Napoléon 1er, ennemi de l’Église

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Voici une lettre, rédigée en 1808, du souverain pontife Pie VII à destination des Cardinaux dans laquelle on y apprend que Napoléon 1er, qui ouvrit une brèche mortifère dont nous voyons aujourd’hui le résultat, fut un grand persécuteur de la sainte Église de Jésus-Christ. Ses actions politiques et stratégiques préparaient la voie de l’apostasie massive dans laquelle se trouve actuellement la France de 2016.

Nous ne pouvons qu’être meurtris par de tels faits historiques qui restent cachés aux yeux du grand public. D’autant plus que l’on peut ressentir la terrible souffrance du saint pontife à travers cette lettre magnifiquement rédigée. Ce pape aimait Jésus-Christ de tout son cœur. Une âme sensible est forcément émue par ce noble courrier. Pour que la vérité triomphe !

PIÈCES OFFICIELLES

TOUCHANT L’INVASION DE ROME PAR LES FRANÇAIS, EN 1808,

Pour servir de suite à la correspondance

Pie VII aux Cardinaux.

Il n’est ni de nos soins particuliers, ni de notre sollicitude apostolique, ni de notre devoir, ni de notre conscience, ni de notre honorable et inviolable souveraineté et autorité de rappeler le souvenir des longues vicissitudes, des persécutions, des exils et des guerres sanglantes qui ont eu lieu de tant de manières contre la religion de J. C., contre ceux qui l’ont professée et contre les successeurs de Saint-Pierre, de la part des nations barbares, des ministres de l’hérésie et de la gentilité ; les historiens en ont assez dit, et les reliques des glorieux martyrs qui ont péri a la défense de la religion, que nous honorons sur nos autels et qui sont nos médiateurs dans le ciel, nous en fournissent des preuves continuelles et certaines. Il suffit à notre ministère apostolique de protester, comme nous protestons en effet, en présence de Dieu et à la face du monde catholique et non catholique, et de vous, éminentissimes frères et fils en J. C., contre tout attentat et occupation militaire faite par les Français, des états qui nous ont été confiés et que nous avons reçus, dans toute leur étendue, de nos prédécesseurs, quoique nous reconnaissions et nous confessions que notre souveraineté temporelle n’est ni absolue ni héréditaire, mais simplement élective et de confiance : c’est pourquoi nous avons refusé et nous refuserons constamment tout ce qu’on pourra prétendre de contraire à cette autorité, et à l’autorité spirituelle qui nous vient des apôtres, promettant à Dieu de verser tout notre sang, si cela est nécessaire, pour la défense et le soutien de l’une et de l’autre : voilà ce que nous déclarons vouloir librement, comme nous le voulons réellement en J. C. N. S.

Le gouvernement français, employant les prétextes les plus injustes et les plus frivoles, porte atteinte à notre pouvoir spirituel et temporel, mais nous avons Dieu pour témoin, et toutes les nations pour garant de notre conduite, et c’est pourquoi nous avons jugé à propos de vous faire connaître en particulier, notre éminentissime frère, quelles sont les bases des susdits prétextes, et quelle a toujours été notre immuable et constante détermination.

Et d’abord, quelles preuves le gouvernement français n’a-t-il pas de notre zèle constant à nous réconcilier avec cette foule de ses habitants qui s’étaient éloignés de l’Église catholique, apostolique et romaine ? Quels moyens n’avons-nous pas essayés pour y consolider l’autorité publique et particulière ? Avant même d’être élus a la chaire du successeur de Saint-Pierre, notre cœur était si vivement affecté que nous ne pûmes nous défendre du désir de nous sacrifier tout entiers pour rendre la paix, l’union et la tranquillité à une nation qui, les mains fumantes encore du sang de ses frères sacrifiés dans tout état, dans toute condition, avait attiré l’indignation, et sur elle-même et sur ses enfants, en versant le sang de son légitime souverain.

Attaché à l’administration de l’église d’Imola par le saint-siège, et depuis comme évêque, nous cherchâmes à faire connaître notre penchant et notre affection pour cette nation, lorsque nous eûmes une entrevue avec le chef de l’armée française en Italie, lequel nous menaçait de ruine et de carnage, et de près et dans le lointain.

Les écrits pleins de zèle et de vérité que nous adressâmes à notre peuple démontrent et garantissent suffisamment la tendresse et la sincérité de nos sentiments a cette époque, et au milieu des craintes et des angoisses nous eûmes la satisfaction d’obtenir de ce même chef le pardon et la vie pour ceux de nos enfants qui, à main armée, avaient assassiné les anciens commissaires de notre cité.

Élevés par la divine Providence a la dignité de Pontife suprême, après la mort glorieuse du grand, de l’immortel Pie VI, notre prédécesseur d’heureuse mémoire, et investis de la plénitude de l’autorité de Saint-Pierre et du saint-siège, que n’avons-nous pas fait ? Quels moyens, quelles preuves, quels sacrifices de notre part, pour convaincre le gouvernement français de notre sollicitude et de nos soins paternels ?

L’univers en est témoin, et Dieu connaît l’objet de nos vœux ; et comment ce même gouvernement peut-il sans crime aujourd’hui vouloir nous opprimer, nous humilier, nous exiler ? Mais non, Pie VII est sans crainte, il ne résiste pas, il ne s’avilit pas. Notre force, notre consolation, notre espoir, sont en J. C. et en sa religion ; les persécutions seront notre gloire, et la mort notre triomphe. Les moyens que nous avons mis en usage pour gagner une nation si éloignée du bon chemin, se sont manifestés lors du congrès de Lyon, que nous avons modifié, approuvé, confirmé, toutefois sans compromettre le dogme ni la discipline la plus essentielle ; et quand nous nous sommes crus à l’abri de toute attaque, on a préparé de nouveaux attentats contre nous. Le gouvernement français, qui venait de déclarer et proclamer Bonaparte pour son chef et son empereur, nous fit proposer si nous voulions abandonner notre siège et nous transporter à Paris, pour sacrer et couronner le nouvel empereur. Dans la vue d’obvier au plus grand des inconvénients, et d’arrêter des maux qui pouvaient se reproduire, nous avons de bon gré quitté notre siège, et nous nous sommes exposés à un voyage pénible et désagréable. Nous nous rendîmes à Paris, pour cette cérémonie, et ayant placé sur la tête de Napoléon le diadème impérial, nous pensâmes que dès-lors la paix, la sûreté et la bonne union étaient loyalement établies entre ce souverain et nous, entre la religion catholique et ses peuples, qui avaient déjà donné toutes les marques de respect, de vénération et de dévouement pour elle. Nous crûmes que l’on essayerait en vain de s’élever contre elle, et que nous ne devions concevoir aucune inquiétude.

Depuis peu, nous avons reçu de ce gouvernement une lettre basée sur les prétextes inadmissibles et injustes dont nous vous avons déjà donné connaissance dans le consistoire secret tenu à cet effet, et que nous jugeons à propos de rappeler à votre mémoire, afin qu’en applaudissant à nos immuables résolutions, vous souteniez notre courage et notre disposition a tout souffrir avec constance pour le soutien de la sainte religion catholique, apostolique et romaine, et pour la conservation des droits du saint-siège. Il est vrai que, dans tous les temps, l’Église de France a joui de privilèges reconnus par nos prédécesseurs, et bien loin que nous ayons voulu les détruire ou les diminuer, nous lui en avons accordé de nouveaux qui ne se sont point trouvés en opposition avec notre conscience, ainsi que tout le monde catholique en est instruit. Que pouvait-on faire de plus et vouloir encore de nous ? Il fut décidé de mettre notre constance a l’épreuve, et d’anéantir notre autorité. Ô gouvernement ! Ô peuple ! En te mettant contre nous, tu te mets contre toi-même.

  1. Le gouvernement français demande aujourd’hui un patriarche indépendant de nous ; il le nomme, le reconnaît, nous le propose revêtu de notre autorité, et nous somme de vouloir le reconnaître. Nous avons protesté et nous protestons non-seulement que nous ne le reconnaissons pas à ces conditions, mais nous le déclarons intrus et rejeté a jamais du sein de l’Église catholique, apostolique et romaine.
  2. On veut que le code soit publié et mis dorénavant en activité dans nos états. Mais ce code étant contraire a notre autorité souveraine, opposé aux saints canons et aux saints conciles, nous avons manifesté notre refus.
  3. On entend que tous les cultes soient libres et publiquement exercés. Mais nous avons rejeté cet article, comme contraire aux canons et aux conciles, à la religion catholique, à la tranquillité de la vie et au bonheur de l’état, par les funestes conséquences qui en dériveraient.
  4. On désire la réforme des évêchés, et que les évêques soient indépendants de nous. Mais cela étant opposé aux intentions de notre législateur et Seigneur J. C., qui a ordonné qu’il existât entre Saint-Pierre et les apôtres une union représentée aujourd’hui par celle des évêques avec nous, lors qu’il lui dit qu’il était Pierre, et qu’il serait comme la pierre fondamentale sur laquelle il bâtirait son Église, ajoutant de plus au même Pierre qu’il devait maintenir l’union de ses frères avec lui et les confirmer dans la foi, et tu conversus confirma fratres tuos ; en conséquence, nous protestons vouloir conserver, par nous et par nos successeurs, la plénitude de notre primauté, et la dépendance des évêques envers notre siège, ainsi que la chose est ordonnée par les bulles pontificales, les sacrés canons et les conciles.
  5. On demande que les bulles pontificales qui regardent la collation des évêchés et des paroisses de notre juridiction soient et demeurent abolies. Comme cet article serait un sujet de désordre et d’indépendance, ainsi qu’une déclaration puissante contre notre autorité et le saint-siège, nous le rejetons avec une égale fermeté.
  6. On insiste pour que nous décrétions l’abolition général des ordres ecclésiastiques de l’un et de l’autre sexes. Mais nous n’avons aucun motif pour l’effectuer ; au contraire, nous croyons qu’il est de notre devoir de les conserver et de les encourager.
  7. On demande l’abolition du célibat à l’avenir, et que les personnes consacrées au culte de la religion, même celles engagées par un vœu solennel, puissent se marier. Ce n’est qu’un article opposé à la sainteté et à la pureté de cette même religion, et contradictoire avec les promesses que les personnes religieuses ont faites à Dieu en faisant, pour un plus grand bien, le sacrifice volontaire de leur liberté.
  8. Enfin, le gouvernement français nous signifie de couronner et sacrer roi de Naples, Joseph Bonaparte. Mais comment pourrions-nous le faire sans délit ? Ferdinand Bourbon, souverain légitime de ce pays, est plein de vie : nous n’avons pas connaissance qu’il ait fait cession de ses états, et même nous sommes pleinement assurés des prétentions qu’il y a. Comment pourrions-nous lui substituer un autre souverain sans être injustes et inconsidérés ?

Voila, éminentissime frère, les prétentions du gouvernement français, avec la décision dont nous les avons accompagnées. Elles nous préparent un travail bien épineux, et malgré les menaces que l’on nous fait, nous désirons et nous déclarons avec une égale constance que nous ferons tous les sacrifices qui pourraient tourner a l’avantage de la religion et du saint-siège.

On est sur le point de s’emparer militairement des États de l’Église, et nous allons être environnés des individus d’une nation qui naguère nous a donné tant de preuves de dévouement, de respect et d’attachement à la religion et à notre personne. On nous dit, d’un ton menaçant, que nous devons nous attendre à voir un nouveau souverain dans ces états, et on laisse à notre volonté le choix du lieu où il nous plaira nous transférer, pourvu que ce soit hors de nos provinces chéries, et tout cela pour punir notre opposition à d’aussi injustes prétentions.

Dieu éternel, vous qui connaissez le cœur des hommes, et en découvrez les secrets les plus cachés, de grâce ayez pitié de nous, mais encore plus d’une nation plongée dans les ténèbres, et aveuglée par les erreurs qui entraînent son cœur. Nous nous offrons nous-mêmes en sacrifice, et si, pour expier sa faute, notre sang était nécessaire, nous ne refusons pas de le répandre. Nous nous prosternons à vos pieds sacrés, nous implorons de force vos saintes bénédictions sur nous, afin d’être remplis de force et de persister dans la sainte résolution plutôt tout souffrir que de perdre une si grande portion de notre troupeau dispersé et abandonné de vous. Nous remettons entre vos mains la défense de la religion catholique. Frappez, oui, frappez le pasteur ; mais pardonnez aux brebis que nous plaçons sous votre sauve-garde, et- maintenez-les réunies à vous. Que vos divines plaies, ô grand Dieu, soient notre asile et notre sûreté ; votre sang, notre tranquillité ; votre mort, notre exemple.

Et vous, notre cher fils et éminentissime frère, recevez cette circulaire qui vous est adressée, comme un témoignage de notre sollicitude paternelle et de la considération que nous avons pour vous, pendant que nous songeons à soulager nos maux, en vous en faisant connaître la source. Nous vous prions de vous unir à nous dans vos prières, afin que par sa grâce Dieu nous accorde une constance inébranlable à soutenir la religion, la justice et la vérité ; rappelons-nous toujours que les Français n’ont pas été les premiers persécuteurs de la religion de Jésus-Christ et de son vicaire sur la terre, et que nous ne serons pas les premiers martyrs, si Dieu nous fait la grâce de verser notre sang pour elle. Nous vous donnons notre bénédiction apostolique.

Le 5 février 1808.

Lien vers le fichier PDF : https://saintmichelarchange.files.wordpress.com/2017/08/napoleon_1er_ennemi_de_l_eglise.pdf

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11 commentaires pour Napoléon 1er, ennemi de l’Église

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  3. ricquet dit :

    Merci.
    Quelle fut la réaction première de Pie VII face aux exigences de la force ?
    – Montrer un esprit ouvert de diplomatie, pour éviter le pire et espérer une conciliation. (Peut-être se donner du temps…)
    – Puis, devant les exigences de la force (antinomiques avec les principes de l’église) : Rejeter l’ensemble en s’en expliquant avec cette lettre à l’époque des conquêtes de Napoléon.

    « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. » (Benjamin Franklin)
    N’est-ce pas la raison première du déclin de l’église et l’essor du paganisme ?

    Ne le voyons-nous pas aujourd’hui avec « l’apostasie massive dans laquelle se trouve actuellement la France de 2016. » (Dixit Stéphane)
    Combien de prêtres aujourd’hui, qui pour rester dans des conventions établies, ne marchent plus que dans les clous d’une synthèse sociétale, ne s’exclament plus, ne dénoncent plus qu’à demi mots pour ne pas contrarier l’autorité. Où est le pasteur qui offusque l’auditoire bercé aux sons des sirènes, des idées modernistes, et ne dénonce pas les dérives sociétales, les contre-sens flagrants de notre époque. La marchandisation du monde…

    Où est le berger, s’il consent à ses dérives sans alerter ses brebis ? S’il ferme les yeux sur les déviances LGBT, gender…
    L’église, dans sa mission est-elle encore un phare dans la nuit qui éclaire l’horizon ?

    La phrases de Benjamin Franklin peut-elle se réécrire ainsi :
    « Un église, disposée aux compromissions avec les dogmes du monde (droit-de-l’hommisme, droit marchand, droit LGBT…) sacrifiant un peu de vertu et de panache pour perdurer avec un peu de temps et un peu de lumière, finit par perdre les deux. »

    Un pasteur ne doit-il pas s’exclamer et s’exposer pour ses brebis ?

    Réponse avec Marc 8.33 (Mt 16.24-28 ; Lc 9.23-27) :
    « Mais Jésus se retourna, regarda ses disciples et reprit Pierre sévèrement :
    – Arrière, « Satan » ! Éloigne-toi de moi ! Car tes pensées ne sont pas celles de Dieu ; ce sont des pensées tout humaines.
    Là-dessus, Jésus appela la foule ainsi que ses disciples et leur dit :
    – Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive. En effet, celui qui est préoccupé de sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile, la sauvera. Si un homme parvenait à posséder le monde entier, à quoi cela lui servirait-il, s’il perd sa vie ? Et que peut-on donner pour racheter sa vie ? Si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles au milieu des hommes de ce temps, qui sont infidèles à Dieu et qui transgressent sa Loi, le Fils de l’homme, à son tour, aura honte de lui quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. »

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    • Samuel dit :

      Bonjour Ricquet.

      Si vous saviez ce que je pense de la foule en matière de démocratie. Comme au sujet des premières exigences des gens lorsqu’ils veulent guère passer à autre chose de pas si courant. En fait, ce que vous décrivez dans la première partie de votre propos, ne se passe pas si couramment sur le fond.

      Combien prétendent être de bon chrétiens, mais en réalité quand vous les écoutez, ils
      font pas moins de dégâts, comme quoi ce n’est pas si flagrant ce que je pourrais vous apprendre, mais qui pour bien faire, ne marchent plus trop en vérité dans les premières valeurs de vie de l’évangile.

      Où est celui ou celle, qui pourrait en faire la même constatation, car il n’y a pas que les idées modernistes qui font grand tort à la Sainte Vierge. C’est pourquoi comme vous, je n’aime pas plus fermer les yeux sur cela, ce que je voudrais dire par là, c’est que malgré les divers égarements de l’église, certains en font pas moins le jeu de l’adversaire. Je ne sais, si tout cela pourrait vous parler. Prenons par exemple, le cas de je ne sais plus qui en matière de mare à café, croyez-vous que cela soit des pensées qui viennent de Dieu ? Alors comme vous le dites si bien Ricquet déjà tant d’âneries qui sont dites.

      Savez-vous pourquoi Ricquet ? Parce qu’ils ne veulent pas vraiment renoncer à eux mêmes, tant pour les premiers défenseurs de la démocratie, que pour d’autres qui en font pas moins le lit de tant de choses comme ça. N’est-ce pas là une autre raison qui pourrait expliquer la grande désolation première ou pas si stupéfiante du moment ?

      Bien à vous.

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  4. Korventenn dit :

    Salut à toutes et à tous,

    « Les hommes n’ayant pu guérir la mort, la misère, l’ignorance, ils se sont avisés, pour se rendre heureux, de n’y point penser. Nonobstant ces misères il veut être heureux et ne veut être qu’heureux, et ne peut ne vouloir pas l’être. Mais comment s’y prendra t-il ? Il faudrait pour bien faire qu’il se rendit immortel, mais ne le pouvant il s’est avisé de s’empêcher d’y penser. »

    B. Pascal, Pensées

    Samuel :

    Tel un renard, l’homme voit des raisins en hauteur et souhaite les manger. Mais l’homme est incapable de trouver un moyen pour les attraper, il décide que finalement les raisins ne valent pas la peine d’être mangés, avec justification que les raisins ne sont probablement pas mûrs ou trop acides. Car en vérité, si quelqu’un désire quelque chose, mais qu’il le trouve inatteignable, il réduit sa dissonnance en le critiquant ou en l’ignorant.
    D’où la célèbre locution « les raisins sont trop verts » de l’illustre Esope.

    En union de prières,

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    • samuel dit :

      Bonjour, Korventenn.

      Votre propos pourrait s’articuler avec autre chose, c’est-à-dire qu’au fur et à mesure du déroulement des événements, il deviendra moins évident pour chacun d’y échapper en fermant les yeux, comme simultanément dans les divers signes du moment. Avant je
      m’en serais donné la peine de décrire ces autres observations pas moins courantes, hélas je me rappelle plus trop ce que je m’étais dit ce matin. Mais dans un ultime effort ou droit de réponse, je vais néanmoins essayer de vous faire partager cela, après je ne sais si vous trouverez cela bon à prendre envers votre prochain, car il m’arrive de tomber dans
      le même jeu de conduite des gens, comme pour celui de l’adversaire. Prenons par exemple rien que l’exemple suivant pour vous en illustrer la chose.

      Bonjour Mr le Censeur,

      Si vous me permettez, car il me semble que vous n’acceptez pas que des louanges dans votre relais. Il est vrai que le diable se cache dans les détails, néanmoins, c’est pas trop tiré par les cheveux ce que vous dites, alors comment expliquer qu’une telle personne comme vous puisse être mal comprise. De plus vous vous avancez pas tout le temps, c’est pourquoi je ne peux dire, que vous auriez pu refaire une rechute dans cela.
      En effet si vous n’aviez pas découvert cela, comment votre prochain pourrait-il en apprendre autant, comme quoi vous n’êtes pas que dans la mare à café, comme quoi tout se tient parfaitement du début jusqu’à la fin. Nous pensons souvent que l’Esprit saint est en nous, or il m’arrive de m’interroger sur tout ce que je pourrais entendre ici ou là. Je ne sais si cela pourrait vous rendre service, vous révéler quelque chose d’incroyable. En effet, c’est quand même énorme ce que vous nous apprenez, mais quelle science que vous possédez sur toutes ces choses. Après il n’appartient qu’à vous, de bien vouloir nous en dire davantage en votre âme et conscience. Sincèrement Mr le Censeur, quand vous dites qu’une autre est aussi aux ordres du système, vous croyez vraiment que je vais avaler cela ? En fait c’est souvent plus fort que vous, comme un joueur qui serait souvent pris par la passion d’une chose, comme de votre public, comme je crois dans tous les courants plus ou moins désolants du monde. Et puis un autre point que je voudrais pas oublier, recherchez-vous à écarter ce propos pour ne pas trop nuire au salut de votre prochain ? Par ailleurs, est-ce vraiment l’attitude que tout Chrétien devrait avoir en cette fin des temps ? Quand par exemple, quelque chose d’inattendu se produit, est-ce aussi un coup monté de leur part ? Quand vous recherchez à confirmer la moindre présupposition que vous pourriez avoir, est-ce un mauvais coup du malin ? Mais le malin sachez-le Mr le Censeur, il pourrait être tout aussi en vous, et cela sans même que vous puissiez vous en apercevoir. Qu’en dit alors votre Père spirituel de toutes ces révélations qui viennent de vous ? Mais il y a quand même du sensé et de la réflexion, bon c’est vrai, ce n’est pas que des élucubrations en partage, mais vous pourriez en donner l’impression, car ce n’est pas que vérifiable dans la Bible. La question qui pourrait se poser, pourquoi êtes-vous souvent dans cela ? Du coup êtes-vous réellement un ami ou un adversaire pour celui ou celle qui pourrait vous faire entendre cela charitablement ? Alors voilà, qu’est-ce qui est le plus essentiel à garder ou jeter ? Mais le point plus émouvant ou frappant, c’est au sujet de ce que vous dites au sujet de je ne sais plus qui. Sinon au sujet d’autre chose je ne sais pas, car il me semble que vous oubliez de prendre en compte des choses dans votre préférentiel plus ou moins édifiant de conduite. J’espère que vous ne prenez pas trop de café dans la journée. Voyez-vous si vous deviez trop vous donner raison, des gens pourraient facilement vous suivre, sans même ne plus y prendre garde. Honnêtement Mr le Censeur qui modère vos propos, si vous avez vraiment à cœur le salut de votre prochain ? Pourquoi ne pas vous suffire de ce que vous savez déjà ? Je vous en prie, ne faites pas tant une fixette sur untel, car sinon vous n’arrêterez pas de penser à ces tendances les plus courantes. Car en vérité, si quelqu’un préfère plutôt écouter le censeur, alors la bonne parole se perd. De plus à quoi bon allez chez le confesseur, si à chaque fois c’est plus fort que vous, serait-ce tant vital d’écarter cela à l’entendement de votre prochain ? Vous devriez en discuter avec le Seigneur tout de même, histoire de repartir sur de meilleures bases envers votre prochain. Alors si quelqu’un vous pose la question, dites lui que vous ne savez pas, que vous ne savez plus, que vous pourriez vous êtes trompé toute votre vie, il n’y a pas de honte à cela. En vérité, toutes ces choses que vous nous dites pourraient pas moins vous aveugler, à trop vous laisser embarquer dans ces choses-là, vous pourriez assurément et en conséquence décevoir un peu la Ste Vierge, comme pour tant de gens pas moins comme vous en cette fin des temps, amen.

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  5. Korventenn dit :

    Bonsoir Samuel,

    Peut-être devriez-vous tournez les yeux sur vous-même et vous garder de juger les actions des autres. Croyez-moi, en jugeant les autres, l’homme se fatigue vainement ; il se trompe le plus souvent, et commet beaucoup de fautes, mais en s’examinant et se jugeant lui-même, il travaille toujours avec fruit. D’ordinaire, nous jugeons les choses selon l’inclination de notre coeur, car l’amour propre altère aisément en nous la droiture du jugement.

    Et bien trop souvent, quelque chose hors de nous, ou de caché en nous, nous entraîne. Plusieurs se recherchent secrètement eux-mêmes dans ce qu’ils font, et ils l’ignorent. Ils semblent affermis dans la paix lorsque tout va selon leurs désirs ; mais éprouvent-ils des contradictions, aussitôt ils s’émeuvent et tombent dans la tristesse.

    En vérité, si vous vous appuyez sur votre esprit et sur votre pénétration plus que sur la soumission dont Jésus-Christ nous a donné l’exemple, vous serez très peu et très tard éclairé sur la vie spirituelle ; car Dieu veut que nous lui soyons entièrement soumis, et que nousnous élevions au-dessus de toute raison par un ardent amour.

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    • samuel dit :

      Je vous l’accorde je maîtrise pas bien le français pour me faire comprendre, c’est pourquoi j’ai jugé bon de remanier ou développer mon propos pour vous.

      Vous savez, je passe pas toujours mon temps à juger mon prochain, la religion ou le Pape, comme je crois pas toujours me dépenser. Prenons un autre exemple, bien des fois nous recherchons sous une forme ou une autre à faire partager une chose, or sur la toile c’est souvent le même tableau. C’est pourquoi, vous pourriez pas moins être dans la désolation à vous apercevoir que cela n’est pas toujours bien reçu. Ne vous arrive-t-il jamais de vous apercevoir à quel point les gens se laissent berner par le bagout de plusieurs, mais peut-être que je devrais garder cela pour moi, c’est comme je crois pour la tendance la plus ou moins libérale de l’église. D’habitude, la vie religieuse ou laïque n’est pas automatiquement salutaire pour tous, c’est pourquoi si ces jours n’étaient abrégés personne ne pourrait en réchapper. Nous croyons des fois être plus établis dans la paix, etc., lorsque nous nous imaginons moins vivre selon les désirs, mais en fait nous demandons souvent aux autres de changer pour nous, c’est la tendance du nombre. Vous me dites que je ne tourne pas assez les yeux sur moi, possible. Mais vous savez à force de les tourner que sur soi, on oublie pas moins de témoigner de la cruelle censure des gens dans leur matérialisme comme d’autres à la fois dans leur croyance en Dieu. Croyez-vous que je prends plaisir à vous apprendre cela, si encore nous avions des choses intéressantes à dire. Comment voulez-vous que nous soyons entièrement soumis à Dieu, lorsque la vie dans le monde moderne oblige graduellement le nombre à se faire conditionner par tout ce qui se fait déjà à l’insu des consciences. Mais je vous l’accorde, le terme censeur n’est pas le plus approprié pour illustrer le manque d’amour ou d’écoute de nos frères les plus calés en la matière. Donc selon vous je me tromperais, ça je ne sais pas, sinon vous ne seriez pas par hasard un autre breton ? Comme quoi, vous pourriez pas moins juger votre prochain selon l’inclination de votre cœur, des fois les gens éprouvent un tel amour propre envers leur région ou une personne, que tout ce qui ne vient pas d’eux n’est pas bon à recevoir dans la droiture de leur jugement. Vous me pardonnerez si vous avez un meilleur niveau en religion, il est vrai que si la volonté de votre sang, est davantage dans la soumission envers le Seigneur, je ne peux que m’incliner. Je vous en prie, relisez s’il vous plaît ce que j’ai voulu vous faire voir dans mon mot précédent, au sujet de l’habituel baratin des gens en cette fin des temps.

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  7. samuel dit :

    En réalité dans un tel monde, le Seigneur est loin de ceux qui n’ont jamais le cœur brisé au sujet des multiples persécutions de chrétiens, par contre pour celui qui préfère rester indifférent à tout ce qui se passe déjà, alors moins grande la fatigue ou la peine au cœur. Par conséquent lorsque tout cela se produira tôt ou tard dans leur vie, la détresse sera si grande qu’il n’y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais.

    Il y a en effet plusieurs courants libéraux dans le monde actuel, que je ne peux soutenir, de ce fait si je devais l’ouvrir, on pourrait faire penser que je préfère juger mon prochain ? Assurément, d’ordinaire on ne fait plus attention à toutes ces choses-là, ou ce n’est d’abord que le chacun pour soi pour gravir l’échelle sociale, obligation pour tous, d’être dans l’ivresse ou la continuelle introspection de soi, faut dire qu’avec le progrès l’histoire se répète un peu.

    A vrai dire, plus nous en recherchons à en témoigner, et plus des gens pourraient penser que nous ne travaillons pas assez sur nous, or lorsque nous préférons étudier la loi beaucoup moins neutre actuelle, comment pourrions-nous avoir les yeux uniquement tournés sur nous mêmes face à un tel anti-christianisme ambiant ? Qu’aurait pu dire Marx sur les nouvelles pratiques contre les chrétiens dans le tout matérialisme actuel, tant de malice humaine pour le pouvoir.

    Malheureusement, je ne sais comment font certains pour pouvoir encore s’établir dans la paix, car si ces jours n’étaient abrégés plus personne ne pourrait en réchapper; mais à cause des élus, ces jours seront abrégés. De ce fait, beaucoup se prétendent arrivés au sujet de leur vie spirituelle, mais voilà le Seigneur est très loin de ceux qui n’ont jamais le cœur brisé au sujet des multiples persécutions de Chrétiens dans le monde.

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