La vérité divine du christianisme

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Dieu désire se communiquer aux hommes et montrer sa puissance par les miracles, sa sagesse et sa bonté par la pureté de Jésus-Christ. Les ennemis de la Croix souhaitent détruire ce qui leur semble folie alors qu’il s’agit d’une œuvre surnaturellement divine dont le cœur n’est présent que dans le christianisme, mais, dans aucune autre religion ! L’abbé de Broglié nous rappelle avec vigueur que le crucifix ne disparaît que devant un retour de la barbarie !

« La vérité divine du christianisme » tiré de « Problèmes et conclusions de l’histoire des religions » de l’abbé de Broglié. Page 362 à 367.

« Nous venons de parcourir rapidement les fondements de la démonstration du christianisme, et nous ayons reconnu que ces fondements sont aussi solide à nos yeux, près les découvertes scientifiques modernes, qu’ils le semblaient à nos pères.

Un peu plus d’attention dans le choix des preuves et surtout un peu plus de précision dans le langage et de mesure dans les affirmations suffisent pour mettre les antiques bases de la foi chrétienne à l’abri de cette attaque détournée qui consiste à prétendre que ce que nous considérons comme les signes de l’action divine se trouve dans les autres religions. Préparation prophétique par le judaïsme, accord des deux Testaments, doctrine et morale supérieures, vie idéale du fondateur, miracles clairement attestés, conversion miraculeuse de l’empire romain, tous ces caractères de la vraie religion n’ont pas leurs pareils dans les autres cultes, et les analogies éloignées que l’on rencontre ne servent qu’à faire ressortir par leur contraste la supériorité de l’œuvre divine.

Il est en outre une preuve spéciale qui résulte de l’accord de tous ces arguments. Qu’une partie seulement de ces faits, dans lesquels se manifeste l’action divine, se soit rencontrée dans l’histoire d’une religion, ce serait déjà une preuve suffisante. Mais que tous ces traits s’accordent et s’unissent dans la religion de Jésus-Christ, c’est un argument d’une force inéluctable. Tout s’explique en effet par une même cause : l’action de Dieu désirant se communiquer aux hommes et montrer sa puissance, sa sagesse et sa bonté. Dans l’hypothèse rationaliste au contraire, il faut autant de coïncidences, de circonstances
exceptionnelles, de facultés inconnues ailleurs de l’âme humaine, qu’il y a de traits distinctifs du christianisme. Il faut une philosophie profonde chez les prophètes, des
vertus humaines inouïes chez le Christ, une crédulité et un fanatisme incroyables chez les apôtres, une facilité merveilleuse de la part des païens de l’empire romain à se laisser persuader d’abandonner la croyance de leurs ancêtres pour devenir martyrs d’une doctrine juive. La vérité divine du christianisme peut être considérée comme la clef unique qui résout un nombre immense de problèmes historiques et moraux. Cette vérité étant rejetée, l’histoire du judaïsme et du christianisme devient incompréhensible.

J’ai cité dans une précédente étude cette parole étrange d’un rationaliste du moyen âge, qui qualifie le christianisme de religion impossible. Cette parole n’est pas isolée : les adversaires de l’Évangile de tous les temps ne tarissent pas dans leurs railleries sur l’absurdité de croire à un homme qui a été vaincu et crucifié ; ils trouvent nos mystères insensés, le joug de notre religion intolérable. Et cependant cette œuvre impossible a été réalisée. Ce crucifié est adoré, ce joug est porté avec amour par des millions d’hommes, et rien ne fait présager la fin d’un tel prodige.

Ce prodige unique, qui résume toutes les preuves de la religion, est incarné lui-même dans un symbole, l’image du crucifié. Le crucifix manifeste à ceux qui le regardent la profondeur de la doctrine chrétienne, l’union merveilleuse de la justice et de la miséricorde de Dieu, de sa sainteté et de son amour pour les pécheurs ; il rappelle aussi les traits les plus sublimes de la perfection de Notre-Seigneur, sa douceur, sa patience, son courage, son amour. En regardant cette image, nous nous rappelons ses dernières paroles, son pardon pour ses bourreaux, le testament qui nous donne Marie pour mère, la prière et l’acte de foi du bon larron. Nous contemplons le Sauveur dans cet acte de liberté suprême par lequel il quitte la vie pour la reprendre plus tard. Nous pouvons nous rappeler aussi les dévouements sans nombre que cette croix a suscités, les martyrs qui sont morts pour
son amour, les missionnaires qui partent pour la faire connaître aux infidèles. Puis, apparaissent à nos yeux les malheureux qu’elle a consolés, les pécheurs qu’elle a convertis, les mourants qui se sont endormis en paix en l’embrassant.

En considérant ce même symbole par une autre face, nous y voyons l’objet de la haine et du mépris des hommes. Le Sauveur humilié et crucifié est la condamnation vivante de l’orgueil et des passions sensuelles. Aussi est-ce avec une sorte de stupeur que les païens et les musulmans contemplent la folie des chrétiens qui l’adorent. Mais quand ils voient que cette folie subsiste et qu’elle se répand et triomphe dans l’univers, cette stupeur se change en rage et ils voudraient détruire ce signe qui les condamne. Et cependant la Croix a triomphé dans l’univers antique. Cet instrument honteux de supplice, dont Constantin a le premier changé la destination, est devenu dans les sociétés les plus nobles du monde la marque de l’honneur et de la gloire. Il a pris place dans la couronne des rois. L’image de ce condamné est destinée à rappeler leurs devoirs aux juges de la terre. Cette même image est le signe nécessaire de l’éducation chrétienne. Il y a peu de temps encore, elle était l’ornement des rues de nos villes et la bénédiction perpétuelle de nos campagnes. Et lorsque de modernes barbares, qui n’ont même pas l’excuse des païens et des musulmans, car ils n’ont ni foi ni conviction personnelle, s’efforcent de renverser ce symbole vénéré, ne semble-t-il pas que le sol tremble et que la société fondée sur le Christ soit prête à s’écrouler quand on enlève son image ? Ce qui est certain du moins, c’est que le crucifix ne disparaît que devant un retour de la barbarie.

Le crucifix résume donc toute l’apologétique comme toute la morale chrétienne. Pour justifier la foi comme pour réformer les âmes, il suffit de faire ce que dit saint Paul, de prêcher Jésus-Christ crucifié. Maintenant, cherchez dans les autres cultes une image, un signe, un symbole, qui ait exercé sur la partie la plus noble, la plus intelligente, la plus élevée de l’humanité, une action pareille ; cherchez un symbole qui ait une si grande puissance d’attraction sur les âmes simples et droites et qui ait en même temps triomphé d’une si terrible répulsion de la part des instincts grossiers de l’humanité. Vous ne trouverez rien qui puisse y être comparé, et vous reconnaîtrez que c’est avec raison que saint Paul a parlé de ce crucifié qui était scandale pour les Juifs et folie pour les Grecs, et qui cependant a vaincu le monde, et de cette parole de la Croix qui semble insensée à ceux qui périssent en ne l’écoutant pas, mais qui pour ceux qui l’entendent et sont sauvés est la force même de Dieu, Verbum crucis pereuntibus quidem stultitia est, iis autem qui salvi fiunt virtus Dei est (I Corinthiens 1:18. En effet, la doctrine de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une force divine).

La force de Dieu, c’est là cette puissance incomparable que nous avons reconnue dans le christianisme. C’est là ce que nous ne trouvons nulle part ailleurs. Cette force divine se manifeste d’une manière qui nous étonne ; elle suit les règles d’une sagesse qui n’est pas notre sagesse. C’est pourquoi, si par d’autres côtés le christianisme ressemble si étroitement aux autres religions qu’il semble en être la forme parfaite et l’harmonie générale, par le côté de la croix il en diffère profondément et s’élève au-dessus d’elles en s’écartant de toutes les prévisions humaines.

Ressemblances et différences s’unissent donc pour prouver une même vérité, et pour nous faire trouver dans la religion de Jésus-Christ la réponse, singulière sans doute et inattendue, mais seule réelle, seule complète, seule suffisante et seule certaine, à ces grands problèmes dont l’humanité religieuse, depuis l’origine du monde, poursuit sans se lasser la solution. »

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