La vie de saint Dominique Savio

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Nous allons publier, au cours des dix prochains articles, les chapitres de la vie de saint Dominique Savio tiré du site des amis de Dominique Savio. Sa biographie est tellement édifiante qu’elle doit absolument être lue afin que les lecteurs comprennent ce qu’est l’essence même du Christianisme. Dans notre époque satanique, la majorité méconnaît ce qui a fait la gloire de l’Église pendant plus 19 siècles.

Chapitre 1

Jusqu’à la rencontre avec Don Bosco

1. Les débuts

Charles Savio, forgeron, et son épouse Brigitte, couturière, vinrent s’établir à Riva di Chieri, à une vingtaine de kilomètres de Turin, en 1841. C’est là que, le 2 avril 1842, naquit un enfant de grâce qui devint leur consolation et qui reçut au baptême le nom de Dominique, un nom qui lui inspirera d’énergiques résolutions. Il fut le deuxième de dix enfants ; mais son aîné, qui avait reçu lui aussi le nom de Dominique, n’avait vécu que quinze jours.

En 1844, les parents retournèrent dans leur pays et s’établirent à Murialdo, à quelque 35 kilomètres de Turin. L’unique désir de ces vertueux parents fut d’élever leurs enfants comme de vrais enfants de Dieu. Dominique avait reçu du ciel une heureuse nature et un cœur incliné à la piété. À 4 ans, il récitait tout seul ses prières du matin et du soir, les prières avant et après les repas, l’Angélus. Il aimait déjà alors se retirer dans un coin pour y « parler avec Dieu ».

C’est lui qui veillait à ce qu’on n’oublie pas de prier. Un jour, ses parents, distraits, s’étaient mis à table sans prier.

« Papa, s’exclama Dominique, nous n’avons pas encore prié Dieu de bénir notre repas », et il fit aussitôt le signe de la croix et récita la prière accoutumée. Un autre jour, un hôte avait commencé à manger sans prier. Tout triste, Dominique se retira dans un coin. À sa maman qui l’interrogeait plus tard, Dominique répondit :

« Je ne voulais pas me mettre à table avec un homme qui mange comme les bêtes ».

Il aimait rester près de sa mère, à qui il obéissait ponctuellement en tous points, cherchant même à prévenir ses moindres désirs. Rien de plus beau, écrit Don Bosco, que l’accueil qu’il faisait à son père, quand après ses travaux ce dernier revenait à la maison. Dominique courait à sa rencontre, le prenait par la main et parfois lui sautait au cou :

« Mon cher papa, lui disait-il, vous êtes bien fatigué, n’est-il pas vrai ? Vous travaillez tant pour moi, et jusqu’ici je n’ai fait que vous causer de l’ennui ; je prierai Dieu qu’il vous donne la santé et qu’il me rende sage. » En disant ces mots, il l’accompagnait à la maison, lui présentait une chaise pour s’asseoir et lui faisait mille caresses.

« C’était pour moi, disait le père, un doux soulagement dans mes fatigues ; j’étais impatient de rentrer à la maison, pour donner un tendre baiser à mon petit Dominique, qui possédait toutes les affections de mon cœur. »

2. Dominique à Murialdo

Des choses à peine croyables, écrit Don Bosco. Mais le chapelain de Murialdo, qui les rapporte, est absolument digne de foi.

« Dès les premiers jours de mon arrivée à Murialdo, dit-il, je remarquai un jeune enfant d’environ cinq ans, qui venait fréquemment à l’église avec sa mère. La sérénité de son visage, la grâce de sa personne, son maintien religieux attirèrent souvent mes regards comme ceux de beaucoup d’autres. Si par hasard en arrivant, il trouvait l’église fermée, alors c’était un spectacle charmant… Il s’approchait du seuil de la porte, se mettait à genoux, et, sa petite tête inclinée et les mains jointes, il priait avec ferveur jusqu’à ce que l’église fût ouverte. Même si la terre était humide, s’il tombait de la neige ou de la pluie, il se mettait à genoux et priait comme de coutume. Émerveillé par cette conduite et poussé par une légitime curiosité, je voulus savoir qui était cet enfant que je ne pouvais me lasser d’admirer. On me dit que c’était le fils du forgeron Charles Savio. Puis, quand le petit Dominique me rencontrait, du plus loin qu’il pouvait m’apercevoir, il donnait des signes de contentement et, levant sur moi son regard angélique, il me saluait respectueusement. Il commençait alors à fréquenter l’école et, comme il avait l’intelligence ouverte et une grande application au travail, il fit de rapides progrès. Bien que l’école ne manquât pas d’écoliers méchants et dissipés, je ne l’ai jamais vu se disputer avec personne. Il supportait patiemment les injures de ses camarades et, sans rien répondre, il s’éloignait. Je ne me rappelle pas l’avoir vu prendre part à des divertissements dangereux, ni se dissiper en classe. Lorsque certains camarades cherchaient à l’entraîner au mal, il savait par des raisons au-dessus de son âge désapprouver leur conduite et refusait toujours de les imiter.

Sa piété extraordinaire ne diminua pas avec les années. À cinq ans, il savait servir la messe, et il la servait avec une vraie piété. Il y venait tous les jours : si d’autres la servaient, il l’entendait, sinon il la servait lui-même pieusement. Comme il était de petite taille, il ne pouvait transporter le missel, et c’était une chose curieuse que de le voir s’approcher anxieux de l’autel, s’élever sur la pointe des pieds et étendre ses petits bras pour saisir le pupitre. Si le célébrant voulait lui faire un sensible plaisir, il ne devait pas transporter lui-même le missel, mais le rapprocher du bord de l’autel, afin que l’enfant pût le saisir ; joyeux, il le portait alors de l’autre côté.

II se confessait fréquemment et, dès qu’on le crut capable de distinguer le pain eucharistique du pain ordinaire, il fut admis à la première communion, qu’il reçut avec une piété au-dessus de tout éloge. À la vue du travail qu’opérait la grâce dans cette âme innocente, je me disais souvent en moi-même :

« Voilà un enfant qui donne les plus belles espérances. Dieu veuille achever son œuvre et conduire à maturité des germes aussi précieux ! »

3. Sa première communion

Rien ne manquait à Dominique Savio pour être admis à la première communion. Il savait par cœur son petit catéchisme, il avait une notion claire de l’auguste sacrement de nos autels et brûlait du désir de le recevoir. Mais dans les paroisses de campagne, on n’admettait guère les enfants à la première communion avant l’âge de onze ou douze ans. Or, Dominique n’en avait encore que sept. Il avait en outre contre lui sa petite taille qui le faisait même paraître plus jeune qu’il ne l’était, de sorte que le chapelain de Murialdo hésitait à le recevoir. Mais ses confrères, vu les dispositions de l’enfant, rassurèrent le chapelain, et Dominique fut admis à la première communion.

Il courut à la maison et annonça la nouvelle à sa mère avec les transports de la plus vive allégresse. Puis il songea à préparer son âme à la sublime rencontre. On le voyait tantôt prier, tantôt faire de saintes lectures. Après la messe il restait longtemps à l’église ; il y venait souvent avant qu’elle fût commencée ; on eût dit qu’il habitait déjà dans le ciel avec les anges. La veille du jour fixé pour la communion, il alla trouver sa mère et lui dit :

« Maman, je vais faire ma première communion ; pardonnez-moi tous les manquements dont je me suis rendu coupable dans le passé. Je vous promets d’être beaucoup plus sage à l’avenir. Je serai plus attentif en classe, plus respectueux, plus obéissant. Je ferai tout ce que vous me commanderez. »

Après avoir dit ces mots, il se sentit tout ému et se mit à pleurer. Sa mère, qui, jusque-là, n’avait reçu de lui que des consolations fut, elle aussi, émue jusqu’aux larmes. Elle rassura son fils.

« Sois tranquille, lui dit-elle, mon cher Dominique, tout est pardonné. Prie Dieu qu’il te conserve toujours dans sa grâce ; prie aussi pour moi et pour ton père. »

Au matin de ce grand jour, Dominique se leva de bonne heure : il mit ses plus beaux habits et se rendit à l’église qu’il trouva fermée. Selon son habitude, il s’agenouilla sur le seuil jusqu’à ce que, les autres enfants étant arrivés, on ouvrit la porte. Avec les confessions, la préparation et l’action de grâce, la cérémonie dura cinq heures. Dominique, qui était arrivé le premier, partit le dernier. Durant tout ce temps, il ne savait s’il était sur la terre ou dans le ciel.

Le jour de la première communion fut pour Dominique un grand jour, le principe ou plutôt la continuation d’une vie surnaturelle qui peut servir d’exemple à tout vrai chrétien. Il écrivit certaines résolutions qu’il conservait dans un livre de piété et qu’il relisait souvent. Ces résolutions, écrit Don Bosco, j’ai pu me les procurer et je les ai transcrites fidèlement dans toute leur simplicité.

Résolutions prises par moi, Dominique Savio, l’an 1849, quand j’ai fait ma première communion à l’âge de sept ans.

  1. Je me confesserai souvent, et je communierai toutes les fois que mon confesseur me le permettra.
  2. Je veux sanctifier les jours de fête.
  3. Mes amis seront Jésus et Marie.
  4. La mort, mais pas de péchés.

Volonté de bannir tout péché par amour pour Jésus et Marie. Quel programme de vie ! Quel engagement à l’héroïsme ! Ces résolutions, poursuit Don Bosco, furent jusqu’à la fin de sa vie comme la règle de ses actions.

Si parmi ceux qui liront cette histoire, il y en a qui n’ont pas encore fait leur première communion, je leur recommande instamment de prendre pour modèle le jeune Savio. Mais je recommande surtout aux pères et aux mères de famille et à tous ceux qui exercent quelque autorité sur les enfants de donner la plus grande importance à cet acte religieux. Soyons persuadés que la communion bien faite est la base de toute la vie. Aussi est-il rare de trouver quelqu’un qui ait bien accompli cet acte religieux et ne soit pas demeuré bon et vertueux. Au contraire, on compte par milliers les jeunes gens pervers, qui font la désolation de leurs parents et de leurs maîtres ; et si l’on veut en chercher la cause, on la trouve presque toujours dans une première communion peu ou mal préparée. Il vaut mieux la différer et même ne pas la faire du tout que de la mal faire.

Lien vers le fichier PDF : https://saintmichelarchange.files.wordpress.com/2017/08/la_vie_de_saint_dominique_savio_disciple_de_saint_jean_bosco.pdf

 

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