Guide de lecture

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Cher lecteur,

ATTENTION : À partir de l’année 2016, les articles seront publiés le dimanche, jour du Seigneur.

Blog participatif : Créations Chrétiennes

Blog sur l’histoire de France : La France Chrétienne

Nouveau blog sur saint François de Sales : Les amis de saint François de Sales

Avancer sur le chemin de la quête spirituelle Chrétienne est toujours délicat. Dans ces temps modernes, le Christianisme n’est plus enseigné comme il devrait l’être. Dieu n’est plus le premier servi depuis la moitié du XVIIe siècle. Ce blog peut vous aider, dans une certaine mesure, à progresser sur la voie de la vérité du Christ. Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit !

Voici un petit guide de lecture afin de mettre en avant les articles qui devraient être lus en priorité :

Suivez-moi, mon joug est léger !

Une mort prédestinée (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Le cadet des trois frères (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Les transes d’une mère (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Dix ans de dévouement, de prière et de pauvreté (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Rajeunie de trente ans (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Fils dignes de leur mère (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

En collaboration (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Les origines douloureuses d’une grande oeuvre (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Le triomphe d’une vocation (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

La fin d’une épreuve (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Une vocation bien éprouvée (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Un songe prophétique (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Un trio de petites têtes peu commodes (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Une mère qui connaît son métier (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Les années se suivent et ne se ressemblent guère (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Une vraie jeune fille chrétienne (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

La bonté de Théodose 1er

La miraculeuse victoire de Théodose 1er

La pénitence de Théodose le Grand

Éclaircissement sur les sacrifices

Le décalogue de la Nouvelle France (gloire de l’Olivier)

Les graves erreurs du XXIe siècle

Napoléon 1er, ennemi de l’Église

L’importance de la famille

Les véritables raisons de la mort de la France

Le catholicisme caricaturé par ses ennemis

Les 72 outils indispensables aux bonnes oeuvres

Cette liberté qui engendre la dictature

Les désastreuses conséquences de l’apostasie

Le procès et le martyre de sainte Cécile

Le martyre de Valérien et Tiburce

Jésus-Christ, Fils de Dieu

Le miracle de la légion Fulminante

Orphée, allégorie de Jésus-Christ

La beauté de la morale chrétienne

Le livre du Pasteur et l’allégorie de la tour

La naissance de l’Église

La chasteté, pierre angulaire du christianisme

Saint Pierre, fondateur de l’Église

Les origines de la gnose

La persécution des chrétiens sous l’empire romain

La divine origine de la chaire

L’abolition de la loi judaïque

Ode à la femme

Fuyons l’esprit du monde

Le mensonge de l’athéisme

L’homme sensé pèse ses mots

Les racines du mal

Dompter le lion qui rugit en soi

Les dangers de la société de droit

La prière miraculeuse

Les croyances qui mènent à la sainteté

De la déification de l’homme

La glorification de l’homme est un poison mortel

De la crucifixion de Notre Seigneur Jésus-Christ

De l’exaltation de la Sainte Croix

La culture du bon sens est un précieux trésor

Comment relever la France après l’effondrement ?

Qu’ont-ils fait de la France ?

Communiqué du Lieutenant du Sacré-Cœur de Jésus

Marchons sur les pas de Jésus

Donne-moi la force d’aimer

Faut-il combattre l’injustice ?

Une mise au point s’impose

L’antisémite, idiot utile du système

La France a besoin de votre talent !

Adieu mes amis, je dois partir

RÉSISTANCE CHRÉTIENNE : Catéchisme de 1947

L’heure est grave. Cessons de tergiverser. Il est temps de nous réveiller.

CRIS DE COLÈRE !

Prophétie pour la France

Nous ne sommes pas Charlie

On ne peut pas être bon et mauvais à la fois

Celui qui ne s’indigne pas de la progression du mal est complice de ceux qui engendrent le chaos

Il est l’heure de faire un choix : Jésus-Christ ou La Bête

Découvrez qui veut anéantir les Chrétiens

Un modèle de société idéale pour la France

Les commandements du roi

Le prince fera lever au Ciel les regards éteints

Le secret du roi

Tous les chemins mènent à Jésus-Christ

Quel est l’ultime secret de cette civilisation ?

Cessons de dire « je ne peux rien changer »

Pour vaincre le mal, il n’y a qu’une seule solution

La seule échelle de valeur réaliste pour une société Juste

Pour en finir avec les mensonges contemporains

Les autres articles peuvent être lus indifféremment. Il est toutefois conseillé de partir des plus vieux aux plus récents : les anciens articles étant moins précis que les nouveaux.

Si vous êtes pressé, ne vous intéressez qu’aux nouveaux articles en remontant progressivement la file.

Ce que vous semez sur terre, vous le récolterez au Ciel. N’oubliez jamais que la Justice Divine est impartiale. Semez l’Amour, de votre vivant, et vous récolterez le Paradis lorsque le Seigneur vous aura rappelé à lui. Dieu vous bénisse pour votre soif spirituelle.

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Découvrez la vie de saint Dominique de Savio

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Suivez-moi, mon joug est léger !

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Les articles précédents vous ont livré les clés pour bien comprendre ce dont nous sommes en train de parler. Jésus-Christ nous a demandé de le suivre car son « joug est doux » et son « fardeau léger ». Ces phrases semblent mystérieuses. Or, il n’en est rien. Jésus-Christ nous délivre Son secret dans Matthieu 11-29 : « prenez sur vous mon joug, et recevez mes leçons ».

En vérité, le joug dont Jésus-Christ nous parle correspond à Ses commandements. Les deux plus grands étant « tu aimeras l’Éternel ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme » et « tu aimeras ton prochain comme toi-même. ». Les autres étant ceux du Décalogue que Moïse nous a délivré dans les Tables de la loi.

Si le désordre est actuellement immense à travers le monde, c’est que les hommes ont rejeté les commandements qui permettaient de préserver l’ordre divin. Si chacun d’entre nous acceptait de porter le joug de Jésus-Christ sur ses épaules, le monde serait aussitôt ordonné. Ainsi, en aimant Dieu et les hommes puis en respectant le Décalogue, les guerres n’existeraient plus. Le monde retrouverait une dignité et une paix certaine.

La règle de saint Benoît nous délivre les clés du succès de l’entreprise de l’Église de Jésus. Il faut condamner les actes de rébellion aux commandements de Dieu. Tout d’abord, il convient de se rapprocher du contrevenant pour l’édifier. Si celui-ci persiste dans son refus, il est nécessaire de le prévenir par trois fois avant de le sanctionner. Ensuite, il convient de le corriger par le bâton puisque toutes les autres tentatives de raisonnement ont échoué. Celui-ci ne pourra pas dire qu’il n’a pas été prévenu. Pour préserver la civilisation du désordre, il est indispensable de rétablir ces commandements qui stoppent efficacement la progression du chaos tout en rétablissant une sainte autorité.

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Moïse montrant les Tables de la loi

Devant Jésus-Christ, tous les hommes sont égaux. Ainsi, nul ne peut échapper à Ses commandements. Les plus grands d’entre nous étant ceux qui s’abaissent davantage devant le Seigneur. Si la charité est la plus noble des vertus, l’austérité assure la justice et la sévérité rétablit l’ordre. Une grande rigidité doit être compensée par une bonté encore plus large puisque là où le péché a abondé, la grâce surabonde.

Voici ce qui assure le succès des grands rois :

  1. Rédiger des édits qui punissent le péché
  2. Rendre la justice aux personnes lésées
  3. Faire en sorte que les lois soient minimalistes afin que la liberté puisse être réellement appliquée

La voie du salut pour la France consiste à rétablir cet équilibre si fragile qui a été brisé par la révolution française. La contre-révolution est à l’exact opposé de la violence : elle restaure l’ordre dans le silence et la concorde. Souvenons-nous que la guerre est toujours utilisée par les révolutionnaires pour éradiquer les lois du Seigneur.

Tant que les hommes refuseront de prendre sur eux le joug du Rédempteur, le désordre sera une réalité et la cruauté une norme. C’est en acceptant d’être croyant, humble, charitable, fidèle, obéissant, austère et discipliné que nous assurons à autrui un repos bien mérité. Ainsi, les mauvais penchants inhérents à l’humanité s’effacent devant notre humble volonté de porter un fardeau si suave. Il n’existe nulle autre vérité.

À chaque fois que la civilisation essayera de contourner les enseignements du Seigneur, celle-ci tombera dans une terrible dictature puisque c’est seulement l’application de Ses commandements qui lui assure une stabilité pérenne. Un véritable roi ressemble davantage à un abbé puisque celui-ci est responsable devant Dieu du troupeau qu’il conduit. Cette austérité qui déplaît tant à l’humanité est pourtant la seule voie du Salut puisqu’elle englobe en son sein toutes les vertus cardinales et théologales.

Que ces paroles soient comprises et méditées par le lecteur. Que la France se prépare à un terrible deuil national. Ce qui la sauvera est l’application rigoureuse des commandements de Dieu. Que celui qui souhaite sauver notre nation se prépare à porter la croix du Seigneur sur ses épaules avant de s’agenouiller humblement devant Lui. Quant aux orgueilleux, ceux-ci seront balayés par la guerre, la violence et le chaos qu’ils auront eux-mêmes semés.

Pour conclure, je vous dirai ceci : « suivez-moi, le joug de Jésus-Christ est léger ! »

Lien vers le fichier PDF : http://www.fichier-pdf.fr/2017/01/08/suivez-moi-mon-joug-est-leger/

 

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Belle et sainte année 2017

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À quatre ans de là

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Le dix-septième et dernier chapitre du livre « Telle mère, tels fils », issu de la vie de saint Jean Bosco, dont les pages sont consacrées à Mamma Margherita, s’intitule « à quatre ans de là ».

Ainsi s’achève ce fabuleux ouvrage, en cette date, choisie par la Providence, du 25 décembre 2016. Dieu vous bénisse en ce saint jour de la nativité !

« Telle mère, tels fils ». Chapitre XVII. À quatre ans de là. Page 124 à 125

« Un matin resplendissant d’août 1860, peut-être le 5, fête de Notre-Dame des Neiges.

Don Bosco traverse la petite Place de la Consolata. Il va pénétrer dans le sanctuaire si cher à la piété des Turinais, quand, tout à coup, à deux pas du péristyle du temple, il aperçoit sa mère. Hallucination ? Rêve ? Apparition ? Il hésite.

Pour trancher son doute il interpelle la vision.

« Vous ici ? Vous n’êtes donc pas morte ?
– Si ! Mais je suis quand même vivante.
– Heureuse ?
– Au-delà de toute expression. »

Plus l’ombre d’une hésitation : les traits, la voix, l’accent sont bien ceux de sa mère.

Et le dialogue poursuit.

« Après votre mort, êtes-vous entrée de suite au Paradis ?
– Non.
– Pouvez-vous me révéler quelque chose des joies de l’au-delà ?
– Impossible.
– Au moins, donnez-moi une idée, une petite idée, de votre bonheur. »

Alors la vision se transforme. Les traits de l’humble femme baignent dans la splendeur, son habit revêt un éclat merveilleux, son aspect prend un air de majesté sans pareil. Autour d’elle des grappes d’esprits bienheureux palpitent des ailes. Elle ouvre la bouche : un chant mélodieux s’en échappe à faire pâmer d’ivresse l’homme qui l’écoute.

Don Bosco reste là, enivré, interdit, muet.

Enfin, des lèvres de sa mère tombent ces derniers mots :

« Je t’attends, car toi et moi, nous sommes inséparables. »

Et la vision s’évanouit sur cet appel, riche d’espoir et gonflé de tendresse. »

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Une mort prédestinée

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Le seizième chapitre du livre « Telle mère, tels fils », issu de la vie de saint Jean Bosco, dont les pages sont consacrées à Mamma Margherita, s’intitule « une mort prédestinée ».

« Telle mère, tels fils ». Chapitre XVI. Une mort prédestinée. Page 118 à 123

« Sous la bénédiction de Dieu, l’œuvre du fils et de la mère avait fait, depuis 1846, des bonds prodigieux. Au début, ce n’était qu’un groupe d’enfants, à qui l’on apprenait le catéchisme ; ce groupe, rapidement, se transforma en patronage, et ce patronage grossit, grossit. Pendant près d’un an il se chercha un nid ; mais, à peine trouvé, tous ses rouages se mirent en branle, spécialement ces cours du soir qui attiraient à Don Bosco et maintenaient sous son influence une jeunesse toujours plus intéressée. Mais, parmi cette clientèle, il y avait des infortunés que la misère ou le péril harcelaient : il fallait les abriter, et voilà qu’en marge du patronage s’ouvre un embryon d’internat. Au début, il ne sera pas complet, car Don Bosco n’avait pas de travail pour ces bras, comme il n’avait pas de maîtres pour l’élite de ces petits qu’il aiguillait vers les études secondaires. Mais, dès qu’il disposera de locaux, les ateliers s’installeront ; dès qu’il aura des professeurs, les classes s’ouvriront. Pour construire les uns, pour former les autres, il lui fallut environ cinq ans.

À la place de l’humble chapelle aménagée sous le hangar de la Maison Pinardi, Don Bosco avait, dès 1852, construit une jolie petite église, dédiée à Saint-François-de-Sales et capable d’accueillir près de six cents enfants ; et enfin la Maison Pinardi elle-même avait disparu devant un magnifique corps de bâtiment à deux étages, où plus de cent cinquante enfants, logés aux frais de Don Bosco, s’appliquaient aux études ou au travail professionnel.

Il semblait que son aide de toutes les minutes, sa vieille et chère maman, devenue celle de tout ce petit monde, n’eût attendu que cet établissement définitif de l’Œuvre pour quitter cette vie où elle avait tant peiné. Désormais on pouvait se passer d’elle ; la maison était achevée ; des sympathies accouraient de toutes parts à ses fils ; entraîné par son exemple, un groupe de vaillantes chrétiennes avait fondé un ouvroir qui veillait sur la lingerie de ces cent cinquante petits ; un seul point noir toujours persistant, la misère. Mais bah ! La Providence était là pour solder les différences. Alors qu’avait-elle encore à faire en ce bas monde ? Sa tâche était achevée, bien achevée. Le Ciel le pensa ainsi, qui permit qu’une pneumonie double la conduisit en quelques jours aux portes de la mort. C’était à la fin de novembre 1856. Sa complexion de robuste piémontaise lutta plus d’une semaine contre le mal, mais à la fin, il triompha. Le 24 novembre, le bon abbé Borel, son confesseur, lui administra le viatique : Joseph et Jean, ses deux fils, étaient là, écrasés de douleur. Toute la maison priait ; un flot de tristesse noyait ces cœurs d’enfants, qui avaient retrouvé en elle une tendresse que la mort leur avait ravie. De ce dévouement qui s’étendait à l’héritage de misère de son fils, on pouvait répéter le vers célèbre :

Chacun en a sa part, et tous l’ont tout entier.

Elle était l’œil vigilant de la demeure, la sollicitude toujours en éveil, la fatigue jamais lasse, elle était la mère : c’est tout dire. Et maintenant elle allait les quitter. Cette pensée accablait tous ces pauvres mioches et tous ces grands garçons : et ils s’obstinaient à croire que le Ciel ferait le miracle attendu par leurs prières.

Il jugea bon de ne pas le faire.

Quand l’admirable femme comprit que tout espoir était perdu, elle appela ses deux fils et leur exprima ses désirs suprêmes.

« Je vais partir, dit-elle à Jean, et je vais laisser les soucis matériels de la maison en d’autres mains. Le changement sera dur, mais la Sainte Vierge ne manquera pas de vous aider. Écoute mes conseils : dans les entreprises ne recherche jamais l’éclat, la splendeur ; au sommet, la gloire de Dieu ; à la base, la pauvreté de fait. Beaucoup aiment la pauvreté, mais chez les autres. N’oublie pas que l’enseignement le plus efficace consiste à faire d’abord soi-même ce qu’on demande à son prochain. Je me recommande aux prières de tous. Dès que je serai admise au sein de la miséricorde divine, je ne cesserai de prier pour l’Œuvre. »

« Quant à toi, Joseph, veille attentivement à maintenir les enfants dans la condition où Dieu les a placés, excepté s’ils veulent se destiner à l’état sacerdotal ou religieux. Paysans ils sont, paysans ils doivent rester. L’important est qu’ils gagnent honnêtement leur pain. S’ils changeaient d’état, ils ne feraient que gaspiller le peu de bien que vos sueurs ont acquis. Continue à faire pour le Patronage tout ce que tu peux. La Sainte Vierge te revaudra cela en jours heureux. »

Quelques instants avant de recevoir le Viatique et l’Extrême-Onction, elle murmura :

« Jadis, c’était moi, Jean, qui t’aidais à recevoir les sacrements de l’Église ; maintenant, c’est toi qui aides ta vieille maman à recevoir les derniers sacrements du chrétien. Dans la récitation des prières des agonisants, tu m’accompagneras… Tu vois, je respire difficilement : prononce-les à haute voix, je les répéterai au moins de cœur. »

Enfin le dernier soir de sa vie arriva. Elle en eut comme le pressentiment ; aussi sa tendresse, à cette heure suprême, se fit-elle plus forte :

« Dieu sait comme je t’ai aimé au cours de ta vie, Jean, lui dit-elle à un certain moment. Mais j’espère que, de là-haut, je t’aimerai encore bien mieux. Je pars le cœur tranquille. Je crois avoir fait mon possible. Parfois j’ai pu te sembler un peu sévère, mais c’était l’ordre du devoir qui s’exprimait par mes lèvres. Dis à nos chers enfants que j’ai travaillé pour eux et que je les aime tous d’une tendresse de mère. Qu’ils fassent à mon âme la charité d’une fervente communion ! »

Ces recommandations avaient épuisé son souffle très court. Elle s’arrêta un temps, puis reprit :

« Adieu, Jean ! Rappelle-toi que cette vie est toute souffrance. Les vrais bonheurs sont au-delà. Et maintenant retire-toi dans ta chambre à prier pour moi. Adieu pour la dernière fois ! »

Le fils hésitait à obéir à cet ordre cruel ; mais la mourante leva les yeux au ciel comme pour lui dire :

« Tu souffres et tu me fais souffrir. Retire-toi donc. Nous nous retrouverons là-haut. »

Il s’éloigna, mais pour revenir une heure après.

À un certain moment, sa mère découvrit sa présence et elle le supplia :

« Fais-moi ce plaisir, je t’en prie, le dernier que je te demande. Je souffre doublement de te voir souffrir. Laisse-moi, va prier pour moi. Adieu, Jean ! »

Cette fois le fils obéit.

À trois heures du matin, il entendit le pas de Joseph se diriger vers sa chambre. Il comprit et ouvrit la porte. Les deux frères se regardèrent en silence, pour éclater de suite dans un sanglot qui faisait mal à ceux qui l’entendaient.

Deux heures plus tard, Don Bosco sortait du patronage, accompagné d’un de ses anciens : il allait à La Consolata, l’église préférée de sa mère, dire une messe pour le repos de l’âme de l’humble chrétienne, dont l’obscur dévouement l’avait déchargé de tant de soucis.

« Et maintenant, dit-il à la Vierge Consolatrice, avant de quitter son sanctuaire, il vous faut prendre la place vide. Une mère, dans ma grande famille, c’est indispensable. Qui le sera, sinon vous ? Tous mes enfants, je vous les confie. Veillez sur leur vie et sur leur âme, maintenant et toujours ! »

Jamais, on peut le dire, acte d’abandon ne fut aussi pleinement ratifié au ciel. Pendant trente-deux ans, jusqu’au terme des jours du Serviteur de Dieu, la Reine des cieux sembla descendre du ciel pour collaborer avec lui au salut de la jeunesse, en lieu et place de Marguerite Occhiéna, dite « Maman Marguerite », émigrée au Paradis. »

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Le cadet des trois frères

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Le quinzième chapitre du livre « Telle mère, tels fils », issu de la vie de saint Jean Bosco, dont les pages sont consacrées à Mamma Margherita, s’intitule « le cadet des trois frères ».

« Telle mère, tels fils ». Chapitre XV. Le cadet des trois frères. Page 113 à 117

« Les chapitres que l’on vient de parcourir ont pour ainsi dire fondu la vie de Maman Marguerite avec celle du dernier de ses fils, Jean, l’apôtre de la jeunesse populaire, que l’Église, depuis 1934, a mis sur ses autels, et appelle Saint Jean Bosco. Qui s’en étonnerait ? Lorsqu’une mère chrétienne a l’insigne honneur de donner un de ses enfants au Seigneur, il n’est pas rare de la voir achever ses jours sous le toit de ce fils. C’est souvent, hélas, le seul logis qui s’ouvre à elle avec empressement. Qu’elles se trompent les mères qui, recevant le premier aveu de la vocation d’une de leurs créatures, éclatent en larmes et gémissent :

« Tu vas donc abandonner ta vieille maman ! »

Comme si les enfants qui se marient ne l’abandonnaient pas ! Ceux-ci partent fonder un foyer qui n’aura pas toujours l’accueil bienveillant qu’un cœur de mère pouvait espérer, car, il faut bien le dire, des deux amours, l’amour de Dieu et l’amour des créatures, qui emmènent les enfants loin du cœur des mamans, le plus jaloux, le plus exclusif, le moins enclin au partage, ce n’est pas l’amour de Dieu.

Mais, si nous nous sommes bien fait entendre, Maman Marguerite n’était pas venue demander à son fils, à Turin, un abri pour ses vieux jours : âme de dévouement, elle était accourue lui apporter une aide nécessaire à son apostolat. Aux foyers de ses deux autres garçons qu’eut-elle bien fait ? Seule, aux Becchi, quelle fin de vie solitaire elle aurait eue ! Ici, au contraire, elle continuait de servir. La vocation de son fils, si bien défendue pendant quinze ans à Castelnuovo, allait connaître, grâce à elle, son plein épanouissement. Quelle vie admirable d’unité que celle de cette humble chrétienne !

Ce principal souci ne l’empêchait tout de même pas de songer à ses deux autres fils. Tous deux avaient bien tourné. De l’aîné, du terrible Antoine, nous ne savons pas grand-chose, sinon que peu d’années avant la division des biens de famille, il se maria aux environs, et compta de nombreux enfants. Probablement, il demeura le caractère hargneux que nous avons connu ; en ménage, il ne dut pas être d’un commerce très commode ; mais, de l’aveu de tous, il resta jusqu’au bout de son existence un chrétien honnête, loyal et juste. De cette nature ingrate l’éducation donnée par sa mère avait tiré tout ce qu’elle avait pu.

Le cadet, au contraire, fut pour Maman Marguerite et pour Don Bosco, le fils parfait, le frère idéal. Marié d’assez bonne heure, il eut deux enfants, un garçon et une fille, et vit ses affaires prospérer. Cette modeste aisance lui permit en maintes circonstances d’apporter à l’œuvre de son frère une aide matérielle appréciable. Au temps de la moisson et de la vendange, non seulement il prélevait sur sa récolte une dîme généreuse pour les protégés de l’abbé Bosco, mais il tendait encore la main pour eux auprès de ses amis, voisins et connaissances, et arrivait ainsi, bon an mal an, à expédier quelques camions de comestibles au Patronage Saint-François-de-Sales. Au début de l’automne, aux Becchi, il aidait à héberger les trente, cinquante enfants que son frère traînait derrière lui en colonie de vacances, et jamais il ne voulut accepter la moindre rétribution pour ce service considérable.

Un jour de marché, à Moncaliéri, banlieue de Turin, il tomba à l’Oratoire pour saluer son frère. Ce matin-là, Don Bosco était dans ses petits souliers : de fortes traites à payer à midi et pas un sou en caisse. Sans la moindre intention du monde, simplement pour soulager sa peine, il confia sa détresse à son frère Joseph.

« À ce que je vois, lui répondit celui-ci, tu as des besoins plus pressants que les miens. Je pensais retourner ce soir à Chiéri avec deux petits veaux ; ça m’aurait coûté 300 livres, accepte-les.
– Absolument pas ! Achète tes veaux.
– Non : j’en fais volontiers le sacrifice.
– Alors, j’accepte ta somme : mais en prêt. Je te la rendrai dès que je pourrai.
– Dès que tu pourras ? Mais, mon pauvre Jean, tu ne pourras jamais. Tu vois, il vaut mieux que tu l’acceptes purement et simplement. »

Et les 300 lires passèrent de la poche du cadet dans celle du plus jeune.

Les solides vertus de ce chrétien lui avaient valu l’estime de tous les cœurs. Pas de querelle de famille qui ne vînt se faire trancher amicalement à son tribunal. Que de procès sa sagesse impartiale, son art de persuader et son autorité obéie purent ainsi éviter ! Et que de misères, sa bourse, inlassablement généreuse, soulagea autour de lui ! On ne comptait plus les débiteurs insolvables, dont il prenait et réglait les dettes. Cœur d’or qui ne comptait que des amis ou des obligés à tous les foyers des environs !

Cette vie de bel exemple et de bienfaisance fut récompensée par une mort enviable.

Un matin d’hiver, à l’époque où les routes du Piémont, boueuses, gelées ou neigeuses, découragent facilement le piéton. Don Bosco vit entrer son cadet dans sa chambre.

« Qu’est-ce qui t’amène par ce temps-là ?
– Je ne sais. J’ai éprouvé tout d’un coup le désir de solder quelques petites dettes et de purifier ma conscience. J’ai idée que je ne dois pas trop tarder.
– Alors, tu vas rester un jour ou deux avec nous ?
– Impossible : je repars ce soir. »

Et il n’y eut rien à faire pour le retenir.

Mais quelques jours plus tard il était de nouveau dans le bureau de son frère.

« Je suis venu te demander un conseil, lui dit-il. Jadis, je me suis porté caution pour un tel. Mais si je meurs, et que cet ami devienne insolvable ?
– Avec ta mort ta caution s’éteint, mon cher Joseph.
– C’est égal, cela m’ennuierait qu’un créancier perdit de l’argent pour s’être fié à ma parole.
– Reste tranquille : si un malheur arrive, je prendrai ta place. »

Le malheur arriva, hélas !

À quelques semaines de là, Joseph se mit au lit, touché par une fièvre brutale, et en peu de temps il fut aux portes de la mort. Jean accourut à son chevet, aux Becchi, et ce fut entre ses bras, qu’en janvier 1863, sept ans après la mort de leur mère, ce frère modèle passa de cette vie au sein de Dieu. »

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