas toujours que le monopole; donc sont-ils bien tous revêtu des armes de Saint Paul, ah les bons hypocrites.

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  4. Nous y sommes!
    27 juillet 2016 louisjacquesfrancois Laisser un commentaire Modifier

    Bonjour,

    Oui, nous y sommes. malheureusement, si nous ne comprenons pas le message délivré par l’égorgement du prêtre Jacques Hamel en pleine célébration de l’Eucharistie, nous sommes au tout début d’une longue liste de victimes de la barbarie.

    N’oublions pas que DIEU permet ces actes de folie meurtrière. Et pourquoi les permet-il? Tout simplement parce que, nous-mêmes bafouons, journellement, SES COMMANDEMENTS! entre autre le 5ème: « TU NE TUERAS PAS » et malgré cet ordre formel nous continuons nos forfaits. L’avortement est banalisé et même encouragé par nos gouvernants. 600 bébés tués, dans le ventre de leur maman, chaque jour! Et ce crime monstrueux n’est que dénoncé du bout des lèvres par notre hiérarchie ecclésiastique, dont un prêtre vient d’en payer le prix fort. Paix à son âme.

    Nous prions avec la Parole de DIEU:
    Dans Néhémie 1
    Lorsque j’entendis ces choses, je m’assis, je pleurai, et je fus plusieurs jours dans la désolation. Je jeûnai et je priai devant le Dieu des cieux,
    5 et je dis:
    O Seigneur, DIEU des cieux, DIEU grand et redoutable, Toi qui gardes Ton alliance et qui fais miséricorde à ceux qui t’aiment et qui observent TES COMMANDEMENTS !
    6 Que ton oreille soit attentive et que tes yeux soient ouverts: écoute la prière que ton serviteur t’adresse en ce moment, jour et nuit, pour tes serviteurs les enfants d’Israël, en confessant les péchés des enfants d’Israël, nos péchés contre toi ; car moi et la maison de mon père, nous avons péché.
    7 Nous t’avons offensé, et nous n’avons point observé les Commandements, les Lois et Les ordonnances que Tu prescrivis à Moïse, ton serviteur.
    8 Souviens-toi de cette parole que tu donnas ordre à Moïse, ton serviteur, de prononcer. Lorsque vous pécherez, je vous disperserai parmi les peuples ;
    9 mais si vous revenez à moi, et si vous observez Mes Commandements et les mettez en pratique, alors, quand vous seriez exilés à l’extrémité du ciel, de là je vous rassemblerai et je vous ramènerai dans le lieu que j’ai choisi pour y faire résider mon nom.
    10 Ils sont Tes serviteurs et Ton peuple que Tu as racheté par ta grande puissance et la force de Ton bras!
    11 Ah ! Seigneur, que ton oreille soit attentive à la prière de ton serviteur, et à la prière de tes serviteurs qui veulent craindre Ton Nom ! Donne aujourd’hui du succès à ton serviteur.
    Cette prière est faite Au Nom de Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
    _______
    Sommes-nous vraiment près à faire cette prière du plus profond de notre cœur ou voulons-nous , comme d’habitude, nous passer du secours divin?
    Le choix est clair, la Vie avec DIEU ou la mort.
    Que DIEU vous bénisse et vous garde dans Sa Paix et Sa Joie!
    Merci!
    JFL

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