Jean ou la quête du Paradis

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Jean marchait en direction de Saint Jacques de Compostelle. Il était vêtu d’une longue bure de couleur marron. Une corde blanche ainsi qu’un large chapelet de bois, terminé par une jolie croix, ceinturaient sa robe. Jean était un frère qui avait décidé de partir en pèlerinage avant d’être nominé prêtre à son retour. Ce long voyage était un bon moyen pour lui de révéler ses vœux. Il était parti à pied de Saint Étienne et nous étions en l’an de grâce 1645. Jean vivait dans la Foi depuis de longues années mais il comptait sur la Divine Providence pour se révéler à lui pendant ce baptême pédestre. Il espérait obtenir une révélation intérieure qui confirmerait son saint engagement. Il avait peur de ne pas faire le bonheur de Jésus-Christ sans cette étincelle providentielle. Jean était intègre vis-à-vis de son âme et ne voulait décevoir personne.

Il pleuvait à torrent depuis son départ, en ce mois de mai. Il pensait que la Sainte Vierge Marie le mettait à l’épreuve de la Foi. Il égrenait son chapelet avec ferveur mais une sensation de vide le mettait mal à l’aise. Il évoluait vaillamment sur ce chemin bordé d’arbres. Il était en plein cœur d’une étrange forêt. La brume recouvrait la cime des arbres en leur donnant un aspect chargé de nostalgie. Jean sentait la lourdeur de centaines d’yeux qui semblaient l’épier en vue de parfaire sa foi. Le monde avait perdu son côté rationnel, on aurait dit qu’un rêve cherchait à l’envelopper. Jean tenait bon malgré cette étrange tentation qui cherchait à l’entraîner dans le néant. Un hurlement de loup résonna au loin, sur la gauche. Jean leva les yeux au ciel afin d’implorer le Père de lui venir en secours. Ce pèlerinage prenait une tournure inattendue.

Un bruit de branches cassées surgissant des ténèbres de la forêt lui fit tourner la tête sur la droite. Une sensation de paix l’envahit aussitôt. Le toit d’une petite chapelle se dévoila à une centaine de mètres dans les hauteurs. Une étrange lueur vacillait derrière les vitraux. Jean remercia le Seigneur et marcha mécaniquement dans la direction indiquée. Il avait besoin de repos et de prière. Le chemin terreux devint de plus en plus raide au fur et à mesure de sa progression. Les portes de la chapelle semblaient s’éloigner alors qu’il s’en rapprochait de plus en plus. Jean récita avec ferveur un « Notre Père » pendant qu’il avançait avec assurance.

Une effluve de rose le consola de sa peine alors qu’il se tenait devant les portes de la chapelle. Il posa la main sur la petite poignée métallique et se glissa à l’intérieur de la petite bâtisse. Une douce chaleur le réconforta instantanément. Des dizaines de bougies brûlaient devant une statue de la Sainte Vierge Marie. Un crucifix sur lequel se tenait un Christ, taillé dans une pierre blanche immaculée, se dressait majestueusement sur le mur de la chapelle. Jean tomba à genou en louant cette Grâce. Les chants des Pères s’élevèrent dans les airs alors qu’il priait avec une intense ferveur. Il pouvait percevoir ces chants angéliques qui emplissaient la chapelle. Une main douce et aimante se posa sur le sommet de sa tête, on aurait dit qu’une couronne invisible tournoyait lentement. Une extase soudaine l’emporta en-dehors du temps. Une Lumière incandescente l’enveloppait alors qu’un parfum de fleurs flottait dans ce lieu inconnu.

Lorsqu’il revint à lui, un prêtre rentré dans la chapelle déposa des aliments sur une table avant de s’en aller comme il était venu. Sa robe de bure était miraculeusement sèche, la chaleur des lieux ayant eu un effet charitable sur sa personne. Jean leva les yeux au plafond avant de remercier le Ciel. Il se releva et s’approcha doucement de la petite table. Un pain de campagne encore chaud ainsi qu’un grand bol rempli d’une épaisse soupe fumante y trônaient. Il mangea lentement ces délicieux mets sans trop savoir comment ce prêtre avait fait pour lui apporter cette nourriture providentielle. Après avoir terminé ce repas frugal, Jean s’approcha de l’Autel. Une coupe remplie de vin et un calice contenant une hostie immaculée s’y trouvaient. Jean bénit le petit pain circulaire avec une foi décuplée, il leva lentement le récipient argenté pour boire une gorgée du liquide violacé et délicatement parfumé avant de le reposer délicatement pour le recouvrir de son linge blanc. Il prit la Sainte Hostie en récitant des paroles en latin. Au moment de la rompre, un Ange apparut au-dessus de la Sainte Croix pour louer le Seigneur. Un Amour débordant le combla soudainement, la chapelle s’éclaira d’une intense lumière blanche. Il baignait dans une atmosphère ressemblant au Paradis. Le Miracle du Saint-Sacrement transcenda la chapelle en un lieu béni. Des chants s’élevèrent de nouveau. Jean vivait pleinement le miracle de la Foi.

Une voix intérieure lui parla tendrement : « Tu convertiras en mon Nom de nombreux pécheurs. Fais que l’Amour descende sur terre, Jean. » Après ce moment passé dans la Magnificence de Dieu, Jean revint au centre de la chapelle pour prier pendant une période indéterminée, le temps semblant s’être arrêté. Il fit le signe de croix avant de se relever. Jean s’agenouilla humblement devant l’autel. Avant de partir définitivement de ces lieux, il remercia la Sainte Vierge Marie. Jean s’approcha de la porte avec un pincement au cœur. Il sortit sans se retourner. Le ciel était dégagé et le soleil brillait. Une douce chaleur de printemps et une belle luminosité transforma la sombre forêt en un magnifique lieu imprégné de cet Amour préternaturel. Jean descendit lentement le chemin. Lorsqu’il fut arrivé en bas, il se retourna pour contempler la chapelle. Au bout du sentier qu’il avait emprunté se dressait fièrement un vieux pin mais aucune bâtisse ne s’y trouvait. Jean tomba à genou devant ce miracle.

Quelques semaines plus tard, Jean devint prêtre et fit serment de servir Jésus-Christ avec Foi, Espérance et Charité. Le temps passa, Jean devint évêque de Saint-Étienne et transforma de nombreux pécheurs en fidèles serviteurs de Dieu.

J’informe le lecteur qu’il s’agit d’un conte sorti tout de droit de mon cœur. Je souhaitais faire partager un moment d’Amour avec vous. Des miracles de ce genre ont toutefois eut lieu. Le passé était porteur d’une Foi qui transcendait les hommes en de fidèles Apôtres du Christ. Depuis le temps de la république, les miracles qui se sont produits en France, dans ce lointain passé, ont été effacés afin que le Saint-Esprit disparaisse du monde. Le Sacré-Cœur de Jésus est fui et tourné en dérision par ceux qui souhaitent conserver à tout prix le pouvoir. Dans les ténèbres contemporaines, j’invite mes lecteurs à retrouver le chemin du Christ afin que l’Amour puisse descendre sur Terre. Nous devons imiter les Anciens qui ont aimé avec ferveur notre Seigneur, la Sainte Vierge Marie, les Anges ainsi que les Saints.

Faisons-nous apôtres des temps modernes afin d’éclairer le monde d’une Lumière fidèle à Dieu. Préparons-nous pour le retour du Christ en lui rendant hommage. Veillons et prions car les temps se rapprochent à un rythme que nous ne pouvons pas connaître. Tournons-nous vers le Saint Amour du Père afin que de nombreuses générations de Saints puissent naître dans les prochaines décennies. Nous devons fuir la tyrannie rationaliste tout en sachant œuvrer dans le quotidien en remplissant notre devoir d’état. Nous devons savoir, à la fois, vivre dans les tourments du monde et honorer Dieu. La Foi est complémentaire à la rationalité mathématique. Cela s’appelle avoir la tête dans les Cieux et les pieds sur Terre. Aimez Dieu de tout votre cœur pour arracher le monde aux griffes de Lucifer. Préparons-nous pour l’ère annoncée dans le Nouveau Testament. Souvenons-nous de l’enfant Jésus Couronné qui tient dans sa main un globe terrestre surmonté d’une Croix pendant qu’il bénit le monde de ses deux doigts levés.

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Un commentaire pour Jean ou la quête du Paradis

  1. Samuel dit :

    Il n’y a rien de mieux qu’une bonne marche et un bon repas je trouve. Je m’efforce comme vous et de temps en temps, de faire connaître en douce l’autre histoire de France, celle qu’un bon nombre de modernes méconnaisse. Et pourtant il fut un temps autrefois ou nos ancètres sachaient mieux faire le ménage en eux, en réalité ce ne fut pas une époque aussi individualiste et obscurantiste surtout au regard d’une telle nuit mondiale de nos jours.

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