Le combat contre le mal est une lutte spirituelle

combat_contre_le_mal_est_spirituel

Le combat contre le mal ne peut, en aucun cas, être matériel. Il ne peut et ne doit être qu’une lutte spirituelle, dans la pure tradition Chrétienne. Lorsque nous combattons le mal par le mal en levant une armée, nous agissons selon la loi du talion. Nous nous mettons physiquement en danger pour lutter contre un ou plusieurs ennemis humains qui ne sont, finalement, que des reflets différenciés de nous-mêmes. Prendre les armes pour combattre revient à faire ce que nous condamnons tous. Dans tous les cas, même après avoir fait disparaître son ennemi, la colère reste présente parce qu’elle n’a pas été vaincue. Ce n’est pas en annihilant des personnes au nom d’une liberté galvaudée que le problème se règle. C’est comme si nous collions un morceau de papier pour tenter de reboucher un trou dans un mur. Dans ce contexte, le papier joue seulement un rôle de trompe l’œil. Autrement dit, cette solution n’est qu’un contournement du problème, une illusion. Ce qu’il faut comprendre par cette parabole, c’est que nous vivons tous dans nos propres bulles individuelles sans prendre véritablement conscience de ce qui nous entoure parce que nous sommes illusionnés par nos propres pensées. Le mal ne se situe pas en-dehors de nous mais à l’intérieur de notre esprit. C’est par le manque de compréhension de ce phénomène élémentaire que nous continuons à subir de plein fouet la terrible loi du talion.

En définitive, le véritable combat contre le mal se déroule uniquement dans notre esprit. Il s’agit là d’une noble tradition que nous avons oubliée. C’est en combattant nos mauvaises pulsions que nous parvenons à vaincre ce qui nous dévore de l’intérieur. Cela implique d’être capable de se juger soi-même sans chercher à accuser quelqu’un d’autre. Il s’agit d’une rude tâche, dans les temps présents, car notre civilisation ne nous apprend plus ce qui est bon pour notre âme. Nous avons perdu la conscience de notre propre existence. Nous suivons nos pulsions les plus basiques parce que le système nous apprend à agir de la sorte. La loi du talion est appliquée, de manière insidieuse, sans que nous n’en ayons véritablement conscience. Ainsi, contre la colère de quelqu’un, nous aurons tendance à lui rendre une colère équivalente, voire supérieure. Nous avons tendance à agir de manière symétrique au lieu de rechercher la conciliation. Désarmer un individu ne consiste pas à le frapper physiquement mais à lui faire prendre conscience de ses propres carences en ne l’accusant jamais mais en soulevant des questions cruciales qui sont rarement abordées de nos jours. Au lieu de faire disparaître les valeurs qui nous dérangent, il vaut mieux partir au combat spirituel afin de transcender les individus que nous approchons. C’est ce que faisaient les prêtres en prononçant leurs sermons du haut de leur chaire. Il faut dire que cela fonctionnait bien car cela permettait d’édifier les populations. L’enseignement religieux créait un véritable ciment entre les fidèles mais la France du XXIe siècle a perdu ses repères, son héritage, sa culture. Aujourd’hui, nous sommes tous isolés les uns des autres, sans attaches ni valeurs. C’est ce qui explique pourquoi la loi du talion progresse aussi rapidement.

L’Évangile selon Saint Luc 21, 5-19 témoigne des paroles de Jésus-Christ qui avait annoncé « on se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre, et ça et là des épidémies de peste et des famines ; des faits terrifiants surviendront et de grands signes dans le ciel. ». On constate depuis 2014 une montée des tensions internationales. De nombreuses nations commencent à se menacer les unes les autres. La paix qui règne en Europe est particulièrement instable et peut basculer à tout moment si nous ne parvenons pas, à titre individuel, à combattre le mal qui nous ronge de l’intérieur. Je ne dis pas que nous sommes tous les victimes de la rancœur, de la colère, de la haine. J’annonce seulement que les mauvais sentiments sont en recrudescence sans que nous en ayons forcément conscience. Nous ne nous en rendons plus compte parce que nous avons oublié d’où nous venons. Avant d’être des consommateurs, nous étions, il y a encore un siècle, des individus libres et indépendants. De nos jours, nous avons de plus en plus de difficultés à distinguer la paix de la guerre, le bien du mal. Notre esprit est comme embrouillé par un tas d’artifices qui nous encombrent inutilement l’esprit. Bien souvent, nous nous méfions de ceux qui prônent la paix parce que nous leur attribuons le rôle de l’imitateur, de l’usurpateur. Nous faisons un transfert de nos mauvaises pensées sur ceux qui ne correspondent pas à nos propres valeurs. Nous avons du mal à nous ouvrir aux autres. Nous préférons « diaboliser » ce qui nous dérange plutôt que de chercher à comprendre. Cela nous dédouane malheureusement d’une saine réflexion. L’orgueil est un redoutable ennemi parce qu’il nous enracine insidieusement dans nos certitudes. Nous avons bien souvent oublié que nous ne sommes ni inférieurs ni supérieurs à nul autre malgré nos connaissances, notre élitisme, notre pouvoir ou notre argent. Nous pouvons être petits, pauvres et tout autant soumis que les autres aux mauvais sentiments. Nous vivons dans une époque redoutable qui a retourné les esprits. Cependant, il est possible de retrouver une certaine clarté en se fixant des objectifs bien précis. En ce qui nous concerne, ces objectifs doivent être purement spirituels. Nous pouvons rebâtir ce que la gnose a détruit au cours des siècles précédents. Ces érudits gnostiques nous ont insidieusement éloigné de nos racines chrétiennes, pendant trop longtemps. Il appartient à notre génération de retourner vers ces valeurs afin que nos descendants puissent, à leur tour, retrouver le bon chemin.

Je retournerai brièvement dans le passé Chrétien de la France pour expliquer un mécanisme psychique particulièrement important. Dès que de mauvaises pensées traversaient l’esprit de nos ancêtres, ceux-ci se mettaient à prier Dieu pour qu’elles s’en aillent. Ils pensaient, en toute simplicité, que les tentations provenaient du démon. Aujourd’hui, la psychologie et la psychanalyse se sont substituées aux croyances ancestrales. Le jargon médical a remplacé le mot « démon » par « névrose », « trouble obsessionnel compulsif » ou encore « psychose ». Pourtant, le mécanisme reste le même. C’est seulement la dialectique qui a changé. La victime de ces mauvaises pensées subira leurs tourments sans en comprendre véritablement le fonctionnement. Au lieu de nous remettre en cause, nous avons tendance à ouvrir la boîte de pilules pour endormir notre conscience. Dans tous les cas, dans le futur, nous devrons réapprendre à aimer Dieu le plus sincèrement possible sans nous soucier de ce que pensent les autres. C’est dans le secret de nos prières que nous pouvons déployer un Amour pour Dieu qui se répercute toujours, par rebond, sur notre entourage. Ceux qui refusent Dieu subissent de plein fouet, sans en avoir conscience, la loi du talion. Nous devons renouer avec notre histoire même si la technologie et le matérialisme nous empêchent de retrouver cette simplicité d’antan. Nos ancêtres des siècles passés étaient beaucoup plus heureux que nous. J’invite ceux qui le souhaitent à découvrir le conte moyenâgeux « Jehan, messager à pié du Sire Beraud de Beaujeu » dans lequel un père éduque, pendant une mission pédestre se déroulant dans un décor naturel, son jeune fils selon les valeurs Chrétiennes de l’époque.

Ce qu’il faut vraiment comprendre, c’est que le combat spirituel consiste à laisser le mal là où il se trouve. Nous ne devons pas chercher à nous souiller avec les tentations, les mauvaises pensées, les tourments. Nous devons apprendre à fuir mentalement ce qui nous fait souffrir. Nous devons retrouver cette sacralité qui édifiait les cœurs. Dans un lointain passé, des générations entières voyaient naître de grands saints qui amélioraient le monde. Nous devons demander à Dieu d’obtenir de nouveau ce privilège. De nos jours, les décades se succèdent sans laisser d’impérissables souvenirs de ceux qui passent. La tristesse, la morosité, la peur ainsi que d’autres sentiments sacrifient un grand nombre de personnes au nom d’une consommation rationalisée. Tout est calculé, pensé, pesé, ce qui contribue à laisser une place de plus en plus étroite à la beauté de l’esprit. Nous avons relégué Dieu dans un coin de la société. Nos comportements sont en train de créer des dommages collatéraux dont nous n’avons pas encore conscience. Nos descendants n’auront pas d’autres choix que de se tourner vers la Lumière. Ils relégueront l’obscurité pour lui préférer Dieu. Si nous devions connaître la peur, la guerre ou la faim, nos enfants ou petits-enfants, eux, ne se laisseraient certainement pas prendre au piège grâce à un juste retour des choses.

Méditons les propos de Jésus-Christ qui nous annonça dans l’évangile selon Saint Luc (21, 12-19) « mais avant tout cela, on portera la main sur vous et on vous persécutera. On vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon Nom. Cela vous donnera l’occasion de porter témoignage. Mettez-vous dans la tête que vous n’avez pas à préparer votre défense. Moi-même je vous inspirerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront opposer ni résistance ni contradiction. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront condamner à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie. »
Luc a vécu les persécutions, il exhorte ses contemporains à ne pas les interpréter comme la fin des temps mais plutôt comme le sort inévitable de l’Église et un moyen de témoigner de leur foi. Jésus-Christ nous exhorte à rester persévérant jusqu’au bout, c’est ce que l’on appelle l’Espérance. Sans espoir, beaucoup ont fini comme Judas qui, prit de remords, mit un terme à sa vie. Les Anciens savaient parfaitement ce que nous avons tendance à oublier. Si nous cédons aux mauvais sentiments, ceux-ci nous envahissent progressivement jusqu’à nous consumer. Nous devons rester du côté de la Lumière en ne cédant pas à la tentation.

Jésus-Christ avait annoncé à ses disciples la destruction du Temple de Jérusalem. Dès lors, ses apôtres ont pensé que ce serait la fin du monde. Jésus, au contraire, leur explique que ce ne serait pas la fin du monde mais la fin d’un monde. Paul, dans sa 2e lettre aux Thessaloniciens (3, 7-12) dénonce ceux qui « vivent dans l’oisiveté, affairés à ne rien faire ». Il vise explicitement ceux qui pensent que la fin du monde est proche et les exhorte de la sorte afin « qu’ils travaillent dans le calme pour manger le pain qu’ils auront gagné. » Comme nous le voyons, Paul appelle ses contemporains à ne pas céder à la tentation, il leur demande de se tenir éloigné du mal qui les pousse à vivre dans la peur. De nos jours, même si la menace de destruction est plus présente à cause de la technologie, Paul nous aurait probablement exhorté à travailler à la Paix.

Dans l’évangile selon Saint Luc (21, 8-9), Jésus-Christ nous alerte en nous disant « prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom, et diront ‘C’est moi’, ou encore : ‘Le moment est tout proche’. Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerre et de désordre, ne soyez pas terrifiés : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas aussitôt la fin. »
Comme nous le constatons, nous ne devons pas confondre la fin d’un monde avec la fin du monde. Nous devons prendre conscience que nous vivons dans l’histoire et que nous avons à subir les événements de notre temps. Nous devons rester confiants et rester lucide parce que « nul ne sait ni le jour ni l’heure ». Saint Paul qui lui-même avait cru à un retour imminent du Christ a vite changé d’attitude comme nous l’avons vu dans l’extrait de sa 2e lettre aux Thessaloniciens. Je suis moi-même tombé, un temps,dans ce piège qui consiste à croire que la fin serait proche mais il s’agit d’une mauvaise interprétation de nos ressentis. Nous naissons, nous vivons et nous mourons. Cela doit se faire et nous devons l’accepter en vivant pleinement notre vie selon les préceptes des évangiles. C’est-à-dire que nous devons nous tenir éloignés des mauvaises pensées, des tentations ou encore de ce que nous appelons le malin. Si nous souhaitons réellement y parvenir, nous devons avoir Dieu dans le cœur. C’est grâce à son Amour, distillé progressivement, que nous pouvons, à notre tour, enseigner et améliorer le monde. N’oublions pas que chacun d’entre nous est important, nous faisons partie de l’humanité. Nous sommes une brique du monde.

Je souhaite conclure cet article sur quelques belles photos qui valent le détour par leurs teneurs et leurs couleurs.

sacre_coeur_jesus

1. Jésus présentant son Sacré-cœur à Sainte Marguerite-Marie en disant
« Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes jusqu’à s’épuiser et
se consommer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance,
je ne reçois de la plupart qu’ingratitude. »
Une autre fois, Jésus lui dit « mon divin Cœur est passionné d’amour pour
les hommes, et pour toi en particulier. »
C’est à partir de ce jour que Marguerite-marie décide d’établir une
dévotion particulière au Sacré-cœur.
Notez les belles couleurs orangées derrière les statues.

sainte_vierge_marie

2. Sainte Vierge Marie représentée sous une arche romaine de l’Église Catholique.
Cela nous fait prendre conscience que la France a hérité de la Rome Catholique.
Sur la gauche et la droite, on découvre des romaines tenant un parchemin et une plume.
La Sainte Vierge est entourée par de somptueuses colonnes.
Sur le dessus, on découvre les inscriptions « Regina Angelorum »,
c’est-à-dire, « Reine des Anges » et « Causa Nostra Laetita », c’est-à-dire,
« Cause de notre Joie ». On découvre sur le haut de l’ouvrage une couronne rayonnante.
Notez ce magnifique bleu qui entoure la scène.

ste_jeanne_d_arc

3. Sainte Jeanne d’Arc levant la tête au Ciel pour remercier le Seigneur.
Au-dessus de sa statue, nous voyons un triangle, représentant
la Sainte Trinité, encadré par deux anges.
Jeanne d’Arc est victorieuse parce qu’elle est protégée par Dieu.
Notez les couleurs chatoyantes de la scène, le bleu et le rose.

IMPORTANT : Le triangle ne représente que la Sainte Trinité.
C’est-à-dire le Père, le Fils et le Saint Esprit.
Il n’y a rien d’autre à découvrir ou à comprendre.
Les anciens n’avaient pas l’habitude de codifier des sous-entendus.
Notre recherche systématique de symboles dérobés est un problème purement contemporain.

ste_therese_lisieux

4. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, canonisée dès 1925, proclamée
« Patronne Secondaire de la France ». Proclamée « Docteur de l’Église » en 1997
par le pape Jean-Paul II.
Sainte Thérèse décède à l’âge de vingt-quatre ans le 30 septembre 1897.
Notez le contraste entre la statue et le fond bleu.

patriarche_romain

5. Patriarche romain de l’Église catholique. Notez le fond bleu derrière la statue.
Sur la photo suivante, on découvre un agrandissement de la colonne de gauche.

colonne_vin

6. On découvre une colonne entourée d’une vigne. Cette symbolique est très présente
dans la Bible. La vigne est la symbolique du peuple de Dieu. La vigne, c’est également
nous-mêmes demeurant en Dieu, liés éternellement au Christ à travers le cep.
Notez les couleurs bleutées et rosées.

agneau_immole

7. Agneau pascal immolé, symbole de Jésus-Christ.
On découvre 7 cercles représentant le nombre de Dieu.

saint_roch

8. Saint Roch est né à l’époque des épidémies de peste. Il partait
pour Rome (et non pas pour Compostelle) lorsqu’il attrapa la maladie.
Il se réfugia dans les bois. Un chien lui apporta à manger pour le secourir.
Sa statue découvre sa jambe droite pour montrer un bubon de peste.
Des coquilles de Saint Jacques ornent son vêtement.
La symbolique de la coquille est très importante. Les deux valves du coquillage
représentent les deux préceptes de l’amour du prochain auxquels celui qui les porte
doit conforter sa vie, à savoir aimer Dieu plus que tout et son prochain comme soi-même.
Les valves qui sont disposées à la façon des doigts désignent les bonnes œuvres.
On retrouve le petit chien qui accompagne Saint Roch.

saint_sacrement

9. Notez comment les superbes couleurs mettent en valeur les Saints Sacrements.

Lien vers le fichier PDF : http://www.fichier-pdf.fr/2014/07/13/le-combat-contre-le-mal-est-une-lutte-spirituelle/

Publicités
Cet article, publié dans Article, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s