Comment se libérer de ses entraves mentales

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Nous sommes bien souvent les victimes d’une manipulation mentale invisible mais pourtant bien réelle. La difficulté consiste à prendre conscience de ce phénomène. Il est pourtant aisé de découvrir si nous en sommes les victimes. Tout se déroule au niveau de l’interprétation des mots que nous entendons et que nous utilisons. Nous relions inconsciemment à chaque mot une connotation émotionnelle. Cela signifie que nous attribuons à chaque phrase une émotion qui la rend plus ou moins fréquentable selon notre propre sensibilité.

Par exemple, si j’emploie le mot « personne à mobilité réduite », j’obtiendrai la représentation mentale d’un individu en fauteuil roulant et j’aurai l’impression d’être respectable vis-à-vis de celui-ci parce que j’aurai employé une phrase à connotation sociale. Pourtant, cette locution est issue d’un processus mental interne qui est lié à mon propre psychisme. Cette impression de respectabilité découlant de la phrase « personne à mobilité réduite » m’est tout à fait personnelle, c’est-à-dire, qu’aucun individu n’est en mesure de savoir ce que je ressens. Pourtant, il existe un processus de culpabilisation inhérent aux mots que nous employons et lié à l’émergence de la novlangue.

Ce nouveau mode d’expression condamne insidieusement la liberté de penser parce que les mots sont chargés d’un certain poids plus ou moins lourd à porter. Cela nous pousse à faire attention à chacun de nos mots. Cela entraîne chez certains individus une déstructuration notable du fil de la pensée. Ce principe est celui de la « boule de flipper » qui est éjectée dans tous les sens à l’intérieur de la machine. La boule de flipper représente le déroulement de notre pensée, la machine représente notre mental. Par exemple, si nous employons un mot chargé négativement, le fil de notre pensée sera déstabilisé parce que nous serons victime d’un tabou qui nous fera ressentir un mal-être. Un mécanisme insidieux de peur se met progressivement en place. Nous cherchons peu à peu à éviter les mots interdits afin de ne plus ressentir cette angoisse sourde.

Le principe de culpabilisation de la pensée génère une impression de malaise indéfinissable qui nous pousse à réagir en vue de nous apaiser. Cette action est bien souvent matérialiste. Par exemple, si nous nous sentons angoissé, nous aurons tendance à prendre une substance psychoactive ou à effectuer un geste de compensation. Chez certains cela s’exprime par une prise d’alcool (ou toute autre substance) et chez d’autres par un achat compulsif, une envie de sensation forte, etc… Le système ne nous apprend plus l’introspection par la faute d’une certaine liberté individuelle. Cette notion stipule que nous pouvons agir selon notre bon vouloir quand nous le souhaitons. Ainsi, nos comportements peuvent engendrer chez les autres une réaction imprévue sans que nous ne puissions en comprendre le processus. Cette liberté entraîne une réaction en chaîne.

Par exemple, nous avons eu une discussion mouvementée avec une personne. Nous avons employé des mots qui ont déclenchés chez celle-ci une réaction agressive. Par un processus inconscient, nous aurons eu tendance à agir de manière symétrique en lui renvoyant cette animosité. Dans ces conditions, la tension entre deux protagonistes peut monter brusquement jusqu’au point de rupture si nous ne prenons pas conscience de ce mécanisme de censure intimement lié aux mots que nous employons. Tout est une affaire de prise de conscience. Avant d’être en mesure de le faire, nous devons cesser d’agir instinctivement. Nous devons revenir à l’introspection de nos pensées. La liberté individuelle est un leurre parce qu’elle nous pousse à agir malencontreusement les uns envers les autres. Au lieu d’être un ciment, ce concept est générateur de divisions, de tensions. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille mettre un terme à cette liberté individuelle. Cela implique plutôt le fait d’accepter de revoir nos comportements vis-à-vis des autres.

La non maîtrise de la dialectique est responsable de beaucoup de maux. Pour le comprendre, il suffit de faire un essai en employant, plusieurs fois de suite, une phrase différente pour exprimer une même notion. Par exemple, si je dis « un mécanisme psychologique non détaillé génère de mauvaises pensées chez certains individus », j’exprime le fait que nous ne comprenons pas d’où nos pensées proviennent. Maintenant, je pourrai dire la même chose mais totalement différemment. Ainsi, je pourrais dire « le démon attaque les individus en les poussant au vice ». Cependant, cette phrase n’aura pas du tout la même portée chez ceux qui m’écoutent. Leur comportement sera différent parce que j’aurai employé le mot « démon » qui est porteur d’une connotation religieuse. Ainsi, ce concept religieux peut générer chez certains individus un sous-processus mental d’agressivité. Nous interprétons les phrases selon notre propre schéma de valeurs. Ainsi, un athée interprétera le mot « démon » comme une agression envers ses principes personnels et risquera de rejeter la personne qui l’aura employé, tandis qu’un croyant acceptera la notion théologale de « démon ».

Tout est finalement une affaire de dialectique et de compréhension. La société française est fortement divisée à cause de la création de communautés différentes qui portent chacune des valeurs opposées. Ainsi, deux personnes étrangères l’une à l’autre ne seront plus en mesure de se comprendre parce qu’elles seront soumises au processus de culpabilisation de la pensée. Les mots tabous qu’elles entendront généreront une incompréhension qui fera graduellement monter la tension entre les protagonistes jusqu’à l’explosion finale. Ce sont des techniques ancestrales issue de la pensée politique de Machiavel. Alors qu’une société unifiée par une même croyance avancera dans la même direction, une société divisée s’affrontera inévitablement, un jour ou l’autre.

La France d’antan, Catholique, enseignait la morale, non pas pour ennuyer la population comme certains veulent bien le faire croire, mais, au contraire, pour unifier les personnes. La messe prononcée en latin face à la Croix du Christ permettait aux fidèles de porter en eux cet Amour sacré pour Dieu. Ainsi, cet Amour débordant se répandait de personnes en personnes. Le sermon du prêtre avait pour but d’édifier les personnes afin de leur faire comprendre des notions essentielles pour la vie commune. Enfin, la confession permettait de se libérer secrètement d’un poids en se confiant au père. La population pouvait progresser dans un même mouvement à travers le corps du Christ, c’est-à-dire, dans l’unification pour le bien de tous.

De nos jours, ce passé Catholique a été censuré grâce à un ingénieux procédé de verrouillage psychologique qui associe un sentiment de haine à tout ce qui est religieux et antérieur à la république française. Ce que je dis s’avère exact si vous ressentez en ce moment même une forte colère envers ces propos. Cela signifie qu’un processus psychologique facétieux contribue à nous éloigner de Dieu. Ce procédé est celui qui « divise ». En utilisant la dialectique théologique, ce « diviseur » peut autrement être nommé Satan. La lutte entre le bien et le mal se déroule en ce moment même dans notre esprit et nulle part ailleurs. Nous pouvons constater que nous ne sommes plus maître de notre psyché puisqu’un ingénieux concept verrouille nos pensées en les rendant tabou. Nous constatons que nous tenons plus que tout à notre propre conception de la vérité quitte à ce qu’elle nous éloigne des autres. Ainsi, nous agissons en faveur de celui qui divise. Nous sommes potentiellement victimes de cette manipulation mentale indétectable. Le tout est de commencer à prendre conscience de ce phénomène en revenant à l’introspection et, surtout, en s’éloignant du comportement émotionnel primaire. Si le réveil est douloureux, c’est que nous avons fait un grand pas en avant.

Ce qui est sûr, c’est que personne ne détient la vérité ultime. Ce qu’il faut comprendre, c’est que nous devons retrouver la raison en nous unifiant dans un même corps afin d’éviter de sombrer dans les horreurs de la guerre. La société est au bord de l’explosion à cause du laisser-faire qui tend à s’amplifier. La violence augmente en même temps que la division qui génère des sentiments négatifs de colère, de rancœur et de haine parmi la population. Je vous invite maintenant à lire les précédents articles de ce blog qui exposent des concepts importants. En espérant que ces propos puissent éveiller certaines consciences. La paix est préférable à la guerre, vous en conviendrez certainement. Cependant, c’est à vous seul d’en juger car je ne saurai être un briseur de liberté. Nous devons tous prendre nos propres responsabilités quitte à en payer le prix.

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2 commentaires pour Comment se libérer de ses entraves mentales

  1. samuel dit :

    C’est très juste ce que vous dites, ça me change un peu des chiffres je trouve, mais sur la fin de votre propos vous ne pourrez empêchez ce qui doit arriver.

    « Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Sur la terre, les nations seront dans l’angoisse, rendues inquiètes par le bruit violent de la mer et des vagues. Des hommes mourront de frayeur en pensant à ce qui devra survenir sur toute la terre, car les puissances des cieux seront ébranlées. »

    La roue tourne, le compte à rebours est enclenché, tous les projets des hommes s’écrouleront même venant de ceux se prétendant plus ceci ou cela que d’autres, vous verrez la chose.

    J'aime

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