Guide de lecture

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Cher lecteur,

ATTENTION : À partir de l’année 2016, les articles seront publiés le dimanche, jour du Seigneur.

Blog participatif : Créations Chrétiennes

Blog sur l’histoire de France : La France Chrétienne

Nouveau blog sur saint François de Sales : Les amis de saint François de Sales

Avancer sur le chemin de la quête spirituelle Chrétienne est toujours délicat. Dans ces temps modernes, le Christianisme n’est plus enseigné comme il devrait l’être. Dieu n’est plus le premier servi depuis la moitié du XVIIe siècle. Ce blog peut vous aider, dans une certaine mesure, à progresser sur la voie de la vérité du Christ. Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit !

Voici un petit guide de lecture afin de mettre en avant les articles qui devraient être lus en priorité :

La victoire appartient aux catholiques

La vérité divine du christianisme (Abbé de Broglié)

La conversion du monde romain au christianisme (Abbé de Broglié)

Les miracles de Jésus-Christ (Abbé de Broglié)

La vie du fondateur du christianisme (Abbé de Broglié)

La doctrine chrétienne sur Dieu et les hommes (Abbé de Broglié)

La prophétie hébraïque du Christianisme (Abbé de Broglié)

La sainte Église face aux coalitions hérétiques (Abbé de Broglié)

Dieu et le monothéisme primitif (Abbé de Broglié)

Sur les autels (La vie de saint Dominique Savio)

Dominique revient (La vie de saint Dominique Savio)

Les derniers jours (La vie de saint Dominique Savio)

Le terme approche (La vie de saint Dominique Savio)

La compagnie de l’immaculée conception (La vie de saint Dominique Savio)

Son esprit de prière, sa dévotion mariale (La vie de saint Dominique Savio)

Désir de sainteté (La vie de saint Dominique Savio)

Rencontre de don Bosco (La vie de saint Dominique Savio)

À l’école de Châteauneuf (La vie de saint Dominique Savio)

La vie de saint Dominique Savio (La vie de saint Dominique Savio)

Suivez-moi, mon joug est léger !

Une mort prédestinée (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Le cadet des trois frères (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Les transes d’une mère (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Dix ans de dévouement, de prière et de pauvreté (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Rajeunie de trente ans (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Fils dignes de leur mère (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

En collaboration (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Les origines douloureuses d’une grande oeuvre (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Le triomphe d’une vocation (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

La fin d’une épreuve (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Une vocation bien éprouvée (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Un songe prophétique (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Un trio de petites têtes peu commodes (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Une mère qui connaît son métier (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Les années se suivent et ne se ressemblent guère (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

Une vraie jeune fille chrétienne (Telle mère, tels fils – 1931 – St Jean Bosco)

La bonté de Théodose 1er

La miraculeuse victoire de Théodose 1er

La pénitence de Théodose le Grand

Éclaircissement sur les sacrifices

Le décalogue de la Nouvelle France (gloire de l’Olivier)

Les graves erreurs du XXIe siècle

Napoléon 1er, ennemi de l’Église

L’importance de la famille

Les véritables raisons de la mort de la France

Le catholicisme caricaturé par ses ennemis

Les 72 outils indispensables aux bonnes oeuvres

Cette liberté qui engendre la dictature

Les désastreuses conséquences de l’apostasie

Le procès et le martyre de sainte Cécile

Le martyre de Valérien et Tiburce

Jésus-Christ, Fils de Dieu

Le miracle de la légion Fulminante

Orphée, allégorie de Jésus-Christ

La beauté de la morale chrétienne

Le livre du Pasteur et l’allégorie de la tour

La naissance de l’Église

La chasteté, pierre angulaire du christianisme

Saint Pierre, fondateur de l’Église

Les origines de la gnose

La persécution des chrétiens sous l’empire romain

La divine origine de la chaire

L’abolition de la loi judaïque

Ode à la femme

Fuyons l’esprit du monde

Le mensonge de l’athéisme

L’homme sensé pèse ses mots

Les racines du mal

Dompter le lion qui rugit en soi

Les dangers de la société de droit

La prière miraculeuse

Les croyances qui mènent à la sainteté

De la déification de l’homme

La glorification de l’homme est un poison mortel

De la crucifixion de Notre Seigneur Jésus-Christ

De l’exaltation de la Sainte Croix

La culture du bon sens est un précieux trésor

Comment relever la France après l’effondrement ?

Qu’ont-ils fait de la France ?

Communiqué du Lieutenant du Sacré-Cœur de Jésus

Marchons sur les pas de Jésus

Donne-moi la force d’aimer

Faut-il combattre l’injustice ?

Une mise au point s’impose

L’antisémite, idiot utile du système

La France a besoin de votre talent !

Adieu mes amis, je dois partir

RÉSISTANCE CHRÉTIENNE : Catéchisme de 1947

L’heure est grave. Cessons de tergiverser. Il est temps de nous réveiller.

CRIS DE COLÈRE !

Prophétie pour la France

Nous ne sommes pas Charlie

On ne peut pas être bon et mauvais à la fois

Celui qui ne s’indigne pas de la progression du mal est complice de ceux qui engendrent le chaos

Il est l’heure de faire un choix : Jésus-Christ ou La Bête

Découvrez qui veut anéantir les Chrétiens

Un modèle de société idéale pour la France

Les commandements du roi

Le prince fera lever au Ciel les regards éteints

Le secret du roi

Tous les chemins mènent à Jésus-Christ

Quel est l’ultime secret de cette civilisation ?

Cessons de dire « je ne peux rien changer »

Pour vaincre le mal, il n’y a qu’une seule solution

La seule échelle de valeur réaliste pour une société Juste

Pour en finir avec les mensonges contemporains

Les autres articles peuvent être lus indifféremment. Il est toutefois conseillé de partir des plus vieux aux plus récents : les anciens articles étant moins précis que les nouveaux.

Si vous êtes pressé, ne vous intéressez qu’aux nouveaux articles en remontant progressivement la file.

Ce que vous semez sur terre, vous le récolterez au Ciel. N’oubliez jamais que la Justice Divine est impartiale. Semez l’Amour, de votre vivant, et vous récolterez le Paradis lorsque le Seigneur vous aura rappelé à lui. Dieu vous bénisse pour votre soif spirituelle.

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Hommage à notre feu ami Éric V.

Voici un hommage à notre feu ami Éric V., prêtre et écrivain. Il s’agit d’un texte qu’il avait publié le mai 2017

PETITE DISCUSSION AVEC MON ANGE GARDIEN
Dernièrement, j’étais devant mon PC à vouloir écrire sur les anges, mais je ne savais pas par quoi commencer. C’était le flou total. Le Manque d’idée intégral. Le Gros stress de la page blanche. Pendant que je cherchais, on me demanda :
– « Veux-tu une tasse de thé ? »
Et instinctivement j’ai répondu : « oui ». Tout en me creusant la tête sur ce fichu texte. Et l’Esprit Saint ne semblait pas beaucoup m’inspirer.
C’est lorsque j’ai entendu la tasse se poser dans la soucoupe sur la table derrière moi, que j’ai réalisé que…j’étais seul à la maison ce soir-là !!!
Mon sang n’a fait qu’un tour. Je me suis vivement retourné.

Mon ange gardien assis, le menton appuyé sur sa main, le coude posé sur la table me regardait avec un sourire espiègle et un air moqueur évident.
« Coucou fréro je suis là ! » me dit-il goguenard au travers du nuage de vapeur du thé chaud. « J’ai pensé que tu avais besoin d’un coup de main pour ton article et d’un bon thé pour te réconforter. Car perso, dans le domaine des anges, j’en connais un rayon. »
Je m’assis donc en face de lui en lui disant : « Tu tombes bien. J’ai des tas de questions à te poser. »
– « Vas-y, je suis justement là pour t’y répondre. » me dit-il
– « Ben voilà. Est-ce qu’un ange peut connaître l’âme d’un homme ? »
– « non »
– « Comment « non » ?
– « Un Ange ne peut pas connaître le fond de l’âme d’un homme » continua t’il « Tout au plus peut-il en déduire et en supposer les tendances en regardant ses habitudes, us et coutumes, mais il n’a pas accès à la pensée de l’homme tant que l’homme n’exprime pas sa pensée en paroles ou par écrit. Seul Dieu a accès à cela. »
– « Donc je suppose que c’est pareil pour les démons qui ne sont que des anges déchus !? » lui dis-je.
– « Absolument ! Le démon n’a pas accès plus que nous à l’âme d’un humain ! »
– « Ben pourquoi y a-t-il des possédés qui disent des vérités sur les péchés qu’ils ignorent, de ceux qui les entourent alors ? »
– « Parce que les démons les ont vu tout bêtement. C’est simplement le traitement d’une information. Si un de tes copains te téléphone sur la route pour te dire qu’il sera en retard à cause d’un accident, tu sais toi qu’il y a eu un accident sur cette route à l’ instant même, alors que tu es chez toi, parce qu’un témoin t’a transmis cette information. C’est pareil chez les anges. »
– « Tu me dis que l’ange ou le démon n’a pas accès à l’âme. Pourtant on appelle le diable le « tentateur ». Preuve qu’il agit dessus. »
– « Il l’inspire plutôt, devrais-tu dire. C’est identique chez les hommes. Lorsque quelqu’un a les mêmes idées philosophiques que toi, tu as tendance à le prendre en amitié. Il y a un « lien » qui se crée. Ça n’est pas différent avec le péché. Dès que tu concèdes UNE SEULE FOIS au péché, il y a un lien qui se crée entre ce péché et toi. Et ce lien se renforce et s’affermit autant de fois plus fort que tu y concèdes souvent. Et à la fin, tu n’es plus lié avec un petit fil à coudre facile à briser, mais avec une amarre impossible à rompre. C’est par ce lien, ce câble téléphonique, que Satan t’inspire. Et plus il est gros et épais, plus le démon t’inspire facilement.
Celui qui est piégé par une secte est ainsi. On lui dit : « La vérité est dans ce livre », et plus il le lit, plus il s’intoxique l’âme. Ce qui n’était d’abord qu’inspiration, se transforme en suggestion, puis en certitude. Certitude qui défie même la logique naturelle la plus élémentaire. Il devient fou. Et seule une grâce de Dieu peut briser cet effroyable lien qui l’entraine à sa ruine.
Tout homme sur terre, sait que le Christ est ressuscité. Le SEUL et UNIQUE humain à s’être ressuscité. Ça devrait faire réfléchir TOUS LES HOMMES. Et je ne te parle pas même des miracles, et de la simple observation naturelle qui devrait porter une âme intelligente à nécessairement adhérer à cette foi. Et pourtant combien y a-t-il d’autres religions ?
C’est une preuve on ne peut plus authentique que l’adhésion au péché, d’abord petit, puis de plus en plus gros parce que fréquent devient au final une vraie camisole de force que seule une grâce de Dieu, ou une bonne confession peut briser. Or, quels sont les religions qui permettent de rétablir le lien avec Dieu en rompant toutes les amarres du diable ?
AUCUNE !
Aucune, car le démon n’a pas intérêt à ce que l’homme échappe à sa faute par le pardon de Dieu. C’est pourquoi la confession et la remise des péchés n’existent que dans la seule vraie foi chrétienne. Et une fois confessé, l’homme est délivré de ses fautes, ce qui met sur un plan d’égalité spirituelle les inspirations de l’ange de Dieu avec le démon. Mais si l’homme se livre volontairement et de plein gré à la faute, même l’ange gardien ne peut rien pour lui.»
– « Autre question. Est-ce que les anges ou les démons, ont connaissance de l’avenir ? »
– « Non. Pas plus que les humains. L’Ange ou le démon peut néanmoins anticiper l’avenir beaucoup mieux que l’homme, parce qu’il voit les choses secrètes. Par exemple, au cours d’une élection, nous pouvons à peu près savoir qui va la remporter. Car nous connaissons le choix des hommes qui s’expriment entre eux. Nous savons qui va voter pour qui, et les abstentionnistes. Nous connaissons les magouilles des états et les trucages divers qui existent. Il nous est donc mathématiquement facile d’en déduire le résultat. Mais il ne s’agit là que d’une déduction, ça n’a rien de surnaturel. Un homme en possession de toutes ces informations, en ferait tout autant. Néanmoins, pour une raison qui Lui est propre, Dieu peut donner à un ange une grâce de connaître l’avenir. »
– « Donc un ange ou un démon ne peut pas prévoir l’avenir d’un humain ? »
– « Non. Absolument pas. Et j’ajouterais même, qu’il ne peut pas prévoir l’avenir
immédiat. Prenons un exemple. Tu montes dans ta voiture pour te rendre à un repas chez des amis qui habitent à 12 kms de là. L’Heure à laquelle tu arriveras est calculable. Par contre, si en cours de route, tu te rends compte que tu as oublié les papiers de ton véhicule, aucun ange ou démon ne peut prévoir si tu vas faire demi-tour ou laisser tomber. Et du coup, il ne peut plus assurer l’heure exacte à laquelle tu arriveras. »
– « Pourtant certains médiums peuvent le prévoir. »
– « Ils ne prévoient rien de plus que ce que peut assurer le démon qui les inspire. De plus, il est facile de dire à quelqu’un : « il va vous arriver une joie, ou un malheur ». Connais-tu beaucoup d’humains auxquels il n’arrive pas des joies ou des malheurs ? Il suffit que la personne se focalise sur la joie ou le malheur, et dès que l’un de ces deux évènements arrive parce que c’est prévu par Dieu dans le plan de la destiné humaine, la personne croit stupidement que le voyant avait raison. Alors qu’il ne s’agit que d’une technique psychologique, un piège à crétin.
– « N’y a-t-il qu’un seul ange par humains ? Son contrat est-il renouvelable ? et n’importe quelle catégorie d’ange peut-elle être ange gardien ? »
– « Oui. Il n’ y a qu’un ange gardien par humain. Non, son contrat – puisque tu le nomme ainsi- n’est pas renouvelable. L’Ange gardien n’est gardien que d’un SEUL et UNIQUE humain depuis le moment de sa conception, jusqu’à sa mort. Et, NON, n’importe quelle catégorie d’ange ne peut pas être « ange gardien ». Par exemple, on ne peut pas avoir un ange gardien qui soit un Trône, une Puissance, un Chérubin, un Séraphin, ou un archange…seuls les anges de la catégorie des anges tout court, peuvent être des anges gardien. Les autres catégories d’anges sont affectées à d’autres missions spécifiques dans l’univers. »
– « J’ai encore une autre question. Est-ce que l’ange est soumis au temps comme sur terre ? »
– « Non. La notion de temps pour nous est toute relative pour autant que Dieu le permette. Nous sommes à la fois du temporel et de l’intemporel. Temporel lorsque nous guidons ou protégeons un homme pour un évènement défini, intemporel lorsque nous prions Dieu. Et avec la permission de Dieu nous pouvons également transcender le temps. Il n’est pas impossible pour un ange, si le Seigneur le lui ordonne, de retourner au XIV me siècle ou de se rendre en 3015. Notre temps à nous est le temps zéro, le présent absolu que vous appelez : l’éternité. Néanmoins, cette notion d’éternité qui nous fait savoir le passé, ne nous permet pas de connaître pour autant l’avenir. Vivre dans l’éternité et connaître le futur sont deux choses aussi différentes que d’avoir une voiture et de posséder le permis. La présence du 1er cas, ne cautionne pas nécessairement le second.»
– « Ben justement, puisque tu parles de prier Dieu, ça veut dire quoi exactement la notion de l’ange qui prie pour nous ? »
– « Tout ange gardien prie plus spécialement pour la personne de laquelle il a la garde. Que cette personne soit athée, agnostique, ou d’une fausse religion. Sans prières de notre part mes pauvres, vous seriez tous la proie du démon. »
– « Donc ça veut dire que Notre Seigneur Jésus Christ n’avait pas d’ange gardien, puisque Dieu est de par sa nature protégé du mal »
– « Tu n’as qu’en partie raison sur ce point. Certes le Christ n’avait pas BESOIN d’ange gardien, au sens « gardien » du terme. Mais imagine combien de légions d’ange se tenaient prête à le servir, puisqu’Il est Dieu fait homme. Si aucun d’entre nous ne fut son gardien, des myriades le servaient en adoration. Néanmoins, pour en revenir à ta question sur la prière des anges, l’un de nos rôles est précisément de perfectionner la prière humaine pour la porter vers le trône de Dieu et donc de la rendre digne d’être agréée. Les Tout petits par exemple, ne savent pas prier correctement, néanmoins leurs anges sont prioritaires devant le trône de Dieu qui les a en grande estime à cause de la pureté de leurs intentions et de leur nature. Enfin, l’une des fonctions de l’ange, c’est aussi de continuer et de terminer ta prière si tu t’endors dessus. Mais il ne faut pas en prendre une habitude. »
– « Est-ce qu’on peut envoyer son propre ange gardien pour aider une autre personne ? »
– « Absolument ! Je te recommande de le faire fréquemment, car c’est un acte de charité. »
– « J’aimerais connaître la différence entre les capacités intellectuelles d’un ange et celle d’un homme. »
– « Profonde question que celle-ci et difficile d’y répondre car cela dépasse tes propres capacités de compréhension. Déjà nos natures sont différentes, et donc la nature de notre pensée également. Notre mode d’appréhension du réel est total. Je veux dire par là que toi tu as besoin d’expérimenter le réel pour le conceptualiser. Tu as besoin de ta vue, de ton ouïe, de toucher, de sentir, de gouter. Et par l’intermédiaire de tes cinq sens, tu perçois le monde, « TON » monde. Car ce que tu ne peux pas sentir tu as des difficultés à le comprendre. Aussi, tu ne vois pas les ondes radio, les infra rouges ni les ultraviolets, tu n’entends pas le chant électromagnétique de ta propre planète, ni les infra-sons, ni les ultrasons…et un grand nombre de phénomènes qui sont réels passent inaperçus car tu ne disposes pas de suffisamment de sens de perception. Chez nous les anges, la perception du réel est totale. »
– « Donc si je comprends bien, votre intelligence et votre culture sont infiniment plus vaste que la nôtre ? »
– « Infiniment plus vaste que tu ne puisses l’imaginer surtout. Le Plus intelligent des chiens peut comprendre que son maitre est triste et pensif. Il « sent » l’angoisse de son maitre, mais il est tout à fait incapable, quelle que soit l’application qu’il y mette, de comprendre que son maitre est soucieux de ne pas pouvoir régler ses factures, car il ne PEUT PAS conceptualiser ce qu’est une facture. Il voit l’écran d’un ordinateur, mais même s’il fait un effort, il est parfaitement incapable de comprendre à quoi ça sert, et encore moins comment ça fonctionne. L’homme ne peut pas comprendre l’ange et encore bien moins saisir Dieu que l’ange lui-même ne parvient pas pleinement à conceptualiser. Le plus petit est le moins intelligent des anges, est déjà à lui-seul plus intelligent que tous les intelligences humaines de tous les siècles réunis. C’est pourquoi lorsque l’homme s’élève en orgueil pensant tout comprendre, il nous fait rire, car par comparaison il ne possède que l’intelligence d’un insecte, par rapport à toi. »
– « Donc vous ne faites jamais d’erreur ! »
– « Non. Déjà parce que notre nature ne nous le permet pas. »
– « Et les démons alors !!! Ce sont bien de mauvais anges…et ils ont bien commis l’erreur de se rebeller contre Dieu…là tu vas être coincé pour me répondre ! »
– « Il ne s’agit pas d’une erreur, mais d’un libre choix. Notre nature est parfaite et nous ne pouvons pas faire d’erreur. Car une erreur est toujours le fruit d’une méconnaissance totale ou partielle vis-à-vis de l’objet auquel il se rapporte. Les démons, pas un SEUL, n’a fait d’erreur. Ils savaient tous à l’avance les conséquences de cet acte qu’ils ont commis délibérément. Mais ils en ont assumé les conséquences. Ce n’était donc pas une erreur mais un choix conscient et délibéré. Je vais te donner un exemple : Lorsqu’un homme courtise une femme, il est possible qu’il y réussisse, ou qu’il échoue. S’il échoue, c’est par méconnaissance des choix et des goûts de cette femme. Donc il a fait une erreur. Chez nous, ce type d’erreur est impossible, car nous appréhendons complétement la connaissance de cette femme. Nous savons globalement ses pensées, nous connaissons son vécu, son histoire, ses souffrances, son mode de réaction psychologique, ses habitudes, ses tendances etc… Et donc ayant une connaissance approfondie de cette femme nous savons par avance quelle sera sa réaction. L’Homme lui, ne voit qu’une jolie blonde ou brune qui lui plait. Nous, nous savons tout le reste. »
– « Donc, si je suis ta logique, votre pensée et l’acte ne font qu’un… »
– « Absolument ! S’il n’y a pas source d’erreur en nous, c’est-à-dire un « handicap », il n’y a par conséquent pas de rachat possible d’une faute, puisqu’elle est délibérée. Donc pas de rédemption non plus. Nous assumons tout pleinement. »
– « J’ai encore une autre question : L’ange gardien n’est-il que le gardien de l’âme de son protégé ? Ou est ’il également son gardien du corps ? »
– « Il est le gardien des deux. Si un évènement dangereux doit survenir dans la vie de son protégé et qu’il ne s’agit pas de sa dernière heure, l’ange en est averti et possède donc tout pouvoir d’empêcher ou de modifier la nature de cet évènement. Rien, absolument rien dans l’univers, ne peut entraver l’action d’un ange qui a reçu mandat de Dieu. Quoi qu’on fasse, l’ange réagira et réussira. »
– « Bon c’est vrai pour des accidents. Mais si un homme veut mettre fin à ses jours par exemple, que peut faire l’ange, puisque l’homme possède son libre arbitre ? »
– « Un Ange ne regarde pas à la volonté de l’homme, mais à celle de Dieu. Si le Seigneur permet que cet homme puisse accomplir son acte stupide. Alors l’ange ne réagira pas, car il obéit d’abord au Seigneur. Si par contre le Seigneur a décidé que le futur suicidé vive, l’ange gardien le sauvera malgré lui. Et il sera impossible à cet homme de mourir quoi qu’il fasse pour perdre sa vie. La liberté de penser et d’agir est octroyée à l’homme. Mais elle n’est limitée que par la volonté ou la permission Divine. Notre rôle de gardien n’est pas influencé par vos pensées, que nous y adhérions ou non. Comprends bien qu’un ange peut être très heureux de garder une créature qu’il voit monter en sainteté, ou très malheureux de voir son protégé se perdre. Ça c’est notre pensée angélique. Néanmoins nous exécutons toujours ce que Dieu nous commande avant de satisfaire au mieux aux dispositions de la nature humaine. Nous ne suivons pas comme vous nos penchants personnels d’attraction ou de dégout pour une créature. Pour nous, Dieu est TOUJOURS premier servi quelle que soit sa Volonté. Sont-ce là toutes tes questions ? »
– « J’en ai encore deux. Est-ce que les anges sont transparents en pensée les uns pour les autres ? »
– « Oui absolument ! Aucune pensée des autres anges ne nous est inconnue. Néanmoins cette nature se perpétue chez le démon, dont nous voyons la pensée et qui brûle au contact de la nôtre. En fait, c’est l’Amour de Dieu de chaque bon ange qui brûle l’adversaire et le fait fuir. Il faut aussi admettre que même si nous voyons mutuellement la pensée des autres anges, nous ne la sai

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Jacques Attali décrit le plan des élites illuminati pour le 21e siècle

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Lumière sur le statut des femmes du Moyen-Age au Code civil.

La Charte de Fontevrault

Contrairement à une légende tenace, l’Église médiévale n’a pas opprimé les femmes ni enseigné qu’elles étaient inférieures aux hommes. Au Moyen Âge, les femmes occupaient une place éminente parmi les grands modèles de sainteté. Loin d’avoir été misogyne, l’Église du Moyen Âge a donné aux femmes une liberté qu’elles n’avaient pas auparavant et qu’elles ont en partie perdue par la suite. L’Église médiévale a cherché par de nombreux moyens à les protéger, notamment en promouvant le mariage monogame et indissoluble. 

À la Renaissance, le retour du droit romain, peu favorable aux femmes, entraîna un durcissement des institutions civiles et religieuses à leur égard. Avec la Révolution, les femmes n’obtinrent aucune existence politique et le Code civil (1804) renforce l’autorité du père de famille, et son droit de propriété au détriment de la femme.

« Une Minute avec Marie » <lettre@mariedenazareth.org>

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Qui n’est pas avec moi est contre moi

Voici une méditation, intitulée « qui n’est pas avec moi est contre moi », pour rappeler la véracité du catholicisme

« Qui n’est pas avec moi est contre moi,
Qui n’amasse pas avec moi disperse,
Qui s’accapare les trésors de la terre n’obtiendra pas ceux de l’Éternité,
Qui ne fait pas le bien fait le mal,
Qui ne m’aime pas me hait,

Qui cherche à éradiquer le mal brise les os d’autrui,
Puisque la loi du talion s’oppose à la Loi de l’Amour,
Ainsi, je vous dis de suivre les deux commandements suivants,
Tu aimeras Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme,
Et tu aimeras ton prochain comme toi-même,

Le matérialisme s’oppose à la foi,
Puisque l’amour des biens de la terre éloigne de ceux du Ciel,
Ainsi, celui qui aime l’argent méprise son frère,
Celui qui hait Dieu finit par aimer Satan,
L’aveugle est complice de celui qui vénère le mal,

Mes commandements sont de bonnes lois,
Celui qui les applique est comparable à un bon berger,
Tandis que celui qui veut vivre comme il l’entend est plein d’orgueil,
Il est rempli d’ossements et de ténèbres,
Puisque la mauvaise liberté s’oppose à mes commandements,

Est réellement libre celui qui m’aime,
Puisqu’il écoute mes lois,
Et fait mon admiration dans les Cieux,
Tandis que l’effronté se préfère à moi,
Pour se perdre dans le péché et la barbarie,

Combien d’aveugles de ce temps,
Suivent obstinément leur propre volonté,
Pour assouvir leurs passions malsaines,
Pour vivre selon des règles dictées par des hommes avides,
Ceux qui sont sans foi ni loi,

Qui n’est pas avec moi est contre moi,
Qui n’amasse pas avec moi disperse,
Qui suit ses passions ne fait pas ma volonté,
Qui cherche la richesse ne m’écoute pas,
Qui a soif de luxure est perdu,

Celui qui lève les yeux vers le Ciel,
Et souhaite m’aimer sincèrement,
Se réforme lui-même,
Il admet ses imperfections,
Il revêt une Armure en Or pour vaincre le péché,

Celui qui cherche à se vaincre lui-même m’est fidèle,
Il n’accuse plus les autres mais accepte ses fautes,
Il se pardonne et devient patient,
Il devient doux avec lui et avec ses frères,
Il finit par faire la volonté de Dieu,

Celui qui accepte de porter ma Croix est bon,
Il marche à mes côtés sur l’étroit Sentier de la Vie,
Il n’est plus de ce monde,
Il boit une Eau Vive que les autres ne connaissent pas,
Il ouvre les yeux à la beauté de la Création,

Celui qui est avec moi n’est plus de ce monde,
Les autres ne le comprennent pas,
Perdus dans leurs pensées, ils jugent futilement,
Ils voient les ténèbres sans chercher à regarder la Lumière,
Celui qui m’aime aura la vie éternelle,

Combien d’hommes m’aiment aujourd’hui ?
Donnez-moi le nombre de ceux qui croient en moi ?
Ceux qui m’honorent vraiment en secret sont peu nombreux,
Je pourrais les placer sous ma tente,
Puisque ceux-ci sont une poignée,

Combien sont ceux qui préfèrent le jeu ?
Combien sont ceux qui préfèrent l’argent ?
Combien sont ceux qui préfèrent la luxure ?
Combien sont ceux qui suivent aveuglément des lois iniques ?
Combien sont ceux qui ne me connaissent pas ?

En vérité je vous le dis,
Le mal ne vaincra pas,
Je reviendrais pour mes Fidèles,
Pendant un Petit Temps,
Pour leur faire goûter le Miel de la Paix,

Ma Miséricorde est sans borne pour les affamés,
Je donne ma Paix à ceux qui la cherchent,
Mais je laisse le glaive de la division à ceux qui s’acharnent,
Je tourne le dos à ceux qui me méprisent,
Car ceux-ci ont pour père le démon,

Vivez selon les dix commandements,
Aimez Dieu de tout votre cœur et de toute votre âme,
Aimez votre prochain comme vous-même,
Donnez de votre temps à ceux qui en ont besoin,
Soyez là pour votre frère et je serais là pour vous,

Protégez les enfants de ceux qui les scandalisent,
Veillez sur les anciens,
Soignez les malades,
Donnez de la nourriture à ceux qui ont faim,
Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé ! »

Lien vers le fichier PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/03/qui_n_est_pas_avec_moi_est_contre_moi.pdf

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Extrait du livre « de la gnose au transhumanisme »

Pour découvrir l’extrait, avec sa mise en page, au format PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/02/de-la-gnose-au-transhumanisme-extrait-30-pages.pdf

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L’histoire de la Gnose

Avant le Christianisme

Le monde avant le Christ était plongé dans la violence des ténèbres. La force physique prévalait sur toutes les vertus de l’esprit. L’humanité était donc en proie à la violence animale qui se décuple lorsque les pulsions ne sont pas maîtrisées par l’esprit. La Rome antique avec ses empereurs païens et tyranniques sont la représentation matérielle de cette cruauté. L’empereur se définissait comme le maître de la civilisation qui devait être adoré à l’image d’une idole païenne. La cruauté d’un tel dominateur était limitée à son caractère et à sa capacité d’imagination. Autant dire que lorsqu’un tyran s’érigeait à la tête d’un tel empire, l’ensemble des organes de la civilisation se mettait au service de sa cruauté.

Pour nous donner une idée de l’horreur de la condition des esclaves féminins au temps de la Rome païenne, découvrons un texte de Gougenot des Mousseaux.

L’esclavage des femmes sous Rome

La réalité vient encore ici briser une à une toutes nos illusions. Un caprice cruel et sanguinaire constituait le fond de l’humeur des dames romaines. Cela était vrai surtout aux heures critiques consacrées à réparer les oublis de la nature ou les injures des ans. Blasées sur les assassinats du cirque et de l’amphithéâtre, endurcies dès l’enfance au spectacle des punitions sanglantes infligées aux esclaves, ces douces matrones faisaient peser sur leur entourage ces petites et lâches vengeances dont les plus frivoles contrariétés faisaient bouillir en leur sang le désir. Malheur à ces pauvres esclaves, si le billet galant, attendu avec anxiété le matin, laissait s’écouler en vain l’heure cruelle de l’attente ! Si l’intrigue, habilement ourdie, mais dérangée sur sa route par les caprices de l’imprévu, venait à se délier sans résultat ; si le rendez-vous, donné dans le temple d’Isis, sanctuaire des turpitudes de l’adultère (Vouer chasteté à Isis pour tant de nuits pendant lesquelles on se livrait à la débauche), n’avait pu s’accomplir qu’en promesses et en vœux. Malheur à elles, enfin, si le miroir, dans sa franchise brutale, décelait de nouvelles et fâcheuses floraisons sur le visage de la maîtresse, ou bien une de ces altérations subites que la débauche y empreint, comme un témoin de son passage.

Dans les maisons de haut parage, plus de deux cents esclaves, attachées au service personnel de la matrone, expiaient le malheur de leur condition en payant de leurs larmes et de leur sang tout incident qui provoquait la quinteuse et farouche humeur du despote féminin. C’était dépouillées jusqu’à la ceinture qu’elles approchaient de leurs maîtresses, soit à l’heure de la toilette, soit au moment où elles recevaient l’ordre de comparaître pour se prêter aux corrections, dont l’instrument vulgaire était un fouet de fil d’archal garni à ses extrémités de nœuds ou de petites boules de métal. Des épingles, longues de plusieurs pouces, jouaient un rôle habituel dans ces vengeances de la coquetterie ; et lorsqu’une boucle importune persistait à contrarier l’aspect qu’elles prétendaient imposer à leur visage, ces fières matrones ne parvenaient à calmer leur impatience qu’en les dardant au sein ou dans les bras de leur coiffeuse.

Ovide, ce trop savant conseiller des belles, leur donne l’avis de maîtriser leur cruauté et leur emportement lorsque l’œil de l’amant suit les progrès de leur toilette. Que ton esclave alors n’ait rien à craindre de tes ongles ! Je hais l’humeur sanguinaire qui lui perce le bras avec des épingles !… Lalage, dit Martial, jette le miroir à la tête de sa malheureuse esclave ; elle la bat, lui arrache les cheveux et la renverse à terre. Faveur insigne cependant, tant il est heureux pour l’accusée de recevoir les coups de la main furibonde de sa maîtresse ! Sinon la punition revêt un caractère autrement terrible. Une esclave, endurcie aux rigueurs de ce ministère, accourt aux éclats de voix de la matrone, saisit sans pitié la délinquante et la suspend par les cheveux, tantôt à une colonne, tantôt au montant d’une porte ; puis, dans cette posture, elle lui sillonne le dos à l’aide de courroies de cuir de bœuf, ou avec des cordes garnies de nœuds pénétrants. Le supplice dure jusqu’à ce que, l’exécuteur tombant de fatigue, la maîtresse s’écrie d’une voix de tonnerre : Assez, disparais.

Une criminelle insigne attend son arrêt. Qu’a-t-elle fait ?… Elle a laissé tomber sur les pieds de sa maîtresse l’étui d’un miroir. Va-t-on lui attacher aux jambes un anneau de fer et une chaîne telle que la traînent les galériens ? Mais qu’y aurait-il alors d’exquis dans sa torture ? Des milliers d’esclaves en supportent de pareilles, sans avoir provoqué le moindre châtiment, et par cela seul qu’elles sont esclaves, que l’usage le veut. Que sera-ce donc ? La voici garrottée à un bloc pesant et creusé des deux côtés, qui l’enserre, se fixe aux cuisses, au-dessus du genou, lui sert de siège et la suit partout, jour et nuit, péniblement traîné. Fermons les yeux aux détails de ce supplice, car il ne répugne pas moins à la juste délicatesse des sens qu’il n’afflige le cœur. Pour l’apprécier, sachons que les jeunes épouses le réservaient de préférence aux esclaves qui avaient eu le malheur de plaire au maître avant son mariage et de se trouver leurs rivales par anticipation. Et comment craindre d’exagérer le récit de la tyrannie des matrones, dans cet âge de fer, où les poètes, l’histoire des mœurs domestiques, le langage vulgaire nous offrent à chaque instant les noms génériques et variés des instruments et des modes de torture spécialement affectés à ces êtres de douleur.

Réglant ses actes sur ses croyances, l’homme du paganisme, qui se figurait descendre des dieux ou des héros, eût-il été raisonnable de s’abaisser à voir un frère dans son esclave ? La doctrine de l’égalité morale, transmise seulement par la religion qui enseigne à l’homme l’unité de la race humaine, ne pouvait descendre de génération en génération avec le sang. Et trop souvent les bourreaux d’esclaves, exaltés par la fortune, oubliaient qu’eux-mêmes ou leurs pères avaient vécu sous le fouet et la chaîne, jusqu’à ce que plus de bonheur ou d’infamie les eût arrachés à l’esclavage.

(Gougenot des Mousseaux, 1845, p. 36 à 39)

Toutefois, la civilisation romaine était bel et bien supérieure aux peuplades barbares qui n’étaient pas organisées mais soumises à l’esprit de meute. Nous retrouvons ces vérités dans les écrits des Pères de l’Église : des hordes déferlaient sur les villages. La cruauté guerrière des Normands peut aider à se représenter la violence des Goths.

Pillage de Hambourg en 845

Les Normands attaquèrent aussi le royaume de Louis cette même année 845. Ils donnèrent trois combats en Frise : dans le premier ils furent abattus ; mais ils eurent l’avantage dans les deux autres. Ils entrèrent dans l’Elbe avec six cents bâtiments, sous la conduite de Roric leur roi, descendirent à Hambourg, et surprirent tellement les habitants en l’absence du comte, qu’on n’eut pas le loisir d’assembler les gens du pays. L’archevêque S. Anscaire, qui y résidait, voulut d’abord défendre la place, en attendant un plus grand secours, mais voyant qu’il ne pouvait résister aux ennemis, qui assiégeaient déjà la ville, il songea à sauver les reliques : ses clercs se dispersèrent de côté et d’autre, et lui-même échappa à peine sans manteau. Le peuple s’enfuit de tous côtés, quelques-uns furent la plupart tués : les barbares, étant arrivés le soir à Hambourg, y demeurèrent un jour entier et deux nuits, pillèrent et brûlèrent tout. Cet incendie consuma l’église que le saint évêque avait fait bâtir avec grand soin, le monastère et la bibliothèque, composée entre autres de livres très-bien écrits, donnés par Louis le Débonnaire. Enfin il ne resta que ce que chacun trouva sous sa main et put emporter avec lui. S. Anscaire, ayant ainsi perdu en un moment tout ce qu’il avait amassé depuis son épiscopat, ne témoigna aucun chagrin, mais répéta souvent ces paroles de Job : Le Seigneur me l’a donné, le Seigneur me l’a ôté.

(Abbé Fleury, aux alentours de 1691, p.279)

Cependant, la victoire de ces tribus put avoir lieu après la décadence de Rome, donc au début de l’ère chrétienne.

Le Christianisme

Prenons conscience de l’importance de Jésus-Christ qui vint instruire les Hébreux de la vérité du Père. Le vrai Dieu créateur engendra notre monde et tout y fut parfait. Regardons autour de nous pour prendre conscience de la beauté du monde : les paysages, les minéraux, les végétaux, les animaux et les hommes. L’équilibre de la nature est surprenant : tout y est réglé.

L’extrême n’existe pas dans le règne animal, les animaux mangent pour vivre et non l’inverse. Il leur manque deux éléments fondamentaux pour ressembler à l’être humain : la parole et le pouce.

Ainsi, l’animal n’est pas en mesure de créer des structures évoluées. Sa conscience est certainement limitée à ses capacités physiques, bien sûr, il ne s’agit que d’une simple spéculation. Mais l’homme, quant à lui, est responsable de chacun de ses actes parce qu’il possède une conscience développée qui lui permet de formuler des mots. Ainsi, l’homme peut comprendre les notions abstraites et accéder aux lois invisibles qui régissent et organisent le monde. Dieu nous a permis de comprendre Ses lois.

Ajoutons à ceci le pouce applicable aux autres doigts et l’homme est en mesure de créer. Dieu nous a donné une capacité créatrice qui est, heureusement, limitée au travail de la matière. Si seulement l’homme contemporain prenait conscience de tout ceci, il saurait se comporter dignement pour rendre hommage à Son créateur.

Jésus-Christ, modèle pour l’humanité

Il faudrait commencer par la vie de Jésus-Christ même : il est le modèle comme la source de toute perfection. Il nous a donné l’exemple, afin que nous fassions comme il a fait ; et c’est en des grands biens de l’incarnation, que le Verbe se soit rendu sensible, pour être non-seulement l’objet de notre admiration, mais la règle sur laquelle il faut redresser nos mœurs. Je sais bien que cette vie si divine n’a pu être écrite dignement, que par ceux qui avaient vu de leurs yeux le Verbe de vie, qui l’avaient ouï de leurs oreilles et touché de leurs mains, et qui étaient animés de son esprit ; mais du moins chacun peut-il remarquer, selon sa portée, ce qui lui semble le plus propre à être imité par les hommes, laissant aux autres à y en découvrir infiniment davantage, selon qu’ils sont plus avancés dans l’oraison et dans la pratique des vertus chrétiennes.

(Abbé Fleury, 1682, p. 179)

Jésus-Christ, Fils de Dieu, est le réformateur de l’humanité. Il a mis un terme à la barbarie en enseignant aux apôtres l’amour de Dieu et la charité applicable envers son prochain. Il s’agit des deux plus grandes lois divines. Découvrons Sa vie grâce à l’extrait, de l’un des ouvrages de l’abbé Fleury, intitulé « les mœurs des Israélites et des chrétiens ».

La vie de Jésus-Christ

Comme la religion chrétienne n’est pas une invention des hommes, mais un ouvrage de Dieu, elle a eu d’abord sa perfection, aussi bien que l’univers. Il faudrait avoir perdu la raison, dit Tertullien, pour s’imaginer que les apôtres aient ignoré quelque vérité utile au salut, et que dans la suite des siècles on n’ait rien trouvé, touchant les mœurs et la conduite de la vie, de plus sage et de plus sublime, que ce que Jésus-Christ leur a enseigné. Mais cette doctrine si excellente a produit différents effets, suivant la différente disposition des hommes qui l’ont reçue, et les différentes mesures de grâces dont Dieu l’a accompagnée. Les vrais Israélites déjà instruits par la tradition de leurs pères, et par la lecture des écritures saintes, élevés dès le berceau dans la connaissance du vrai Dieu et l’observation de sa loi, se trouvèrent disposés à la pratiquer dans sa perfection, sitôt que cette perfection leur eut été découverte, et qu’ils eurent compris quel salut le Messie leur devait procurer, quel devait être son royaume. Il était bien plus difficile d’amener à la perfection les Gentils, qui avaient vécu jusque-là sans Dieu et sans loi, accoutumés à se laisser mener comme des bêtes devant des idoles insensibles, et à se plonger dans le crime. C’est donc chez les chrétiens de la première église de Jérusalem, qu’il faut chercher l’exemple de la vie la plus parfaite, et par conséquent la plus heureuse qui puisse être sur la terre.

Il faudrait commencer par la vie de Jésus-Christ même : il est le modèle comme la source de toute perfection. Il nous a donné l’exemple, afin que nous fassions comme il a fait ; et c’est en des grands biens de l’incarnation, que le Verbe se soit rendu sensible, pour être non-seulement l’objet de notre admiration, mais la règle sur laquelle il faut redresser nos mœurs. Je sais bien que cette vie si divine n’a pu être écrite dignement, que par ceux qui avaient vu de leurs yeux le Verbe de vie, qui l’avaient ouï de leurs oreilles et touché de leurs mains, et qui étaient animés de son esprit ; mais du moins chacun peut-il remarquer, selon sa portée, ce qui lui semble le plus propre à être imité par les hommes, laissant aux autres à y en découvrir infiniment davantage, selon qu’ils sont plus avancés dans l’oraison et dans la pratique des vertus chrétiennes.

D’abord nous voyons dans Jésus-Christ les vertus de l’enfance. Il était docile et soumis à ses parents, il se rendait aimable à tout le monde. Car il est dit qu’à mesure qu’il croissait en âge, il croissait aussi en sagesse et en grâce devant Dieu et devant les hommes. De tout le reste de sa jeunesse jusqu’à l’âge de trente ans, nous n’en savons autre chose, sinon qu’il demeura dans la petite ville de Nazareth, passant pour le fils d’un charpentier, et charpentier lui-même. Ce silence de l’histoire exprime mieux qu’aucun discours l’état de retraite et d’obscurité où Jésus-Christ a voulu passer la plus grande partie de sa vie, lui qui n’était venu que pour éclairer le monde. Il a donné trente ans à la vie privée, et seulement trois ou quatre ans à la prédication et au ministère public, pour montrer que le devoir général de tous les hommes est de travailler en silence, et qu’il n’y en a qu’un petit nombre qui doivent se donner aux fonctions publiques, seulement pour autant de temps que l’ordre de Dieu et la charité du prochain les y oblige.

Le métier qu’il choisit, est digne de réflexion. Vivre du travail de ses mains, est un état plus pauvre que d’avoir des terres à cultiver ou des bestiaux à nourrir. Soit qu’il travaillât pour les bâtiments, soit qu’il fit des charrues et d’autres instruments pour le labourage, comme porte une ancienne tradition, toujours est-il constant que son métier était rude et pénible, mais utile, et même nécessaire à la société, et par conséquent plus honnête que ceux qui servent pour le luxe et pour le plaisir. Il passa aussi toute sa jeunesse attaché à sa famille et au lieu où il avait été élevé, menant une vie libre et honnête, mais sérieuse et occupée, portant la peine imposée à tous les hommes en la personne d’Adam, et donnant continuellement des exemples des deux vertus qu’il a le plus recommandées, la douceur et l’humilité.

Avant que de commencer l’ouvrage de sa mission, il s’y prépare par le baptême, la prière et le jeûne. Il n’avait pas besoin de ces préparations, c’était, comme il dit lui-même, pour accomplir toute justice, et nous en donner l’exemple. Son jeûne de quarante jours et de quarante nuits sans manger, est ordinairement regardé comme un miracle, aussi bien que ceux de Moïse et d’Élie. Mais je ne sais si nous connaissons bien les forces de la nature.

Saint Augustin dit avoir appris de personnes dignes de foi, que quelqu’un était arrivé à quarante jours sans prendre aucune nourriture ; et Theodoret témoigne que saint Simon Stylite avait déjà passé vingt-huit carêmes de la sorte, après être arrivé par degrés à cette prodigieuse abstinence. On voit encore aujourd’hui des Indiens idolâtres être des vingt jours et plus sans prendre de nourriture.

Pendant ce jeûne, et dans cette affreuse solitude, à quoi s’occupait Jésus-Christ, sinon à prier ? Mais qui oserait parler de son oraison ? Méditons humblement ce que l’Écriture nous en rapporte ; entre autres cette adorable prière que nous voyons dans saint Jean, et ne perdons rien de tout ce qui nous est dit de sa manière de prier. Il priait la nuit, et quelquefois les nuits entières. Il priait à découvert, dans un jardin, sur les montagnes, dans les déserts, seul et à l’écart ; il levait les yeux et les mains au ciel ; il se mettait à genoux et se prosternait contre terre, marquant en tout son profond respect pour son père.

Il souffre d’être tenté pour nous animer, par son exemple, à combattre contre le démon ; et il ne se défend contre ses attaques, que par des passages de l’Écriture, pour nous apprendre entre autres choses à la méditer sans cesse, et y chercher les règles de notre conduite, pour nous déterminer en toutes les occasions.

Il commence ensuite à paraître, et à mener une vie qui est le modèle de celle des prêtres, des évêques et de toutes les personnes publiques. Son occupation principale est d’instruire et de convertir. Il est venu, comme il dit lui-même, chercher et sauver ce qui était perdu. Il attire les yeux et les cœurs de tout le monde, par les guérisons des malades et les autres miracles, qui d’ailleurs étaient nécessaires pour établir sa mission. C’est ce que les saints évêques ont imité, même sans avoir le don des miracles, en s’attirant le respect et l’amour des peuples par les grandes aumônes, par la protection des personnes opprimées, par l’accord des différends, et les autres bienfaits sensibles. Mais les miracles mêmes ont donné à Jésus-Christ la matière de bien des vertus imitables ; de simplicité, d’humilité, de patience. Il faisait ses miracles sans empressement, sans faste, sans ostentation, sans se faire prier que rarement, pour exercer et faire paraître la foi de ceux qui les demandaient. Il cachait ses miracles avec autant de soin que les autres hommes cachent leurs crimes. Il semble attribuer les guérisons plutôt à la foi des malades qu’à sa puissance. Aussi fit-il très peu de miracles à Nazareth, à cause de l’incrédulité du peuple. Il en rend toute la gloire à son père : je ne puis rien faire, dit-il ; mon père qui demeure en moi, est celui qui fait ces œuvres.

Quelle patience ne fallait-il point pour supporter cette multitude incroyable de malades, pauvres et misérables pour la plupart, qui le suivaient continuellement, qui s’empressaient pour le toucher, et qui se jetaient sur lui ? On le voit lorsqu’il guérit la femme affligée d’une perte de sang, et lorsqu’il dit à ses disciples de se servir d’une barque, de peur qu’il ne fût accablé de la foule. S’il était dans une maison, toute la ville s’amassait à la porte ; on l’y assiégeait, on ne lui donnait pas le temps de manger. Il fut réduit à ne pouvoir entrer dans les villes qu’en cachette, et à demeurer le plus souvent dehors dans les déserts, où toutefois le peuple ne laissait pas de s’assembler autour de lui en grandes troupes, comme il paraît par les cinq mille hommes qu’il y nourrit. De là vient qu’il se retirait sur les montagnes pour prier, qu’il y employait les nuits, qu’il dormait en passant lorsqu’il le pouvait, comme dans la barque pendant la tempête. Sa vie était alors plus pénible que quand il travaillait de ses mains. Car il n’en avait plus le loisir, puisqu’il souffrait que des femmes le suivissent pour le servir de leurs biens, et qu’il gardait quelque argent, dont Judas était le dépositaire ; tant Jésus estimait peu l’argent. Du peu qu’il en avait, il donnait l’aumône ; mais il en manquait, lorsqu’il fut obligé de faire trouver à saint Pierre, par miracle, de quoi payer le tribut des premiers-nés : qui n’était qu’un demi-sicle, c’est-à-dire environ seize sous de notre monnaie.

En effet, il vécut toujours dans une grande pauvreté. Il dit lui-même qu’il n’avait pas où reposer sa tête : c’est-à-dire qu’il ne logeait que par emprunt, chez ceux qui voulaient bien le retirer. À sa mort, on ne voit pas qu’il eût d’autres biens que ses habits. Il dit qu’il n’est pas venu pour être servi, mais pour servir. Il voyageait à pied, et quand il monta sur un âne, pour entrer à Jérusalem, on voit bien que ce fut une action extraordinaire. Il marchait par le chaud du jour. Quand il rencontra la Samaritaine, il est dit qu’il était environ midi, et qu’il se reposait sur le puits, étant fatigué du chemin. Car bien qu’il fût le maître de la nature, on ne voit point qu’il ait fait de miracles pour sa commodité particulière ni pour s’épargner de la peine. Il est dit une seule fois que les anges vinrent le servir ; pour montrer ce qui lui était dû, s’il eût voulu en user.

En cette même rencontre de la Samaritaine, on voit son extrême modestie, puisqu’il est dit, que ses disciples s’étonnaient qu’il parlât à une femme. Aussi ses ennemis n’ont jamais osé inventer aucune calomnie qui attaquât sa pureté. Ce n’était point toutefois une modestie contrainte : rien n’était feint ni affecté dans celui qui était l’ennemi déclaré de l’hypocrisie, et la vérité même. Ses manières étaient simples, aisées, naturelles, vives. Il regardait les gens en face, comme ce jeune homme qu’il prit en affection, pour la bonne volonté qu’il témoignait. Il est dit souvent qu’il étendit la main, ou qu’il fit quelque autre geste marqué. Quelquefois par ses regards et par ses paroles il faisait paraître de l’étonnement, de l’indignation, de la colère, de la peine à souffrir l’incrédulité des hommes ; d’autrefois il montrait de la tendresse, comme quand il faisait approcher des enfants, leur imposait les mains et les embrassait, pour recommander l’innocence et l’humilité.

Son extérieur n’avait rien de singulier, rien qui le distinguât en apparence des autres Juifs, des simples particuliers et des hommes du commun, comme il se nomme lui-même ; car c’est ce que veut dire le fils de l’homme. Sa vie était dure et laborieuse, mais sans aucune austérité particulière. Il mangeait comme les autres, il buvait du vin, et ne faisait point de difficulté de se trouver à de grands repas, comme aux noces de Cana, et au festin de saint Matthieu. Cependant il était si peu touché de la nourriture, que ses disciples, l’invitant à manger dans une occasion où manifestement il en avait besoin, il leur répondit : J’ai une autre viande que vous ne connaissez pas ; ma nourriture est de faire la volonté de mon père.

Avec cet extérieur si simple, Jésus-Christ conservait une merveilleuse dignité. Il était très sérieux. On le voit pleurer en deux occasions, mais il n’est point dit qu’il ait ri ; non pas même qu’il ait souri doucement, comme remarque saint Chrysostome. Il ne demandait rien à personne, puisqu’il aima mieux faire un miracle, que d’emprunter le statère qu’il voulait payer : toutefois, quand il envoie quérir l’âne pour son entrée, et retenir le cénacle pour faire la Pâque, il parle comme sachant bien que l’on ne lui pouvait rien refuser. Il agissait suivant la maxime : Que c’est un plus grand bonheur de donner que de recevoir, puisque, répandant continuellement tant de bienfaits, il recevait si peu de chose. Tout le monde le cherchait et courait après lui, et il ne cherchait personne en particulier. Mais allant de ville en ville, il exhortait tout le monde à la pénitence. Il était de facile accès aux malades et aux pécheurs qui voulaient se convertir. Il se rendait condescendant pour ceux-ci, jusqu’à manger avec eux, et loger chez eux, jusqu’à souffrir qu’une femme le touchât et lui parfumât les pieds ; ce qui semblait une délicatesse fort opposée à sa vie pauvre et mortifiée.

Comme il était venu instruire tout le genre humain, il enseignait continuellement en public et en particulier. Il avait accoutumé, les jours de sabbat, d’expliquer l’Écriture-Sainte dans la synagogue, comme faisaient les docteurs des Juifs, d’où vient qu’on lui donnait le même nom, l’appelant Maître ou Rabbi…. Mais il avait une autorité qui le distinguait bien d’eux. Il parlait comme ayant puissance ; et on admirait les paroles de grâce qui sortaient de sa bouche.

Son discours est simple et clair, sans autres ornements que des figures vives et naturelles, qui ne manquent jamais à celui qui est bien persuadé, et qui sont les plus efficaces pour persuader les autres. Ses discours, dit saint Justin, étaient courts et succincts ; parce que ce n’était pas un sophiste, mais la vertu et le verbe de Dieu. Quelquefois il répond plus par les actions que par les paroles, comme quand il dit aux disciples de saint Jean-Baptiste : Allez dire à Jean ce que vous avec ouï et ce que vous avez vu. Il établit de grands principes, sans se mettre en peine de les prouver ni d’en tirer les conséquences. Ces principes ont par eux-mêmes une lumière de vérité, à laquelle on ne peut résister que par un aveuglement volontaire : et c’est pour punir cette mauvaise disposition du cœur qu’il parle quelquefois par paraboles et par énigmes. S’il emploie des preuves, ce sont des raisonnements sensibles et des comparaisons familières. Ses miracles et ses vertus étaient des preuves plus fortes et plus proportionnées à toutes sortes d’esprits, que tous les syllogismes des philosophes ; les savants, comme Nicodème, et les ignorants, comme l’aveugle-né, étaient également frappés de ces preuves. Il y joint souvent les autorités de la loi et des prophètes, montrant que sa doctrine vient de la même sagesse, et ses miracles de la même puissance ; que l’ancien et le nouveau Testament sont fondés sur la même autorité divine. C’est pour cela qu’il emploie si souvent les anciennes écritures, soit par des citations expresses, soit par des allusions fréquentes, que découvrent ceux qui sont versés dans la lecture des livres sacrés.

Il forme ses disciples dans cet esprit de soumission à l’autorité divine : bien éloigné de l’esprit de dispute et de contention, dans lequel les philosophes nourrissaient leurs sectateurs, sous prétexte de chercher avec eux la vérité. Jésus-Christ ne cherche point, il ne doute point comme Socrate ; il parle sûrement, et possédant pleinement la vérité, il la découvre comme il lui plaît. Afin que ses disciples profitassent de tous ses exemples, il vivait avec eux en commun, ne faisant qu’une famille, ils le suivaient partout, ils mangeaient et logeaient avec lui, ils avaient lieu de l’étudier continuellement. Il leur faisait imiter sa pauvreté, les envoyant sans argent et sans aucune provision ; et même étant avec lui la faim les réduisait quelquefois à prendre ce qu’ils trouvaient dans la campagne, comme les épis qu’ils arrachèrent le jour du sabbat.

Il prenait grand soin de les instruire. Ce qu’ils n’avaient pas compris dans ses discours publics, il le leur expliquait en particulier ; les traitant comme ses amis, et leur disant tout ce qu’il avait appris de son père, autant qu’ils étaient capables de l’entendre. Toutefois, il ne donne rien à leur curiosité. Tantôt il l’arrête expressément ; comme quand ils lui demandaient le temps de la fin du monde, avant et après sa résurrection ; et quand saint Pierre voulait savoir ce que saint Jean deviendrait. D’autres fois il se contente de ne rien répondre à leurs questions ; comme quand saint Jude lui demandait pourquoi il ne se manifesterait point au monde. Il souffrait avec une extrême patience leur grossièreté, leur ignorance, leur vanité et tous leurs défauts, et travaillait sans cesse à les corriger.

Par ses disciples, j’entends ici les douze qu’il avait choisis pour être avec lui ; mais l’Écriture nomme aussi disciples tous ceux qui suivaient sa doctrine, et qui avaient reçu son baptême. Ils étaient en grand nombre, puisqu’il y en avait six-cent-vingt enfermés avec les apôtres à l’élection de saint Mathias ; et qu’il y en eut plus de cinq cents qui virent Jésus-Christ tous ensemble après sa résurrection. L’Église était donc dès lors composée de deux parties ; du peuple fidèle, que l’on nommait simplement les disciples ou les frères, et de ceux que Jésus-Christ avait choisis pour le ministère public, savoir : les douze apôtres et les soixante-douze disciples, qu’il envoyait deux à deux devant lui dans les lieux où il devait arriver.

On voit dans ces distinctions, divers degrés de charité bien dignes de réflexion. Jésus-Christ nous apprend que tout homme est ce prochain que nous devons aimer comme nous-mêmes : et en effet, il a donné sa vie pour tous les hommes. Mais il aimait particulièrement ses disciples, et ses apôtres entre les autres, et entre eux, saint Pierre et les deux frères, fils de Zébédée, et surtout saint Jean. Je n’examine point les raisons que nous pouvons connaître de ces distinctions, et les différentes marques d’affection qu’il a données à saint Pierre et à saint Jean. Il suffit d’observer que, par son exemple, il a autorisé et sanctifié les affections naturelles, et les liaisons particulières d’inclination et d’amitié, qui se peuvent former entre les hommes, sans préjudice de la charité générale. Il avait encore d’autres amis que ses apôtres. Il aimait Lazare et ses deux sœurs ; il le nomme lui-même son ami : et il témoigna assez sa tendresse, en le pleurant mort, lorsqu’il allait le ressusciter.

Qui peut douter qu’il n’aimât tendrement sa sainte mère, vu principalement le soin qu’il en prit en mourant ? Et toutefois il semble lui parler rudement quand elle le trouva au milieu des docteurs, et quand elle l’avertit que le vin manquait aux noces. Il reprend la femme qui la louait simplement comme sa mère, et témoigne ne connaître pour mère ni pour parents que ceux qui font la volonté de son père. C’est qu’il savait comment il fallait traiter cette âme forte ; et voulait montrer que la chair et le sang n’avaient aucune part dans ses affections.

Sa charité s’étendait sur tout le monde. Venez à moi, disait-il, vous tous qui souffrez, et qui êtes chargés, et je vous soulagerai. Il avait pitié des troupes qui le suivaient, les voyant affligées et délaissées comme des brebis sans pasteur. Ce fut la compassion qui l’obligea par deux fois à multiplier les pains ; ce fut la compassion qui l’obligea à ressusciter le fils de la veuve de Naïm. Il aimait sa patrie, le peuple d’Israël et la ville de Jérusalem, comme bon citoyen. Il pleura sur elle au milieu de son triomphe, prévoyant les malheurs qu’elle s’attirait par ses crimes. Il enseignait l’obéissance au prince, et le respect aux prêtres et aux docteurs de la loi, quelque corrompus qu’ils fussent ; et lui-même observait exactement les lois et les cérémonies de la religion, quoiqu’il vînt abolir ces cérémonies, et qu’il fût maître et du sabbat et de toutes les lois. Jamais il ne voulut prendre aucune autorité touchant les choses temporelles ; non pas même pour être arbitre entre deux frères. Étant interrogé juridiquement, il répondit à ses juges, suivant ce qui était de leur compétence ; au pontife sa qualité de Christ et de fils de Dieu ; à Pilate, sur celle de roi. Il déclara que son royaume n’était point de ce monde ; et par conséquent, que sa doctrine ne changeait rien à l’ordre des choses humaines. Ce serait une trop grande témérité de prétendre remarquer toutes ses vertus ; la considération en est infinie, et les saintes âmes qui méditent attentivement l’Évangile, y découvrent toujours plus de merveilles. Ajoutons seulement un mot de sa passion, où il donna les plus grands exemples et les plus utiles, puisqu’il n’y a rien de si ordinaire dans la vie que les souffrances.

L’état pitoyable où Jésus-Christ fut réduit au jardin des Olives, montre bien qu’il était sensible, comme les autres hommes, à la crainte et à la tristesse ; et par conséquent que ce fut par effort de vertu qu’il souffrit ensuite de si grands maux. Comme il nous était semblable en tout, hors le péché, il a éprouvé toutes les incommodités de la vie, la faim, la soif, la lassitude, la douleur : il est vrai que nous ne voyons point qu’il ait été malade ; peut-être parce que la maladie est ordinairement l’effet de quelque excès, au moins de travail ; et rien ne pouvait être déréglé dans un corps conduit par la sagesse même. Dans sa passion, il souffre avec une constance invincible, sans se défendre, sans résister, sans rien refuser à ceux qui le tourmentent. Il demeure comme un rocher inébranlable aux coups et aux outrages. Son silence surtout était admirable : il n’ouvre pas la bouche, lui qui d’une parole pouvait confondre ses accusateurs, les faux témoins et les juges mêmes ; parce qu’il savait qu’ils n’étaient pas capables de rien entendre pour sa justification. Enfin sur la croix et dans les horreurs du supplice, il conserve la liberté d’esprit toute entière, et même la tranquillité. Il prie pour ses bourreaux, il récompense la foi du bon larron, il pourvoit à la consolation de sa mère, il achève d’accomplir les prophéties, il recommande son esprit à Dieu. Les apôtres, ayant reçu le Saint-Esprit, furent comme des images vivantes de Jésus-Christ, sur lesquelles tous les fidèles devaient se former. Ils ne feignirent point de le dire : Soyez mes imitateurs (dit saint Paul), comme je le suis de Jésus-Christ. Et ailleurs : Soyez mes imitateurs, et observez ceux qui se conduisent suivant la forme de vie que je vous ai donnée.

Aussi, quelque appliqués qu’ils fussent à enseigner, ils le faisaient plus par leurs exemples que par leurs discours. Entre les fidèles, ils choisissaient des disciples, qu’ils instruisaient plus particulièrement, comme Jésus-Christ les avait instruits eux-mêmes. Ceux-là étaient attachés à leurs personnes, et vivaient avec eux en famille, mangeant en même salle, et couchant en même chambre : au moins c’est ainsi que l’auteur des Récognitions nous décrit saint Pierre vivant avec ses disciples ; et cet ouvrage est ancien, quoi qu’il ne soit pas authentique. Ces disciples suivaient les apôtres dans leurs voyages, et demeuraient pour gouverner les églises à mesure qu’elles se formaient.

Ainsi nous voyons auprès de saint Pierre saint Marc qu’il nomme son fils, saint Clément si fameux par toute l’église, saint Evode qui lui succéda à Antioche, saint Lin et saint Clet qui lui succédèrent à Rome. Auprès de saint Paul, nous voyons saint Luc, saint Tite, saint Timothée, et le même saint Clément. Auprès de l’apôtre saint Jean, nous voyons saint Polycarpe et saint Papias. Ces saints s’appliquaient à retenir la doctrine des apôtres dans leur mémoire, plutôt que dans des écrits, et l’enseignaient plus par la pratique que par des discours. C’est ainsi qu’en imitant leurs maîtres, ils se rendaient eux-mêmes, comme dit saint Paul, les exemples des fidèles par la parole et les bonnes œuvres, la foi, la charité, la chasteté, la gravité et toute leur manière de vivre. Ils faisaient plus, ils formaient eux-mêmes des disciples capables d’en instruire et d’en former d’autres. C’est ce que saint Paul recommande à Timothée. Ce que vous m’avez ouï dire devant plusieurs témoins, confiez-le à des hommes fidèles qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres. Et voilà la tradition, plus propre à perpétuer une doctrine que l’écriture, de l’aveu même des philosophes qui ont tant écrit.

(Abbé Fleury, 1682, les mœurs des chrétiens)

Avons-nous, aujourd’hui, conscience du rôle majeur de Jésus-Christ sur l’humanité ? Il semble bien que non puisque notre siècle est le résultat d’une longue décadence qui a fait perdre de vue le Christocentrisme, c’est-à-dire le monde centré sur le Christ.

Les successeurs immédiats de Notre-Seigneur préservèrent soigneusement Ses enseignements.

La perfection de la religion chrétienne

Comme la religion chrétienne n’est pas une invention des hommes, mais un ouvrage de Dieu, elle a eu d’abord sa perfection, aussi bien que l’univers. Il faudrait avoir perdu la raison, dit Tertullien, pour s’imaginer que les apôtres aient ignoré quelque vérité utile au salut, et que dans la suite des siècles on n’ait rien trouvé, touchant les mœurs et la conduite de la vie, de plus sage et de plus sublime, que ce que Jésus-Christ leur a enseigné. Mais cette doctrine si excellente a produit différents effets, suivant la différente disposition des hommes qui l’ont reçue, et les différentes mesures de grâces dont Dieu l’a accompagnée. Les vrais Israélites déjà instruits par la tradition de leurs pères, et par la lecture des écritures saintes, élevés dès le berceau dans la connaissance du vrai Dieu et l’observation de sa loi, se trouvèrent disposés à la pratiquer dans sa perfection, sitôt que cette perfection leur eut été découverte, et qu’ils eurent compris quel salut le Messie leur devait procurer, quel devait être son royaume. Il était bien plus difficile d’amener à la perfection les Gentils, qui avaient vécu jusque-là sans Dieu et sans loi, accoutumés à se laisser mener comme des bêtes devant des idoles insensibles, et à se plonger dans le crime. C’est donc chez les chrétiens de la première église de Jérusalem, qu’il faut chercher l’exemple de la vie la plus parfaite, et par conséquent la plus heureuse qui puisse être sur la terre.

(Abbé Fleury, 1682, p. 179)

L’orgueil est à l’origine des hérésies

Les opposants de Jésus-Christ se sont manifestés dès le premier siècle de notre ère. L’orgueil de Ses détracteurs les pousse à amoindrir ou à nier la divinité du Christ. Laissons Blaise Pascal nous l’expliquer dans un autre contexte : l’homme ment pour obtenir des faveurs. Pour aller plus loin, le menteur amoindrit, par son comportement, la divinité de Jésus-Christ.

Le mensonge selon Pascal

La nature de l’amour-propre et de ce moi humain est de n’aimer que soi et de ne considérer que soi. Mais que fera-t-il ? Il ne saurait empêcher que cet objet qu’il aime ne soit plein de défauts et de misères. Il veut être grand et il se voit petit ; il veut être heureux et il se voit misérable ; il veut être parfait et il se voit plein d’imperfections ; il veut être l’objet de l’amour et de l’estime des hommes et il voit que ses défauts ne méritent que leur aversion et leur mépris. Cet embarras où il se trouve produit en lui la plus injuste et la plus criminelle passion qu’il soit possible de s’imaginer, car il conçoit une haine mortelle contre cette vérité qui le reprend et qui le convainc de ses défauts. Il désirerait de l’anéantir et, ne pouvant la détruire en elle-même, il la détruit, autant qu’il peut, dans sa connaissance et dans celle des autres, c’est-à-dire qu’il met tout son soin à couvrir ses défauts, et aux autres et à soi-même, et qu’il ne peut souffrir qu’on les lui fasse voir ni qu’on les voie.

C’est sans doute un mal que d’être plein de défauts ; mais c’est encore un plus grand mal que d’en être plein et de ne les vouloir pas reconnaître puisque c’est y ajouter encore celui d’une illusion volontaire. Nous ne voulons pas que les autres nous trompent ; nous ne trouvons pas justes qu’ils veuillent être estimés de nous plus qu’ils ne méritent. Il n’est donc pas juste aussi que nous les trompions et que nous voulions qu’ils nous estiment plus que nous ne méritons.

Ainsi, lorsqu’ils ne découvrent que des imperfections et des vices que nous avons en effet, il est visible qu’ils ne nous font point de tort puisque ce ne sont pas eux qui sont en cause, et qu’ils nous font un bien puisqu’ils nous aident à nous délivrer d’un mal qui est l’ignorance de ces imperfections. Nous ne devons pas être fâchés qu’ils les connaissent et qu’ils nous méprisent, étant juste qu’ils nous connaissent pour ce que nous sommes et qu’ils nous méprisent si nous sommes méprisables.

Voilà les sentiments qui naîtraient d’un cœur qui serait plein d’équité et de justice. Que devons-nous donc dire du nôtre, en y voyant une disposition toute contraire ? Car n’est-il pas vrai que nous haïssons la vérité et ceux qui nous la disent, que nous aimons qu’ils se trompent à notre avantage, et que nous voulons être estimés d’eux, autres que nous sommes en effet ?

En voici une preuve qui me fait horreur. La religion catholique n’oblige pas à découvrir ses péchés indifféremment à tout le monde ; elle souffre qu’on demeure caché à tous les autres hommes. Mais elle en excepte un seul, à qui elle commande de découvrir le fond de son cœur et de se faire voir tel qu’on est. Il n’y a que ce seul homme au monde qu’elle nous ordonne de désabuser et elle l’oblige à un secret inviolable, qui fait que cette connaissance est dans lui comme si elle n’y était pas. Peut-on imaginer rien de plus charitable et de plus doux ? Et néanmoins la corruption de l’homme est telle, qu’il trouve encore de la dureté dans cette loi ; et c’est une des principales raisons qui a fait révolter contre l’Église une grande partie de l’Europe.

Que le cœur de l’homme est injuste et déraisonnable pour trouver mauvais qu’on l’oblige de faire à l’égard d’un homme ce qu’il serait juste, en quelque sorte, qu’il fît à l’égard de tous les hommes ! Car est-il juste que nous les trompions ?

Il y a différents degrés dans cette aversion pour la vérité. Mais on peut dire qu’elle est dans tous en quelque degré parce qu’elle est inséparable de l’amour-propre. C’est cette mauvaise délicatesse qui oblige ceux qui sont dans la nécessité de reprendre les autres, à choisir tant de détours et de tempéraments pour éviter de les choquer. Il faut qu’ils diminuent nos défauts, qu’ils fassent semblant de les excuser, qu’ils y mêlent des louanges et des témoignages d’estime et d’affection. Avec tout cela, cette médecine ne cesse pas d’être amère à l’amour-propre. Il en prend le moins qu’il peut, et toujours avec dégoût, et souvent même avec un secret dépit envers ceux qui la lui présentent.

Il arrive de là que, si on a quelque intérêt à être aimé de nous, on s’éloigne de nous rendre un office qu’on sait nous être désagréable ; on nous traite comme nous voulons être traités : nous haïssons la vérité, on nous la cache ; nous voulons être flattés, on nous flatte ; nous aimons à être trompés, on nous trompe.

C’est ce qui fait que chaque degré de bonne fortune qui nous élève dans le monde nous éloigne davantage de la vérité parce que l’on appréhende plus de blesser ceux dont l’affection est plus utile et l’aversion plus dangereuse. Un prince sera la fable de toute l’Europe et lui seul n’en saura rien. Je ne m’en étonne pas : dire la vérité est utile à celui à qui on la dit mais désavantageux à ceux qui la disent parce qu’ils se font haïr. Or, ceux qui vivent avec les princes aiment mieux leurs intérêts que celui du prince qu’ils servent ; et ainsi ils n’ont garde de lui procurer un avantage en se nuisant à eux-mêmes.

Ce malheur est sans doute plus grand et plus ordinaire dans les plus grandes fortunes ; mais les moindres n’en sont pas exemptes parce qu’il y a toujours quelque intérêt à se faire aimer des hommes. Ainsi la vie humaine n’est qu’une illusion perpétuelle ; on ne fait que s’entre-tromper et s’entre-flatter. Personne ne parle de nous en notre présence comme il en parle en notre absence. L’union qui est entre les hommes n’est fondée que sur cette mutuelle tromperie ; et peu d’amitiés subsisteraient, si chacun savait ce que son ami dit de lui lorsqu’il n’y est pas, quoiqu’il en parle alors sincèrement et sans passion.

L’homme n’est donc que déguisement, que mensonge et hypocrisie, et en soi-même et à l’égard des autres. Il ne veut pas qu’on lui dise la vérité, il évite de la dire aux autres ; et toutes ces dispositions, si éloignées de la justice et de la raison, ont une racine naturelle dans son cœur.

(Blaise Pascal, 1662, article VI. Faiblesse de l’homme)

Qu’est-ce que la gnose selon Dom Guéranger et Jean Vaquié

Les hérésies sont très nombreuses (ébionisme, marcionisme, docétisme, montanisme, gnosticisme, manichéisme, arianisme, donatisme, macédonianisme, nestorianisme, monophysisme, pélagianisme, iconoclasme, catharisme, etc.).

Introduisons la gnose des premiers siècles grâce aux écrits inspirés du noble Dom Guéranger, moine bénédictin du XIXe siècle. Son texte au ton doux et délicat nous transporte littéralement dans les premiers siècles du Christianisme.

L’histoire de la gnose racontée par Dom Guéranger

Il serait impossible de déterminer avec certitude les autres régions que Pierre évangélisa dans le cours de cette période ; mais nous savons par une lettre du pape saint Agapet (535) qu’il fonda des églises dans la Thrace. Enfin le moment arriva où il dut songer à revoir les contrées de l’Occident. Rome en particulier avait besoin de lui. Pierre apprenait que l’ivraie était semée dans le champ qu’il avait cultivé. L’hérésiarque Simon le Mage, qu’autrefois il avait confondu à Samarie, et qui, en diverses circonstances, s’était attaché à ses pas, après avoir essayé de répandre ses impies systèmes et ses pratiques impures dans les chrétientés de l’Orient, venait d’aborder à Rome. Son but était d’y faire des prosélytes à son hérésie, qui réunissait en faisceau un christianisme tronqué, un débris de la mythologie grecque, avec les rêveries panthéistiques de l’Orient. Plus tard, ces éléments se condensèrent, et formèrent la prétendue gnose, qui couvrit tant d’ignobles mystères. Simon avait tout préparé, et il se promettait, en employant quelques termes chrétiens et en flattant la curiosité superstitieuse par l’appât d’initiations secrètes, d’attirer à sa suite un nombre plus ou moins grand des disciples de Pierre, dont il se posait comme le rival. Pierre ne voulait être que le vicaire du Christ : Simon se donnait pour la vertu même de Dieu. Pierre venait purifier les mœurs du genre humain, en relevant la famille et en faisant revivre la dignité de la femme : Simon traînait

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Conférence donnée suite à la sortie du livre « de la gnose au transhumanisme »

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Parution de l’ouvrage « de la gnose au transhumanisme »

Voici la présentation de l’ouvrage « de la gnose au transhumanisme », fruit de cinq années de recherche passionnée sur les principales causes de la décadence du monde contemporain. 

« Qu’est-ce que la Gnose, le Transhumanisme et comment remédier à ces terribles maux ? Cet ouvrage essaye de répondre à ces trois questions fondamentales à travers cinq parties distinctes et complémentaires.

La première retrace l’histoire de France jusqu’au 20e siècle, en insistant sur les causes de divisions engendrées par la Gnose au fil du temps, à travers des textes anciens et des témoignages historiques relatifs à certaines époques capitales.

La deuxième aborde la problématique du Transhumanisme en dévoilant son véritable visage grâce à des faits contemporains en lien avec les géants du web également surnommés GAFA.

La troisième apporte un éclairage nouveau, à travers des textes et contes originaux, en donnant des outils pratiques qui permettent de détecter et de comprendre les enjeux de différentes hérésies contemporaines.

La quatrième propose une réflexion chrétienne approfondie sur les problématiques majeures de notre antique nation, dans l’optique de la renouveler selon les commandements de Jésus-Christ en s’appuyant également sur les recommandations des plus grands saints qui ont contribué à Son œuvre salvatrice.

Enfin, la dernière partie vient compléter l’ouvrage grâce à des contes chrétiens originaux qui permettent de méditer sur les questions cruciales du Bien et du Mal ainsi que sur leurs conséquences.

Le lecteur découvrira, non seulement, un ouvrage d’analyse qui essaye d’apporter, selon le dogme catholique traditionnel, des solutions concrètes aux problèmes contemporains, mais également une œuvre composée de textes méditatifs et de contes anticipatifs qui sont le fruit de cinq années de travail.

L’auteur, qui travaille dans le milieu social, est informaticien spécialisé dans le domaine des logiciels libres depuis plus de quinze années. »

Lien vers le sommaire complet de l’ouvrage : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/02/de-la-gnose-au-transhumanisme-editions-areopage-sommaire.pdf

Ouvrage au format papier : https://www.amazon.fr/Gnose-Transhumanisme-J%C3%A9sus-Christ-perspectives-chr%C3%A9tiennes/dp/1984967215/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1518944707&sr=8-1&keywords=de+la+gnose+au+transhumanisme&dpID=51mzhj6FBmL&preST=_SY344_BO1,204,203,200_QL70_&dpSrc=srch

Ouvrage au format numérique : https://www.amazon.fr/Gnose-au-Transhumanisme-St%C3%A9phane-B-ebook/dp/B079W22WM1/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1518956359&sr=1-2&keywords=de+la+gnose+au+transhumanisme

Lien court vers le format papier : http://urlz.fr/6ABY

Lien court vers le format numérique : http://urlz.fr/6ADG

Site de l’éditeur : https://www.cercleareopage.org/

Conférence donnée suite à la sortie du livre

Lien vers le fichier PDF : https://lafrancechretienne.files.wordpress.com/2018/02/publication_de_l_ouvrage_de_la_gnose_au_transhumanisme_editions_areopage_v03.pdf

 

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