Comment se préparer au retour du Christ ?

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La politisation du Christianisme a donné naissance au droit canonique (Corpus juris Canonici). L’intellectualisation de la volonté de suivre le Christ sur terre a généré des textes donnant des directives particulièrement complexes à suivre. Or, notre Seigneur Jésus-Christ, « Rabbouni » selon un nom très affectueux, ne nous a jamais demandé de politiser son œuvre.

Le Christ est avant tout un être spirituel incarné dans un corps humain. Sa double nature rayonnante fait de lui un guide qui transcende les clivages et pulvérise les dogmes. Son Amour, issu de la Lumière du Père, ne saurait être contenu dans une œuvre humaine. Au contraire, cet Amour flamboie comme le soleil pour impacter les âmes humaines afin de les élever, beaucoup plus haut, en direction des Cieux.

Jésus-Christ ne pouvait pas être roi selon les lois humaines parce que cela aurait étouffé en lui l’éclat brûlant émanant du Père. Le feu de l’Amour consume les œuvres humaines afin de les purifier de cette blancheur incandescente qui leur demande de placer leurs Trésors dans le Ciel. Celui qui suit le Chemin du Christ ne peut pas se contenter de la vie quotidienne, rythmée de ses règles conventionnelles et solidifiées sur le papier. Cette fixation des idées sur un support refroidit la teneur préternaturelle de l’incandescence de l’Amour.

Jésus-Christ n’écrivait rien parce qu’il vivait constamment dans l’Amour du Père et l’enseignait à ses apôtres. On peut vivre de cet Amour et le figer sur papier si l’on connaît les œuvres du Fils et que l’on se sait capable de se défausser de la tyrannie rationaliste. Celle-là même qui tue les fruits offerts par notre Rédempteur, Jésus-Christ. Ceux qui souhaitent vivre pleinement la politisation du Christianisme se transforment en jeteurs d’eau sur un métal ardent. Cette action produit une explosion dévastatrice causée par un refroidissement brutal de l’airain en fusion au contact du liquide glacé. Les œuvres spirituelles que nous a léguées Jésus-Christ ne peuvent pas être contenues dans un quelconque récipient. Elles ont besoin de vivre pleinement au contact des âmes des fidèles qui se transforment alors en apôtres de la Sainte Parole.

Notre Seigneur est venu sur terre, une première fois, pour ouvrir la marche vers le chemin de l’Amour et il accomplira pleinement la Loi du Père lors de son retour. Jésus a demandé à ses apôtres d’annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu en mettant en pratique ses enseignements issus de l’Amour du Père. Autrement dit, il ne leur a pas demandé de venir, tels des notaires, pour faire signer, aux nouveaux convertis, des documents administratifs.

L’œuvre de Dieu se vit à travers la plénitude du cœur. Le Sacrifice expiatoire de notre Seigneur, mort sur la Croix pour nous, et sa résurrection trois jours plus tard, véritable miracle de l’Amour du Père pour son Fils, a transcendé les apôtres en messagers de Dieu. C’est de cette manière que le Christianisme s’est propagé à travers le monde. Le martyr des Saints a amplifié l’impact du message Chrétien en convertissant massivement les populations les plus rebelles et les plus incrédules.

Il est particulièrement désolant de constater qu’une majorité d’hommes, même et surtout aujourd’hui, ont besoin, tel Saint Thomas, de miracles pour croire. Pourtant, Jésus n’a-t-il pas dit « Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru ! » (Jean 20.29) ? Cet état d’esprit fait, tristement, déambuler l’individu dans sa vie quotidienne, comme s’il était mort. Il se contente de manger, de boire et d’effectuer ses tâches plus ou moins banales mais toujours matérialistes.

Les graines de vie offertes de la main de Jésus doivent être plantées dans le sol de France afin de préparer les Chrétiens à la future venue de notre Seigneur. Cependant, il ne reviendra pas tant que nous n’auront pas commencé à cultiver son jardin. C’est seulement lorsque nous aurons pleinement accepté son Amour incandescent qu’il viendra nous visiter dans sa Gloire.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que nous devons commencer à nous épurer, dès aujourd’hui, afin d’être dignes de nous présenter devant le Fils. Comme je l’ai déjà longuement expliqué dans les précédents articles, cette épuration qui fait tendre vers la sainteté est pleine de douceur et de pardon. Nous devons apprendre à communier avec la tendresse de l’Amour. Cela signifie concrètement que nous devons nous éloigner du péché de manière progressive, à notre rythme, sans nous brusquer. L’âme n’est pas faite pour être violentée mais elle doit, cependant, apprendre à vaincre les vices. Jésus-Christ nous demande d’être comme des agneaux dans une bergerie attendant le retour de leur berger. C’est dans la veille et la prière qu’il nous saisira tendrement sur ses épaules avant de nous présenter au Père avec une grande joie, celle de la réconciliation.

Si le Sauveur revenait aujourd’hui, il trouverait une humanité égarée dans ses tourments et aurait du mal à nous féliciter pour nos œuvres. Peut-être remercierait-il du bout des lèvres quelques dizaines ou centaines de millions de Justes, mais que ferait-il des autres ? Jésus incarnant l’Amour pur et incandescent se trouverait confronté à l’ingratitude des hommes. Il souhaite nous voir venir à bras ouverts comme lors de son entrée dans la ville de Jérusalem. Il pénétra dans l’enceinte fortifiée, sur son petit âne, sous les cris de joie et d’espoir de son peuple qui agitait de magnifiques feuilles de palmier. Jésus souhaite que nous l’accueillons aujourd’hui comme nos ancêtres l’ont fait parce qu’il vit pour et par l’Amour du Père, dans la joie et la pureté du cœur.

Imaginez-vous notre Seigneur rentrer dans un établissement bancaire, s’asseoir sur une chaise après avoir saisi un ticket, et attendre le bon moment pour s’avancer vers le guichet ? Une poignée d’humains, quelques dizaines ou centaines de millions, probablement, attend véritablement son retour. L’humanité est confrontée, au XXIe siècle, à de graves troubles à cause de son refus d’aimer. Jésus-Christ nous demande, par conséquent, de nous réveiller de cette torpeur et de nous rendre dignes de lui.

Nous devons réapprendre à vivre de l’élan du cœur. Comme l’aurait probablement dit Jésus : « Venez à moi les mains vides et le cœur plein. Buvez de mon eau vive qui vous transcendera jusque dans les Cieux. » Des générations entières de Saints pourraient naître sur terre dans les prochaines décennies si nous mettions de la bonne volonté, dès aujourd’hui, dans notre vie de tous les jours.

Attendre le retour du Christ, c’est assumer son travail quotidien, œuvrer dans le fond de son âme pour améliorer le monde et, surtout, appeler du fond du cœur notre Seigneur. Lorsque le jour sera venu, toutes les créatures du Ciel et de la Terre fléchiront le genou, sans exception, devant sa Magnificence et sa Gloire. Que Dieu nous rende chaque jour meilleur afin que nous soyons prêts pour nous présenter devant son Fils. Que la Paix commence à se manifester sur Terre. Amen.

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5 commentaires pour Comment se préparer au retour du Christ ?

  1. devinez dit :

    « L’œuvre de Dieu se vit à travers la plénitude du cœur. Le Sacrifice expiatoire de notre Seigneur, mort sur la Croix pour nous, et sa résurrection trois jours plus tard, véritable miracle de l’Amour du Père pour son Fils, a transcendé les apôtres en messagers de Dieu. C’est de cette manière que le Christianisme s’est propagé à travers le monde. Le martyr des Saints a amplifié l’impact du message Chrétien en convertissant massivement les populations les plus rebelles et les plus incrédules. » Donc les guerres de religion, les Croisades et les massacres n’ont pas aidé à cette expansion ?

    « Il est particulièrement désolant de constater qu’une majorité d’hommes, même et surtout aujourd’hui, ont besoin, tel Saint Thomas, de miracles pour croire. Pourtant, Jésus n’a-t-il pas dit « Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru ! » (Jean 20.29) ? Cet état d’esprit fait, tristement, déambuler l’individu dans sa vie quotidienne, comme s’il était mort. Il se contente de manger, de boire et d’effectuer ses tâches plus ou moins banales mais toujours matérialistes. » Je suis comme Saint Thomas, pourtant je crois en Dieu sans pour autant le chercher, et je ne passe pas ma vie à me contenter de tâches matérialistes. Au contraire, en m’éloignant de la présence -que je trouve étouffante- de Dieu, j’ai l’impression de me découvrir par moi-même, en essayant d’être le plus objectif possible (ce qui bien sur je suis loin de réussir), suis-je quand même en train de me perdre ?
    « Ce qu’il faut comprendre, c’est que nous devons commencer à nous épurer, dès aujourd’hui, afin d’être dignes de nous présenter devant le Fils » Mais en faisant cela, si nous le faisons toute notre vie, ne finirait-on pas par ne vivre que pour Dieu, et non pour nous-mêmes ? Ne finirait-on pas par nous oublier pour Dieu, nous oublier nous-mêmes ? Ne serait-ce pas de la servitude ?

    « Jésus-Christ nous demande d’être comme des agneaux dans une bergerie attendant le retour de leur berger. C’est dans la veille et la prière qu’il nous saisira tendrement sur ses épaules avant de nous présenter au Père avec une grande joie, celle de la réconciliation. » Je suis désolée, mais cela me fait penser à une dictature. Le mot est fort et mal choisi, mais c’est le premier qui me vient à l’esprit… Mais où est le libre arbitre ? Pourquoi devrais-je me sentir coupable d’une faute que je n’ai pas commise au point de passer mon existence à tente de me faire pardonner ? Dieu ne m’a-t-il pas faite ainsi pour une raison simple, pour exister ? Comment pourrais-t-on comprendre Dieu si nous ne nous comprenons pas nous-même ? Le temps a prouvé que la religion n’est peut-être pas LA solution, même si elle est nécessaire ; et je crois que nous courrons à notre perte en vouant notre existence à Dieu en espérant qu’un jour, alors que nous n’aurons plus vraiment de contact entre nous -mis à part l’unité de la religion- , on puisse sauver l’Humanité ?

    « Si le Sauveur revenait aujourd’hui, il trouverait une humanité égarée dans ses tourments et aurait du mal à nous féliciter pour nos œuvres. Peut-être remercierait-il du bout des lèvres quelques dizaines ou centaines de millions de Justes, mais que ferait-il des autres ? Jésus incarnant l’Amour pur et incandescent se trouverait confronté à l’ingratitude des hommes. Il souhaite nous voir venir à bras ouverts comme lors de son entrée dans la ville de Jérusalem. » Alors parce que les autres, ceux qui ont choisi le libre arbitre et de ne pas être la brebis docile, ceux qui vivent en se détournant de la Foi, nous sommes des ingrats ? Mais, dans ce cas-là, c’est le Seigneur qui est ingrat. A quoi s’attendait-il ? Il est omniscient, il sait très bien ce que nous sommes : alors en connaissant d’avance nos « erreurs » et faux pas, il nous punira par le purgatoire et l’Enfer ? C’est horrible. Jesus nous souhaite que nous l’accueillons à bras ouverts ? Mais comment pourrais-je le faire en sachant cela ? En sachant que si je ne croie pas en lui et que je le renie, je ne pourrais pas ! Que se passe-t-il ensuite pour moi…?

    « Il pénétra dans l’enceinte fortifiée, sur son petit âne, sous les cris de joie et d’espoir de son peuple qui agitait de magnifiques feuilles de palmier. Jésus souhaite que nous l’accueillons aujourd’hui comme nos ancêtres l’ont fait parce qu’il vit pour et par l’Amour du Père, dans la joie et la pureté du cœur. » Je ne le trouve pas très humble, ce Jesus ; on ne l’accueille même plus comme un Roi, mais comme un Dieu. Et surtout, je ne me vois pas honorer un homme qui n’aura eu aucun impact dans ma vie.

    « L’humanité est confrontée, au XXIe siècle, à de graves troubles à cause de son refus d’aimer. Jésus-Christ nous demande, par conséquent, de nous réveiller de cette torpeur et de nous rendre dignes de lui. » Je veux que Dieu soit fier de moi, vraiment. Et je pense, je le sens au fond de moi, qu’il le sera. C’est la seule « personne » que je veux rendre fier. Et j’ai la conviction profonde que c’est en me comprenant d’abord moi-même et en tentant de comprendre l’Humanité que j’arriverais enfin, à ma mort, à m’approcher de lui. Et que ce n’est pas en priant ni en me confessant, ni en suivant ses commandements que je gagnerai ma place au Paradis. J’ai été baptisée, j’ai longtemps prié, suivi le catéchisme et essayé de lire la Bible ; mais j’ai été dégoûtée. Je me voyais comme un oisillon qui attend sa mère pour qu’elle le nourrisse enfin, j’attendais la parole de Dieu. Je n’essayais pas de vivre de mes propres moyens, je me perdais dans des « signes » qu’Il m’aurait envoyé, et j’ai trouvé ça pathétique. Pardon, c’est encore un mot violent, mais cette fois-ci nécessaire. Je ne veux pas vous insulter ni vous blesser, j’essaye juste de comprendre, vraiment. Je suis jeune, et j’aime me confronter à l’avis des autres. Le vôtre m’intéresse.

    « Que Dieu nous rende chaque jour meilleur afin que nous soyons prêts pour nous présenter devant son Fils. » Pourquoi attendre ? Faisons-le nous-mêmes ! J’ai besoin d’être libre, voyez-vous ? Et je crois que c’est ce que Dieu souhaite.

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    • Bonjour,

      Vos propos ne m’étonnent guère dans un monde où l’apostasie est générale. Vous suivez un parcours très loin de Dieu et c’est par une prise de conscience progressive que vous parviendrez à vous épurer de votre colère.

      Je vous conseille vivement de lire « les Confessions » de Saint Augustin et vous aurez la réponse à toutes vos questions. Cet homme, véritable saint, a vécu un parcours très chaotique dans lequel il a connu tous les états d’âme. Avant d’être saint, c’était un grand pécheur.

      Mon parcours personnel est d’ailleurs loin d’être cohérent. Ma colère était très certainement supérieure à la votre. J’ai vécu dans un égoïsme forcené, des erreurs plein la bouche, la haine de Dieu jusqu’à agir de manière erratique. C’est justement Dieu qui m’a amené à lui d’une manière totalement inattendue.

      Bonne journée. Je vous souhaite de trouver la paix.

      Stéphane

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    • Souri7 dit :

      Bonsoir Devinez,

      vous êtes jeune, vous l’avez dit, mais cela se sent dans vos propos. Et vos réactions sont quasi normales. Nous avons tous besoin de faire nos expériences, de nous trouver nous-même, oui car ce monde est un vaste chantier mis à notre disposition pour faire autant d’expériences que nécessaire. Et trouver son chemin. Ce sera votre choix, libre, uniquement. Vous choisirez quelle voix vous voulez écouter et suivre.
      J’ai fait beaucoup d’expériences de toutes sortes, plus jeune, mais toujours avec le regard porté vers Dieu, et cela m’a empêchée de me perdre dans des zones nébuleuses. C’est la protection qu’Il nous accorde dans les dangers, si notre coeur ne L’oublie pas.
      A l’époque où je me débattais (et on se débat tous dans cette vie à propos de quelque chose) la Providence m’a donné une phrase en anglais qui voulait dire « grandis sur ta propre tige » (« grow on your own stem »). Et cela m’a servi pour me construire avec plus de sérénité. Vous voyez, on est tous pareils, et c’est certain qu’il faut se connaître pour connaître les autres, et puis connaître Dieu.
      Je crois qu’à part les âmes prédestinées à entrer tôt en religion, nous autres avons besoin de « jouer » dans ce monde, car Dieu nous façonne dans le concret de la vie.

      Et lorsque vous connaîtrez Dieu, intimement, parce que vous l’aurez choisi en connaissance de causes et non par obligation, alors si vous l’aimez suffisamment, oui, vous voudrez vous oubliez vous-même et ne vivre que pour Lui, car Il est la Vie purifiée et la Vie en abondance, et la Force de vivre que le monde ne donne pas. A l’intérieur de vous-même vous aurez un trésor que personne ne pourra vous enlever, une raison de vivre à toute épreuve. Mais en attendant, cheminez avec honnêteté et construisez-vous avec vérité.
      Au passage, Jésus-Christ est bien Roi, mais également Dieu. Si vous n’y croyez pas, c’est une autre question.

      Prenez l’exemple d’un animal sauvage pris dans un piège avec un noeud coulant autour du cou. S’il cherche à fuir et se tortille, il va se blesser et s’étrangler, et on ne pourra pas l’aider ni le sauver. S’il est plus docile, on pourra le libérer de ce piège et lui permettre de garder la vie sauve. Il en va de même pour notre âme avec Jésus-Christ. Nous avons tous besoin d’être libérés du péché, de nos pulsions désordonnées et volontaires. Surtout dans les temps actuels.
      Vous avez soif de liberté, je vous comprends, j’étais aussi « cheval échappé ». Mais il n’y a de véritable liberté qu’en Dieu. L’important c’est de cheminer sincèrement, et l’Esprit Saint se chargera de vous éclairer avec la mesure qui vous correspond. Et Il vous fera revenir à l’enseignement biblique et aux sacrements.

      Joli oisillon, je vous souhaite un très fructueux cheminement de vie, vers « la vérité toute entière ».

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